Beatles ou Rolling Stones ?

  • Des controverses, il y en aura toujours. Tabac brun ou tabac blond? Fender ou Gibson? Nadal ou Federer? Mais l'une d'entre elles a marqué la fin du XXe siècle et résonne encore : êtes-vous Beatles ou Rolling Stones? Mieux qu'aucun autre, mais chacun à sa façon, ces deux groupes auront incarné leur époque et la génération qui les a portés. L'histoire commune qui les a rapprochés les oppose pourtant en permanence. On est Beatles ou Stones, conservateur ou rebelle, sage ou turbulent, pop ou rock. Mais vient un moment où il faut trancher, selon les faits et non les goûts. Nos deux auteurs le font, avec la tendresse qui sied à ces deux géants qu'ils admirent, et démontrent, qui des Stones ou des Beatles, est la véritable matrice musicale et culturelle de ces cinquante dernières années.

    Yves Delmas, dirigeant d'entreprise, partage sa vie entre Paris, Madrid, les aéroports et ses écoutes, notamment Dylan, le rock anglais des sixties et celui de la fin des années soixante-dix.
    Charles Gancel habite Paris. 100% boomer, il est aussi musicien et auteur.
    Aux éditions Le mot et le reste, ils ont co-écrit Protest Song, la chanson contestataire dans l'Amérique des sixties.

  • Mai 1972, après avoir enregistré leur meilleur album dans des conditions incroyables racontées dans Exile On Main Street, les Rolling Stones débutent leur tournée américaine. La tension est intense : la dernière tournée s'est finie à Altamont sur le meurtre d'un spectateur. Dès la première date tout va de travers, les journalistes et les photographes les harcèlent, Truman Capote les suit et raconte les foules hors de contrôle, les groupies, les orgies, la police, les Hell's Angels. Les derniers concerts, fantastiques, démontrent que 55 jours et nuits de drogues, d'alcool et de débauche n'ont pas eu de prise sur le groupe. Le journaliste de Rolling Stone Robert Greenfield raconte la vie sur la route, telle que les Rolling Stones l'ont vécue : brutale, cinglée, excitante, fiévreuse, énorme.

  • C'est leur dernier concert et les Beatles ne le savent pas encore. Après deux ans d'absence scénique, ils se produisent sur un toit terrasse dans un vent furibond, sans filles hystériques, devant un public clairsemé. De ce mythique concert du Rooftop donné en janvier 1969, l'auteure tire un récit décalé. Elle pose un regard vif, informé, parfois drôle sur ces 42 minutes de légende aux allures christiques. Ringo y apparait en Saint-Esprit, George en Fils, John et Paul en Pères. Les fidèles lèvent la tête, les petits garçons s'étonnent, les secrétaires s'encanaillent, les femmes au tombeau, Yoko en tête, s'exposent. Producteurs-évangélistes, apôtres-roadies, centurions-bobbies s'unissent pour que les Beatles nés dans une Cavern à Liverpool achèvent leur Vie publique en montant au ciel.

    Valentine del Moral, diplômée de l'École du Louvre et de muséologie, est libraire en livres anciens, auteur, illustratrice, journaliste. On lui doit de nombreux portraits de bibliophiles et d'amoureux de la nature parus dans la presse. Elle est l'auteur, entre autres, des Récits de campagne et de chasse (prix François Sommer 2006) et d'Elles aussi ont fait la Grande Guerre, premier titre d'une collection pour la jeunesse.

  • Ce livre analyse en détail tous les titres des Beatles dans l'ordre chronologique de leur enregistrement, de «Love Me Do» en 1963 à «I Me Mine» en 1970 en prêtant attention aux thèmes développés dans chacune des chansons ainsi que leur élaboration technique, les interactions entre les musiciens tout en replaçant chaque chanson dans leurs contextes sociologique et musical. Les morceaux considérés musicalement comme les plus aventureux ou les plus complexes dans leur construction, tels que «Eleanor Rigby», «Tomorrow Never Know», «Strawberry Fields For Ever», «A Day in The Life» etc., font l'objet d'un décryptage des plus poussés. Le livre analyse également l'impact des chansons des Beatles à la lumière des changements sociaux et culturels des années soixante et de leurs répercussions.

    De son vrai nom, Ian MacCormick, Ian McDonald (1948-2003) était un critique musical anglais. Il a travaillé pour les magazines New Musical Express, dont il fut le rédacteur en chef au milieu des années soixante-dix, Classic CD, Mojo et Uncut. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la musique contemporaine, dont notamment The New Shostakovitch.

  • Réalisé dans des conditions rocambolesques dans l'immense villa Nellcôte louée par Keith Richards en 1971, alors que tous les Rolling Stones étaient en exil sur la Côte d'Azur, Exile On Main Street est souvent perçu comme un des meilleurs albums des Stones. La variété des compositions, la tournée américaine S.T.P. qui suivit cet enregistrement, le documentaire Cocksucker Blues consacré à cette même tournée et interdit par les Stones eux-mêmes car trop compromettant, les séances d'improvisation dantesques enregistrées qui servirent de base à leur seul double album studio, la tension grandissante au sein du groupe. Tout ce qui entoure cet album est mythique. À cette époque, les Stones ont vraiment dansé avec le Diable et Robert Greenfield le raconte.

  • À l'été 2015, le passeur qui a toujours su faire découvrir un pan de la culture musicale à l'aune de sa perception intime, démarre son émission Very Good Trip sur France Inter. Celle-ci voit son premier cycle s'ouvrir sur la pop baroque des Beatles que Michka rattache au psychédélisme. Cette notion qui transcende les formes artistiques est le fil rouge de l'ouvrage : une sélection de ses émissions se consacrant aux représentants originaux mais aussi actuels de cette culture. Bee Gees, Beach House, Grizzly Bear, Queen, Radiohead ou Brigitte Fontaine apparaissent dans leurs différences mais, sous la plume de Michka Assayas, emmènent le lecteur à la découverte d'un univers homogène, offrant au lecteur des pistes d'écoutes toujours plus transversales qu'il sera libre d'arpenter à son gré.

    Michka Assayas est un journaliste, passeur et écrivain français. Il est notamment l'auteur du Nouveau dictionnaire du rock (Robert Laffont, 2014) considéré comme une référence. Aux éditions Le mot et le reste il est l'auteur de In a Lonely Place, Écrits rock, Les Années vides et Dans sa peau.

  • À travers cette sélection de cent albums, Christophe Brault invite le lecteur à plonger dans l'univers de la power pop. Ce subtil mélange entre une mélodie pop façon Beatles où des choeurs renforcent l'harmonie et dont l'ensemble est augmenté par une forte dose de guitare rock'n'roll, est un cocktail né sur les traces des Kinks, des Who et des Fab Four en 1970. Ses initiateurs? Ils ont pour nom : Badfinger, Big Star ou Flamin' Groovies. Avec l'arrivée de la génération punk, la power pop vit son âge d'or grâce aux Cars, à Blondie ou aux Knack. En retrait dans la deuxième moitié des 80's, elle revient en trombe dans les 90's et se perpétue encore aujourd'hui comme une niche musicale riche et active dont les étendards sont les Teenage Fan Club, Posies, Fountains Of Wayne ou les Weezer.

    Christophe Brault est conférencier rock, a été disquaire pendant quinze ans et a collaboré à de nombreuses radios pendant vingt ans (France Bleu Armorique, Fréquence Ille, etc). Aux éditions Le mot et le reste il est déjà l'auteur de l'anthologie Rock garage (2016).

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