Féminisme

Le Divan vous propose de découvrir notre sélection d'écrits féministes ou mettant les femmes à l’honneur !

  • Les seins des femmes sont-ils le siège visible, désigné, ressenti du féminin ? Ils sont en tous cas au coeur de tensions à la fois intimes et sociales, voire politiques, enjeu de l'assignation des femmes à des normes immémoriales et lieu d'une émancipation revendiquée. Cet essai en dévoile les mille et un signaux à travers une enquête où les femmes livrent leur expérience vécue.
    Ronds, fermes et hauts, ni trop petits ni trop gros, à la fois sexy et nourriciers, les seins des femmes sont l'objet d'assignations, d'injonctions et de fantasmes innombrables. Or l'expérience de chacune et de chacun est bien loin de se conformer à ces idéaux. Ces standards sont donc fréquemment vécus comme un poison et les seins réels invisibilisé.
    Camille Froidevaux-Metterie a mené une enquête auprès de femmes de tous âges, qui déroulent le fil de leur existence au prisme de leurs seins : de leur apparition au port du soutien-gorge, de la séduction au plaisir sexuel, du poids des normes esthétiques à la transformation volontaire ou contrainte par la chirurgie, de l'allaitement à la maladie... Grands oubliés des luttes féministes, appartenant à la fois à la sphère intime et à la sphère sociale, les seins condensent le tout de l'expérience vécue du féminin contemporain, soit ce mixte paradoxal d'aliénation et de libération. Ce constat s'inscrit dans une dynamique puissante que l'autrice appelle " tournant génital du féminisme ", mouvement de réappropriation du corps des femmes dans ses dimensions les plus intimes : mieux connaître les organes génitaux et leur fonctionnement, lutter contre les violences sexistes et sexuelles, revendiquer l'accès à une sexualité libre et égalitaire placée sous le signe du consentement. Dans la pluralité de leurs formes et la liberté de leur condition, les seins participent de ce mouvement.
    Au cours de son enquête, l'autrice a réalisé des portraits des seins des femmes qui évoquent avec force en regard des verbatims et de l'analyse de cette " expérience vécue des seins ".

  • Comment faire tourner les usines sans les travailleurs vigoureux, nourris, blanchis, qui occupent la chaîne de montage ? Loin de se limiter au travail invisible des femmes au sein du foyer, Federici met en avant la centralité du travail consistant à reproduire la société : combien couterait de salarier toutes les activités procréatives, affectives, éducatives, de soin et d'hygiène aujourd'hui réalisées gratuitement par les femmes ? Que resterait-il des profits des entreprises si elles devaient contribuer au renouvellement quotidien de leur masse salariale ?
    La lutte contre le sexisme n'exige pas tant l'égalité de salaire entre hommes et femmes, ni même la fin de préjugés ou d'une discrimination, mais la réappropriation collective des moyens de la reproduction sociale, des lieux de vie aux lieux de consommation - ce qui dessine l'horizon d'un communisme de type nouveau.

  • « Écrire sur l'après-Weinstein, du point de vue américain et français. Analyser
    deux cultures, cousines et à bien des égards incompatibles. Préférer l'histoire longue, des origines lointaines aux perspectives d'avenir, à l'histoire courte et pagailleuse livrée par les médias. Esayer de comprendre ce qui constitue un événement historique et ses enjeux. Revenir sur les polémiques autour de la liberté d'expression, de la morale et de l'art, en particulier dans le cinéma. C'est la grande ambition de ce petit livre.
    Je mesure les risques d'écrire un livre d'intervention en pleine actualité. Je les assume parce que je crois que contribuer à la conversation démocratique vaut mieux que de rester dans son coin. »

  • Autour du chaudron fumant, trois silhouettes s'activent : les sorcières font frémir à petit feu des mystères parsemés de poils de chat noir. Des cris d'horreur, des frissons enfantins et de sensuelles silhouettes féminines bouillonnent dans leur potion verdâtre. Leurs voix fredonnent des noms familiers : Baba Yaga, Morgane, Médée, Carrie, Esmé Ciredutemps... Leur sabbat fait danser, depuis des siècles, une litanie de clichés : crapaud, balai, chapeau pointu... Mais qui sont ces envoûteuses dont les doigts crochus lacèrent la toile du temps ? Sont-elles les fiancées du Diable ou de simples révélatrices d'une sombre Histoire du féminin ? Nécromanciennes redoutables, guérisseuses ignorées, doubles obscurs des fées, femmes fatales livrées au bûcher... Rejoignez-les dans ce grimoire moderne qui vous révèlera les lointaines origines et l'étrange destinée de vos sorcières bien-aimées ! Après Pirates !, Julie Proust Tanguy explore une des autres ombres de notre imaginaire : la sorcière. Quand elle ne se passionne pas pour les rebelles de l'Histoire, elle anime la rubrique « Passerelles » de la revue Fiction, le blog De Litteris, des parties de jeu de rôle et des cours de lettres classiques.

  • Commando culotte

    Mirion Malle

    Mirion Malle s'attaque aux clichés sexistes avec humour, les illustre par des exemples tirés de film ou série et met en lumière leur omniprésence dans les médias... Rendre justice au féminisme - ni hystérique, ni rébarbatif - et décortiquer les classiques des idées reçues comme « les filles ne sont pas drôles », « les hommes ne peuvent pas être féministes », « les filles sont futiles », ... et voir combien la culture populaire nous influence.

  • Malgré des avancées grâce au mouvement #metoo, le Projet Crocodiles est toujours utile aujourd'hui pour combattre toutes les formes de sexisme !
    Le Projet Crocodiles naît sur Internet en même temps que le site Paye Ta Shnek et bien avant le mouvement #metoo. Des témoignages de femmes victimes de harcèlement de rue et de sexisme y sont transposés en bande dessinée avec une originalité : les hommes sont représentés sous la forme de crocodiles. Juliette Boutant rejoint Thomas Mathieu et, ensemble, ils rendent compte d'actes sexistes qui se déroulent aussi ailleurs que dans la rue : les violences gynécologiques et obstétricales, le sexisme dans les rapports avec la police, en milieu professionnel, dans la sexualité, la vie publique ou encore l'éducation.

  • « Les violences faites aux filles sont des désastres individuels et collectifs. Pour que nous y mettions fin, encore devons-nous les désigner. C'est à quoi humblement, je m'attelle, avec d'autres, pour qu'on ne puisse pas dire à leur sujet "je ne savais pas". » Dominique Sigaud
    Une fille sur 5, dans le monde, subit des violences sexuelles avant 18 ans. En France, 40% des viols et tentatives de viol concerneraient des mineures de moins de 15 ans. Au Royaume-Uni, 21% des filles de moins de 16 ans ont été victimes d'abus sexuel. Des millions subissent des mutilations sexuelles, sont mariées avant 16 ans, sont tuées.Pourquoi ? Sinon en raison d'un ordre de domination, écartant le légitime désir des filles de ne pas être violées, mutilées, maltraitées et d'accéder à leur propre désir ?
    Loin de se limiter à recenser des faits dans toute leur brutalité, Dominique Sigaud réunit pour la première fois des situations contemporaines affectant universellement les filles.

  • Dans le débat public, être décolonial est une infamie. Dans les universités, dans les partis de gauche et d'extrême gauche, les syndicats, les associations féministes, partout on traque une « pensée décoloniale » infiltrée et funeste pour le vivre-ensemble.
    Dans ce livre, Françoise Vergès élucide l'objet du scandale. Le féminisme décolonial révèle les impensés de la bonne conscience blanche ; il se situe du point de vue des femmes racisées : celles qui, travailleuses domestiques, nettoient le monde ; il dénonce un capitalisme foncièrement racial et patriarcal.
    Ces pages incisives proposent un autre récit du féminisme et posent toutes les questions qui fâchent : quelles alliances avec les femmes blanches ? Quelle solidarité avec les hommes racisés ? Quelles sont les première vie menacées par le capitalisme racial ? Pourquoi les néofascismes s'attaquent-ils aux femmes racisées ?
    Ce livre est une invitation à renouer avec la puissance utopique du féminisme, c'est-à-dire avec un imaginaire à même de porter une transformation radicale de la société.

  • Il s'est passé de bien vilaines choses, en France, entre 2017 et 2020, avec l'arrivé au pouvoir du Parti du Cercle, émanation d'une secte féministe qui a voulu compenser quelques millénaires de domination masculine. De ces trois ans il ne reste toutefois rien : l'amnésie collective a été décidée par un référendum. On l'appelle le Grand Blanc.
    En 2062, au Tribunal du Grand Paris, anciennement Stade de France, la fondatrice du Parti du Cercle va enfin être jugée. Son nom est la Sibylle. Prophétesse de métier, conseillère des déesses de l'Olympe, elle va devoir tout raconter.
    Pièces à conviction à l'appui, la Sibylle lève le voile sur l'histoire des femmes et sur les rapports de domination.
    Dans ce roman à l'imagination virevoltante, Chloé Delaume dit l'avenir. Le nôtre ? Son humour est féroce. Il faut se laisser emporter.

  • Trois voix puissantes, toutes liées au théâtre, à la féminité, au chamanisme et à la mort.
    Dans un pays de montagnes et de désert, une petite troupe itinérante est attaquée par des bandits. Bien vite, l'unique survivante est entraînée dans la vie criminelle et sauvage de ses ravisseurs. Esclave sexuelle d'un chef, elle reste obsédée par un cantopéra composé de vociférations magiques qui s'adressent à toutes les petites sœurs du malheur et qui les guident vers l'apaisement, vers l'art de mourir ou vers d'autres mondes. La deuxième voix reprend intégralement le texte de la pièce étrange qui habite la comédienne. La troisième voix répond aux deux autres. Elle raconte en une seule longue phrase sorcière le parcours sans fin, de renaissance en renaissance, d'un être sans genre, tantôt masculin, tantôt féminin, qui erre dans l'espace noir.
    Des aventures violentes et démoniaques, marquées par une sexualité délirante mais aussi par la nostalgie de la déclamation, de la parole et du souffle. Et de la survie coûte que coûte.

  • " Ceci est une adresse. Aux femmes en général, autant qu'à leurs alliés. Je vous écris d'où je peux. Le privé est politique, l'intime littérature. "
    En France, la quatrième vague féministe a fait son entrée : non plus des militantes, mais des femmes ordinaires. Qui remettent en cause les us et les coutumes du pays de la gaudriole, où une femme sur dix est violée au cours de sa vie, et où tous les trois jours une femme est assassinée par son conjoint.
    Dans ce court texte incisif qui prône la sororité comme outil de puissance virale, Chloé Delaume aborde la question du renouvellement du féminisme, de l'extinction en cours du patriarcat, de ce qu'il se passe, et peut se passer, depuis le mouvement #metoo.

  • King Kong théorie

    Virginie Despentes

    • Grasset
    • 4 Octobre 2006

    « J'écris de chez les moches, pour les moches, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf, aussi bien que pour les hommes qui n'ont pas envie d'être protecteurs, ceux qui voudraient l'être mais ne savent pas s'y prendre, ceux qui ne sont pas ambitieux, ni compétitifs, ni bien membrés. Parce que l'idéal de la femme blanche séduisante qu'on nous brandit tout le temps sous le nez, je crois bien qu'il n'existe pas. » V.D.

  • Malgré des avancées significatives durant le 20e siècle, le combat féministe reste toujours d'actualité. D'Olympe de Gouges à Virginie Despentes en passant par Simone de Beauvoir ou Angela Davis, cette bande dessinée retrace, à travers des événements et des slogans marquants, les grandes étapes de ce mouvement et en explicite les concepts-clés, comme le genre, la domination masculine, le « slut-shaming » ou encore l'intersectionnalité.

  • Le livre pour célébrer les magiciennes de la littérature !

    30 ensorcelantes écrivaines qui ont marqué leur époque, reconnues ou injustement oubliées, illustrées et racontées dans toute leur puissance.

    Toni Morrison, Virginia Woolf, Emily Dickinson, mais aussi María Sabina, Audre Lorde, Yumiko Kurahashi, Octavia E. Butler... Alchimistes du verbe, elles nous emportent dans un envoûtant tour du monde et révèlent le pouvoir des femmes de lettres.

  • Féministes avant l'heure, les sorcières ont laissé en héritage leurs savoirs et leurs pouvoirs, autant de clés au service d'une féminité libre et puissante.
    Symbole subversif de la révolte féministe, la figure de la sorcière est aujourd'hui de retour, prête à questionner nos choix, notre rapport au monde, à la nature, au corps, à la rationalité, à la sexualité... Et ce qu'elle a à nous apprendre peut réellement changer nos vies. Loin du folklore et des clichés, les sorcières sont porteuses d'un savoir riche et multiple, qui dérange et bouscule l'ordre établi. Pourquoi les a-t-on massacrées au XVe siècle, pourquoi a-t-on cherché à les oublier ? Car elles ont osé, en leur temps, défier l'église, l'autorité (masculine en particulier) et l'idée même de propriété ; elles savaient dire " oui " lorsqu'elles avaient envie et " non " quand elles le pensaient.
    Se réapproprier leur histoire, leurs savoirs, leurs pouvoirs, c'est autoriser chaque femme à retrouver sa puissance, en faisant d'elle une digne héritière des guérisseuses et des sages-femmes d'antan. C'est ouvrir de nouveaux possibles, dans tous les champs (politique, artistique, écologique, philosophique, humain surtout), c'est oser se revendiquer différente, puissante et néanmoins bienfaisante.
    Cette lecture contemporaine de l'héritage des sorcières résonne avec acuité à l'heure du renouveau féministe.
    - Une petite histoire des sorcières : ce que l'on sait aujourd'hui des sorcières, ce qu'elles représentaient, pourquoi elles ont été chassées...
    - Les pouvoirs et les savoir-faire des sorcières, autant de champs d'exploration du féminin, du bien-être et de développement personnel :

    la nature comme espace d'authenticité et de liberté
    la liberté de parole, du corps, de la sexualité (nudité, polyamour, transgression des tabous...)
    l'émancipation via la solidarité féminine
    le travail manuel : cuisine, jardin secret, travail de la terre, du bois
    les recettes médicinales et le secret des plantes pour soigner et guérir (phytothérapie, aromathérapie...)
    les rituels : l'art du feu, musique, formules magiques, kundalini, tarot, des techniques pour charger un lieu, augmenter son taux vibratoire, booster son intuition...

  • Tremblez, les sorcières reviennent ! disait un slogan féministe des années 1970. Image repoussoir, représentation misogyne héritée des procès et des bûchers des grandes chasses de la Renaissance, la sorcière peut pourtant, affirme Mona Chollet, servir pour les femmes d'aujourd'hui de figure d'une puissance positive, affranchie de toutes les dominations.
    Qu'elles vendent des grimoires sur Etsy, postent des photos de leur autel orné de cristaux sur Instagram ou se rassemblent pour jeter des sorts à Donald Trump, les sorcières sont partout. Davantage encore que leurs aînées des années 1970, les féministes actuelles semblent hantées par cette figure. La sorcière est à la fois la victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable. Mais qui étaient au juste celles qui, dans l'Europe de la Renaissance, ont été accusées de sorcellerie ? Quels types de femme ces siècles de terreur ont-ils censurés, éliminés, réprimés ?
    Ce livre en explore trois et examine ce qu'il en reste aujourd'hui, dans nos préjugés et nos représentations : la femme indépendante -; puisque les veuves et les célibataires furent particulièrement visées ; la femme sans enfant -; puisque l'époque des chasses a marqué la fin de la tolérance pour celles qui prétendaient contrôler leur fécondité ; et la femme âgée - devenue, et restée depuis, un objet d'horreur.
    Enfin, il sera aussi question de la vision du monde que la traque des sorcières a servi à promouvoir, du rapport guerrier qui s'est développé alors tant à l'égard des femmes que de la nature : une double malédiction qui reste à lever.

  • Les soeurs de Blackwater

    Alyson Hagy

    • Zulma
    • 3 Janvier 2020

    Sorcière pour les uns, sainte pour les autres, elle seule sait encore lire, écrire, fabriquer de l'encre et du papier, et on vient de loin pour obtenir d'elle une lettre. Dans une Amérique balayée par d'étranges fièvres, des hordes de mercenaires et les Indésirables, elle a su garder sa ferme, fidèle à la mémoire de sa soeur. Mais l'arrivée de Mr Hendricks met fin à ce fragile équilibre. Son étrange magnétisme libère en elle tous les fantômes, l'entraînant dans un voyage bien au-delà de la rivière de Blackwater, sur les terres du tout-puissant Billy Kingery... Les Soeurs de Blackwater est une ode magistrale et envoûtante au pouvoir des mots - seule arme et seul remède dans le monde dystopique d'Alyson Hagy.

  • "Abena, ma mère, un marin anglais la viola sur le pont du Christ the King un jour de 16** alors qu'il faisait voile vers La Barbade. C'est de cette agression que je suis née... "
    Ainsi commence le roman de Maryse Condé a consacré à Tituba, fille d'esclave, qui fut l'une des sorcières de Salem.
    Comment Tituba acquit une réputation de sorcière à La Barbade, comment elle aima et épousa John Indien, comment ils furent tous deux vendus au pasteur Samuel Parris qui les emmena à Boston puis dans le village de Salem. C'est là, dans cette société puritaine, que l'hystérie collective provoqua la chasse aux sorcières et les procès tristement célèbres de 1692.

    Maryse Condé a choisi de nous parler de Tituba que l'Histoire a oubliée pour ne retenir que les sorcières blanches, celles qui furent pendues et qui inspirèrent Les sorcières de Salem, d'Arthur Miller. De la saga africaine de Ségou, Maryse Condé est allée vers une chronique plus intimiste, une "histoire romanesque" qui reprend cependant les grands thèmes traités dans ses livres précédents : Les murailles de la terre et La terre en miette (Ségou I et II)

  • Dans une maternité, une femme épuisée, sous perfusion. Elle vient d'accoucher d'une fille, Adèle, et contemple le berceau, entre amour, colère et désespoir. Quelque chose la terrifie au point de la tenir éveillée, de s'interdire tout repos : la loi de la reproduction. De génération en génération, les femmes de sa lignée transportent la blessure de leur condition dans une chaîne désolidarisée, sans merci, où chacune paye l'ardoise de la précédente. Elle le sait, elle en résulte, faite de l'histoire et de la douleur de ses aînées. Elle voudrait que ça s'arrête. Qu'Adèle soit neuve, libre.
    Alors comme on vide les armoires, comme on nettoie, elle raconte. Adressant à Adèle le récit de son enfance, elle explore la fabrique silencieuse de la haine de soi qui s'hérite aussi bien que les meubles et la vaisselle. Défiance du corps, diabolisation de la séduction, ravages discrets de la jalousie mère-fille... Elle offre à Adèle un portrait tourmenté de la condition féminine, où le tort fait aux femmes par les femmes apparaît dans sa violence ordinaire.
    Et c'est véritablement un cadeau. Car en mettant à nu, rouage après rouage, la mécanique de la transmission, elle pourrait parvenir à la détruire.
    Maria Pourchet est romancière. Elle a notamment signé Rome en un jour (Gallimard, 2013) et Champion (Gallimard, 2015).

  • Et si en commençant son nouveau roman sur la magie noire par un accident de voiture fatal, la narratrice avait provoqué la mort de son amie Diane, guérisseuse et médium ?Dans la forêt de Brocéliande, où elles se retrouvaient l'été, les légendes celtes, la pratique de la sorcellerie sont toujours prégnantes. Le mystère grandit autour de Diane, sa tragique disparition et ses pouvoirs exceptionnels dont semble avoir hérité sa fille cadette, Soann, une adolescente sombre et troublante, hantée par le deuil et la certitude que sa mère a été assassinée.Habité par les mystères de la terre bretonne, Le Réveil des sorcières est sans doute l'un des romans les plus personnels et envoûtants de Stéphanie Janicot. L'auteur de La Mémoire du monde (Prix Renaudot poche) y interroge, à travers le personnage singulier d'une adolescente, les liens obscurs de la transmission et les limites entre la vie et la mort.

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