Des livres pour s'évader

Le Divan vous propose de découvrir notre sélection de livres pour vous évader !

  • Les huit montagnes

    Paolo Cognetti

    • Stock
    • 23 Août 2017

    « Quel que soit notre destin, il habite les montagnes au-dessus  de nos têtes. »
    Pietro est un garçon de la ville, Bruno un enfant des montagnes.  Ils ont 11 ans et tout les sépare. Dès leur rencontre à Grana,  au coeur du val d'Aoste, Bruno initie Pietro aux secrets de la  montagne. Ensemble, ils parcourent alpages, forêts et glaciers,  puisant dans cette nature sauvage les prémices de leur amitié.
    Vingt ans plus tard, c'est dans ces mêmes montagnes et auprès  de ce même ami que Pietro tentera de se réconcilier avec son  passé - et son avenir.
    Dans une langue pure et poétique, Paolo Cognetti mêle  l'intime à l'universel et signe un grand roman d'apprentissage  et de filiation.
    Traduit de l'italien par Anita Rochedy

  • « À mesure que grandissent notre savoir et notre puissance matérielle, notre volonté d'homme se manifeste de plus en plus impérieuse en face de la nature. » Si l'homme était plus attentif à la beauté de la nature, il cesserait de courir et s'arrêterait pour cueillir le bonheur au détour d'un ruisseau. Le modeste ruisseau comme le fleuve majestueux, la cascade légère comme l'imposant glacier deviennent sous le regard d'Élisée Reclus des sources inépuisables de savoir, des manifestations sublimes de l'harmonie naturelle. C'est avec la curiosité du savant et l'émerveillement du poète qu'il nous livre ses réflexions sur l'origine des montagnes et des cours d'eau, mû par le désir de retrouver une simplicité originelle dans l'observation de la nature. Pourquoi l'homme ne prend-il pas exemple sur le ruisseau qui creuse son chemin tout en composant avec l'ordre environnant ? L'observation de la nature doit nous apprendre un progrès raisonné et respectueux. C'est à cette seule condition que l'homme pourra se vanter d'être la plus intelligente des créatures terrestres. Accompagner Élisée Reclus le long de ses marches, c'est se donner l'opportunité d'en prendre conscience.

  • Les invisibles

    Roy Jacobsen

    'Ils ne quitteront jamais Barrøy, c'est une idée impossible, on ne sait pas que, lorsque l'on vit sur une île, on n'en part jamais, on ne sait pas qu'une île s'accroche à ce qu'elle a, de toutes ses forces.'

    Ingrid Barrøy grandit sur une île minuscule au nord de la Norvège au-dessous des Lofoten. Avec son père, la mer est leur aventure. Entre la pêche, les tempêtes et un extrême dénuement, elle possède les saisons, les oiseaux et l'horizon. Mais face à cette nature hostile et magnifique, les enfants sont parfois forcés de grandir vite. Sous la pression des éléments, les vies de ces invisibles deviennent des destinées.

  • Wild

    Cheryl Strayed

    Lorsque sur un coup de tête, Cheryl Strayed boucle son sac à dos, elle n'a aucune idée de ce qui l'attend. Tout ce qu'elle sait, c'est que sa vie est un désastre. Entre une mère trop aimée, brutalement disparue, un divorce douloureux et un lourd passé de

  • « Jamais un bouquin ne m'a fait autant rire », affirme Robert Redford, qui en a fait son livre de chevet et vient de l'adapter à l'écran. Retour aux Etats-Unis, retour à la nature : Bill Bryson s'attaque à l'Appalachian Trail, un sentier qui serpente, sur 3500 kilomètres, du Maine à la Géorgie. Dans cette aventure qui mêle histoire naturelle et histoires drôles, il s'est choisi pour compagnon de marche son vieux copain d'école, Stephen Katz, l'un des personnages de Ma fabuleuse enfance dans l'Amérique des années 1950, que la nature intéresse beaucoup, beaucoup moins que X-Files. Le problème, c'est qu'en se promenant dans les bois on risque de croiser, comme dans la série de science-fiction, d'étranges créatures...

  • Le 6 septembre 2009, Antoine de Baecque se lance sur le GR5, pour une 'Grande Traversée' solitaire des Alpes, depuis le lac Léman
    jusqu'à la Méditerranée. De cette aventure, il a tiré un essai d'histoire marchée, mêlant des études savantes sur les Alpes et l'aménagement de la montagne, et une recherche personnelle, 'par les pieds', attentive au corps. Cet exercice d'histoire expérimentale
    plonge dans l'histoire même de ce sentier, dans les strates séculaires laissées par les circulations alpines passées, tantôt chemin de pèlerinage, tantôt sentier commercial ou de contrebande, draille de la transhumance ou voie militaire.
    Il montre comment ce sentier s'est constitué en emblème, remontant à ses pionniers randonneurs, suivant ses 'aménageurs', proposant une typologie de ses usages et une sociologie de ses usagers. Ainsi permet-il au lecteur lui-même de suivre, au rythme de la marche, le chemin qui va dans la montagne.

  • Continuer

    Laurent Mauvignier

    • Minuit
    • 20 Septembre 2018

    Sibylle, à qui la jeunesse promettait un avenir brillant, a vu sa vie se défaire sous ses yeux. Comment en est-elle arrivée là ? Comment a-t-elle pu laisser passer sa vie sans elle ? Si elle pense avoir tout raté jusqu'à aujourd'hui, elle est décidée à empêcher son fils, Samuel, de sombrer sans rien tenter.
    Elle a ce projet fou de partir plusieurs mois avec lui à cheval dans les montagnes du Kirghizistan, afin de sauver ce fils qu'elle perd chaque jour davantage, et pour retrouver, peut-être, le fil de sa propre histoire.

    « Avec Continuer, Laurent Mauvignier nous propulse dans les montagnes kirghizes, et s'arrête, s'installe. L'immobilité pour mieux dire le mouvement des choses, la vitesse pour en saisir la paralysie. Tel a toujours été le secret de son écriture, qui dessine ici le parcours accidenté du voyage initiatique d'une Bordelaise avec son fils adolescent, au fin fond de l'Asie centrale. Sibylle a vendu sa maison en France pour payer cette cavale de secours à Samuel, garçon en perdition, déscolarisé, déphasé, désaxé, dont la peur de l'avenir s'est transmuée en peur du présent.
    Hymne incomparable à l'amour d'une mère pour son fils, Continuer est aussi un grand livre d'aventures, sauvage et abrupt. Au plus près de la nature, Mauvignier signe un somptueux western où les chevaux sont rois. Doubles des héros, à la fois témoins, soutiens et médiums, ils soufflent et crapahutent, sondent et protègent. Ils habitent les plus belles pages du livre, avec un passage d'anthologie où l'action est décrite par son reflet dans l'oeil d'un cheval. Effet miroir vertigineux, où Mauvignier parvient à dire l'unité de l'homme, de l'animal et du cosmos, malgré la pluralité des phénomènes et des cataclysmes, dont toute son oeuvre littéraire recolle les morceaux. » (Marine Landrot, Télérama)

    Continuer est paru en 2016.

  • Cédric Gras aime la Russie et les climats difficiles. Après Vladivostok et Donetsk, le voici embarquant au Cap, direction l'Antarctique.
    L'Akademik Fedorov, bateau hérité de l'ère soviétique, doit assurer le ravitaillement des bases de Progress et Mirny, déposer les candidats à l'hivernage et récupérer l'équipe qui vient de passer un an à Vostok. Durant trois mois, Cédric Gras a partagé le quotidien des passagers du brise-glace, scientifiques, marins et techniciens en partance ou de retour. Il a vécu aux côtés des Poliarniks, ces hommes sélectionnés pour leurs capacités physiques, leur sang-froid face aux dangers. Ces hommes qui, enfants, rêvaient soit d'aller dans l'espace, soit de partir en Antarctique. Car la Russie a ceci de particulier que ses aventuriers en herbe rêvent d'étoiles ou de grand froid. Ces hommes qui, durant de longues années délaissent leur famille pour le pôle et mènent parfois une double vie (une femme à terre et une à bord). Embarquer pour l'Antarctique, c'est pour eux l'occasion de découvrir le monde, loin des contrées de Russie : Singapour, l'île Maurice, Le Cap, Hobbart.
    Et la mer des Cosmonautes ? C'est celle des Poliarniks, située près du continent antarctique, et qui leur offre ses paysages lunaires depuis le pont de l'Akademik Fedorov.

  • Au large de la Californie, sur une île inhabitée au coeur d'un archipel quasi inaccessible et livré aux caprices des vents, Miranda, jeune photographe spécialisée de la faune sauvage, découvre un monde parallèle aussi séduisant que terrifiant, où la menace vient tout autant de la spectaculaire hostilité de la nature que de l'étrange micro-communauté scientifique qui l'accueille. Abby Geni signe un premier roman comme un grand-huit des sensations, et pose un univers inoubliable, à mi-chemin entre David Vann et Laura Kasischke.           

  • Paul, quarante-six ans, paysan à Fridières, Cantal, ne veut pas finir seul. Annette, trente-sept ans, vit à Bailleul dans le Nord avec son fils. Elle n'a jamais eu de vrai métier. Elle a aimé Didier, le père d'Eric, mais ça n'a servi à rien. Elle doit s'en aller. Recommencer ailleurs. Elle répond à l'annonce que Paul a passée. Le roman raconte leur rencontre et leur histoire. C'est une histoire d'amour.

    Prix Page des libraires 2009

  • Butcher's Crossing

    John Williams

    • Piranha
    • 6 Octobre 2016

    Dans les années 1870, persuadé que seul un rapprochement avec la nature peut donner un sens à sa vie, le jeune Will décide de quitter le confort d'Harvard pour tenter la grande aventure dans l'Ouest sauvage. Parvenu à Butcher's Crossing, une bourgade du Kansas, il se lie d'amitié avec un chasseur qui lui confie son secret: il est le seul à savoir où se trouve un des derniers troupeaux de bisons, caché dans une vallée inexplorée des montagnes du Colorado. Will accepte de participer à l'expédition, convaincu de toucher au but de sa quête. Le lent voyage, semé d'embûches, est éprouvant et périlleux mais la vallée ressemble effectivement à un paradis plein de promesses. Originaire du Texas, John Williams (1922-1994) est l'auteur de deux recueils de poésie et de trois romans fascinants : Butcher's Crossing, Stoner et Augustus, couronné du National Book Award. Tombée dans l'oubli pendant presque quarante ans, son oeuvre romanesque a été redécouverte dans les années 2000 grâce à la New York Review of Books aux États-Unis et à Anna Gavalda en France. Depuis, Butcher's Crossing a été traduit dans une quinzaine de langues.

  • Nouvelle édition du premier et mythique recueil des racontars arctiques. La nuit polaire est longue au Groenland. Pour la meubler, les chasseurs disséminés sur le désert de glace se racontent leurs aventures, véridiques ou pas, leurs racontars, devant une bouteille de schnaps. Un soir, à court didées, Mads Madsen invente Emma. Qui prendra vie dune manière assez imprévisible.

  • Pêcheur d´Islande

    Pierre Loti

    Avec Pêcheur d'Islande, Pierre Loti échappe enfin à l'exotisme dont son oeuvre porte si fortement la marque pour devenir le peintre du départ impossible, du non-lieu de la mort. L'ailleurs y perd de son aura chatoyante pour se rétrécir à la mer d'Islande, dévoreuse d'hommes et pourvoyeuse de veuves.

  • 1880, Ouchouaya, Patagonie. Orpheline farouche, Emily l´Ecossaise a 16 ans. En cette période d´évangélisation du Nouveau Monde, Emily est envoyée en Patagonie en tant que « gouvernante » des enfants du Révérend. Elle qui ne sait rien de la vie découvre à la fois la beauté sauvage de la nature, les saisons de froid intense et de soleil lumineux, toute l´âpre splendeur des peuples de l´eau et des peuples de la forêt. La si jolie jeune fille, encore innocente, découvre aussi l'amour avec Aneki, un autochtone Yamana. Alors, sa vie bascule. Réprouvée, en marge des codes et des lois de la civilisation blanche, Emily fugue, rejoint Aneki et croit vivre une passion de femme libre. Jusqu´au drame.
    De la colonisation des terres patagonnes à la mort des croyances ancestrales, des affrontements sanglants entre tribus au charme du dépaysement, le roman d'Isabelle Autissier puise à la fois aux sources du réel et de la fiction : qui connaît mieux que la navigatrice les mers du Grand Sud et leurs histoires ? Mais il fallait le talent de la romancière pour incarner ces amants de Patagonie.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Charles-Ferdinand Ramuz. Juliette, dix-huit ans, est né à Santiago de Cuba. Seule au monde après la mort de son père, elle accepte sans enthousiasme l'hospitalité que son oncle lui offre en Suisse romande. Qu'augurer d'un tel dépaysement ? Rien de bon. De surcroît Juliette est belle, si belle même qu'elle n'incarne rien de moins que la Beauté sur la Terre. Dans l'auberge de son oncle, on commence à lui faire une cour respectueuse, qui cède bientôt le pas à des sentiments moins avouables, puis finalement aux pires convoitises. Elle est désirée par toutes sortes d'hommes dont le nombre toujours grandissant l'étonne, la désole ensuite, et enfin la terrifie si bien qu'elle préfère s'enfuir. Le récit s'achève là. Apte comme aucun autre écrivain à saisir l'éternel sous la vie quotidienne, Ramuz nous montre ici comment se cristallise un état d'âme populaire et comment la beauté ne semble pas pouvoir demeurer chez les hommes car ils sont incapables de soutenir sa vue.


  • Une femme a disparu. Sa voiture est retrouvée au départ d'un sentier de randonnée qui fait l'ascension vers le plateau où survivent quelques fermes habitées par des hommes seuls. Alors que les gendarmes n'ont aucune piste et que l'hiver impose sa loi, plusieurs personnes se savent pourtant liées à cette disparition. Tour à tour, femmes et hommes prennent la parole et chacun a son secret, presque aussi précieux que sa vie.

  • Le goût du large

    Nicolas Delesalle

    "Le temps : tout étais là, dans ces cinq lettres, cette simple syllabe. J'allais soudain en être riche, ne plus courir après, le nez rivé sur l'ordinateur, le téléphone. Pendant neuf jours, j'allais devenir un milliardaire du temps, plonger mes mains dans des coffres bourrés de secondes, me parer de bijoux ciselés dans des minutes pures, vierges de tout objectif, de toute attente, de toute angoisse. J'allais me gaver d'heures vides, creuses, la grande bouffe, la vacance, entre ciel et mer." De l'inaccessible Tombouctou à la mélancolique Tallinn, entre une partie d'échecs fatale quelque part dans un hôtel russe et un barbecue incongru à Kaboul, des clameurs de la place Tahrir au fond d'un trou, dans l'Aveyron... C'est le roman d'une vie et de notre monde que raconte Nicolas Delesalle, le temps d'une croisière en cargo. Après le formidable succès d'Un parfum d'herbe coupée - finaliste du prix Relay des voyageurs 2015 -, Le Goût du large embarque le lecteur pour un voyage passionnant, plein d'humour et d'esprit, de couleurs et de saveurs, et réveille notre irrésistible envie d'ailleurs.

  • Pour James Rebanks, être berger, c'est être libre.
    Chez les Rebanks, on est berger depuis dix générations. Très jeune, James reprend la ferme familiale. Quelques années plus tard, il décide de recommencer des études : il entrera même à Oxford ; mais l'appel de la ferme est trop fort, c'est avec ses moutons qu'il est vraiment « l'homme le plus heureux du monde ».
    En mai débute la lambing season, littéralement la saison de l'agnelage. En mai, le livre de James parait en France. En mai, Rebanks passe 18 heures par jour à s'occuper des agneaux nés dans sa ferme, et retranscrit tout cela en direct sur Twitter (@herdyshepherd1) où plus de 90 000 fans le suivent tous les jours. Cette ferme appartient à sa famille depuis presque dix générations.
    Dans Une vie de berger, James Rebanks retrace, au fil des saisons, ses années de travail au sein de la ferme familiale. Avec beaucoup de poésie, à la manière d'un conte, il nous transporte avec lui dans son univers. Son livre est un hommage à tout son héritage, mais surtout à son père, Tom, décédé quelques mois avant la parution du livre.
    Une plongée onirique dans la vie d'un jeune berger !
    EXTRAIT
    Il n'y a pas de début, il n'y a pas de fin. le soleil se lève et se couche, chaque jour, les saisons vont et viennent. les jours, les mois et les années se suivent, sous le soleil, la pluie, la grêle, le vent, la neige et le givre. les feuilles tombent chaque automne et resurgissent chaque printemps. la terre tourne dans l'immensité de l'espace. l'herbe pousse et meurt sous la chaleur du soleil. les fermes et les troupeaux survivent, plus importants que la vie d'une seule personne. nous naissons, nous menons notre vie de labeur, puis nous mourons, emportés comme les feuilles de chêne qui traversent notre décor en hiver. Chacun de nous est une partie infime de quelque chose de durable, quelque chose de solide, de réel et d'authentique. notre existence de fermiers a des racines qui plongent dans le sol de ce paysage depuis plus de cinq mille ans.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Avec une plume efficace et douce, parfois technique mais jamais lassante, James Rebanks ouvre aux lecteurs les portes de son monde. [...] C'est d'une simplicité effarante et pourtant, c'est d'une beauté troublante. [...] Ce livre, publié en France après un véritable succès outre-Manche, nous donne cette envie fabuleuse de retrouver ce contact qui nous manque, celui avec la terre, avec la nature et le temps. - toutelaculture.com
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Depuis quelques années, James Rebanks retranscrit son quotidien en direct sur Twitter où plus de 90 000 fans le suivent tous les jours, avides d'en savoir plus sur sa vie de berger.

  • A la suite d'une catastrophe planétaire, une femme fait l'apprentissage de la solitude et de la peur.

  • Le vert aurait une vertu apaisante. Et à voir les balcons et les toits de nos immeubles, les trottoirs de nos villes, les citadins d'aujourd'hui tentent d'en tirer leçon. La verdure reprend ses droits, comme pour répondre à un désir, comme pour retrouver des émotions perdues.
    Nombreux sont ceux qui célébrèrent ce pouvoir sensible de l'herbe. De Lucrèce à Pétrarque, de Ronsard à George Sand, de Lamartine à René Char, Alain Corbin dresse un portrait de ces hommages rendus à l'herbe dans tous ses états, en brin ou en touffe, mauvaise ou folle. Et l'on renoue alors avec des sensations familières  : la joie de l'enfant se roulant dans l'herbe, l'invitation au repos après un déjeuner sur l'herbe, les odeurs de foin coupé, le bourdonnement du petit monde des prés, mais aussi l'érotisme d'un lit d'herbe, jusqu'à la paix provoquée par l'herbe disciplinée des cimetières.
    Au gré des citations qu'il éclaire de son regard d'historien, Alain Corbin nous convie à une promenade sensible et verdoyante.
     
    Historien spécialiste du xixe  siècle en France, Alain Corbin est reconnu internationalement pour son approche novatrice sur l'historicité des sens et du sensible, auxquels il a consacré de très nombreux ouvrages. Auteur des Filles de rêve (Fayard, 2014) et de La Douceur de l'ombre (Fayard, 2016), il a récemment dirigé l'Histoire des émotions (Seuil, 2016, 2 vol.).

  • Le physicien Yukawa entame pour des raisons professionnelles un séjour dans la station balnéaire de Hari-plage. Le soir de son arrivée, l'autre client de l'auberge, un ancien policier de Tokyo, disparaît. Son cadavre est retrouvé le lendemain sur des rochers en bord de mer. Kusanagi, l'ami policier de Yukawa, et sa collègue Utsumi, sont chargés de mener discrètement l'enquête, parallèlement à la police locale. En renouant avec le couple d'enquêteurs déjà aperçu dans Un café maison, Keigo Higashino livre une de ces intrigues subtiles et complexes dont il a le secret.

  • Un jardin dans les Appalaches de Barbara Kingsolver Traduit de l´anglais (Etats-Unis) par Claire Buchbinder Editions Rivages Conscients des périls que court la planète, convaincus qu'agir procure un bonheur inégalable, la romancière Barbara Kingsolver, Steven L. Hopp, son époux, et leurs deux filles, Camille et Lily, se sont lancés dans une passionnante aventure. Installés dans une ferme des Appalaches, ils ont décidé de se nourrir exclusivement de ce qu'ils faisaient pousser, des animaux qu'ils élevaient ou de ce que produisaient les exploitants de la région. En un mot, de devenir des "locavores". Avec un humour communicatif et une belle gourmandise, Barbara Kingsolver relate, mois après mois, les péripéties de cette expérience en famille - faux pas, fous rires, fieréts - qui aura pour toujours changé leur vie. Barbara Kingsolver est née aux Etats-Unis en 1955. Journaliste, poète et romancière, elle a écrit une dizaine de livres, tous publiés chez Rivages. Connue pour son engagement écologiste, elle tient une place à part dans la littérature américaine. En 2010, elle a obtenu le prestigieux Orange Prize pour Un autre monde.

  • Une femme rêvait de partir. De prendre le large. Après un long voyage, elle arrive à Kodiak (Alaska). Tout de suite, elle sait : à bord d'un de ces bateaux qui s'en vont pêcher la morue noire, le crabe et le flétan, il y a une place pour elle. Dormir à même le sol, supporter l'humidité permanente et le sel qui ronge la peau, la fatigue, la peur, les blessures... C'est la découverte d'une existence âpre et rude, un apprentissage effrayant qui se doit de passer par le sang. Et puis, il y a les hommes. À terre, elle partage leur vie, en camarade. Traîne dans les bars. En attendant de rembarquer. C'est alors qu'elle rencontre le Grand Marin.

  • « Le sujet de ce livre est la France. Le but est de comprendre ce que ce mot désigne aujourdhui et sil est juste quil désigne quelque chose qui, par définition, nexisterait pas ailleurs. » Ainsi commence Le Dépaysement. Mais pour répondre à cette question, à cette question d identité, lauteur, au lieu décrire un essai, a pendant trois ans parcouru le territoire, prélevant dans le paysage lui-même, sur le motif, les éléments dune possible réponse. Les frontières, les rivières, les montagnes, les écarts entre nord et midi, mais aussi les couches de sédimentation de la conscience historique, ce sont tous ces éléments rencontrés en chemin quil restitue au sein dun livre qui veut être avant tout la description dun état de choses, à un moment donné. Cette « coupe mobile » fera donc passer le lecteur par une grande variété de lieux, des plus marqués par lHistoire aux plus discrets, en même temps quil croisera quantité de noms et verra, mais sur pièces, se tendre les enjeux dune question que lactualité politique récente a fait resurgir, mais en la défigurant.

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