Rions un peu...

Il y en a pour tous les goûts dans notre sélection de livres numériques : de l'absurde, du burlesque, du potache, du comique, du subtil... Nous avons ratissé large, du premier au sixième degré, parce qu'après tout, un peu d'humour, ça peut faire du bien !

  • Vie de Gérard Fulmard

    Jean Echenoz

    • Minuit
    • 3 Janvier 2020

    La carrière de Gérard Fulmard n'a pas assez retenu l'attention du public. Peut-être était-il temps qu'on en dresse les grandes lignes.
    Après des expériences diverses et peu couronnées de succès, Fulmard s'est retrouvé enrôlé au titre d'homme de main dans un parti politique mineur où s'aiguisent, comme partout, les complots et les passions.
    Autant dire qu'il a mis les pieds dans un drame. Et croire, comme il l'a fait, qu'il est tombé là par hasard, c'est oublier que le hasard est souvent l'ignorance des causes.

  • « Quand la vie joue les prolongations, il faut bien s´autoriser quelques caprices. » Allan KarlssonAlors que tous dans la maison de retraite s´apprêtent à célébrer dignement son centième anniversaire, Allan Karlsson, qui déteste ce genre de pince-fesses, décide de fuguer. Chaussé de ses plus belles charentaises, il saute par la fenêtre de sa chambre et prend ses jambes à son cou. Débutent alors une improbable cavale à travers la Suède et un voyage décoiffant au coeur de l´histoire du XXe siècle. Car méfiez-vous des apparences ! Derrière ce frêle vieillard en pantoufles se cache un artificier de génie qui a eu la bonne idée de naître au début d´un siècle sanguinaire. Grâce à son talent pour les explosifs, et avec quelques coups de pouce du destin, Allan Karlsson, individu lambda, apolitique et inculte, s´est ainsi retrouvé mêlé à presque cent ans d´événements majeurs aux côtés des grands de ce monde, de Franco à Staline en passant par Truman et Mao...

    « Un chef-d´oeuvre dans l´art du mensonge. J´oserai même prétendre que le souffle d´Arto Paasilinna traverse les pages de ce livre. »Smålandsposten

  • Le discours

    Fabrice Caro

    "Je prononcerai ce discours à une condition, Ludo, une seule : que tu arrêtes de faire grincer ta fourchette dans ton assiette. Je pourrais tuer pour ça. Il y a des codes, Ludo, sinon c'est le bordel. Sept milliards de névrosés essayant de vivre ensemble, se faisant croire que c'est possible, qu'on ne tue pas pour un grincement de fourchette dans l'assiette, qu'on ne quitte pas son amoureux parce qu'il fait du bruit en buvant son café."
    Lors d'un dîner en famille, Adrien, qui vient de se faire plaquer, apprend qu'il doit prendre la parole au mariage de sa soeur. Entre le gratin dauphinois et les tentatives de discours toutes plus absurdes les unes que les autres, il n'espère qu'une chose : que Sonia revienne.
    Un récit digne des meilleures comédies romantiques, où l'on retrouve l'humour décalé de Zaï zaï zaï zaï.

  • Fin gourmet et grand amateur de vins, Pierre Desproges fut aussi, on l'ignore parfois, l'auteur de chroniques culinaires, "Encore des nouilles", publiées dans Cuisine et Vins de France.
    Loin des standards de la presse gastronomique, Desproges ne délaye rien de sa verve ni de sa fantaisie dans la sauce. Il évoque de son style étincelant de drôlerie et d'intelligence la cuisine italienne au Québec, les vins de Sardaigne et les femmes, l'amour, la vie...
    Desproges transforme ainsi une tartine de pâté, la misogynie au restaurant, des recettes insolites, absurdes, ou un quignon de pain pour saucer l'assiette en chroniques gouleyantes !
    Rassemblées pour la première fois en volume, accompagnées de textes qui ont trait à la cuisine, même d'une recette familiale inédite, ces chroniques sont illustrées par Cabu, Catherine, Charb, Luz, Riss, Tignous et Wolinski.

  • Quelquun traite Jeremy Cook de trou du cul devant la toute nouvelle et très charmante assistante du centre détude du langage des nourrissons où il mène ses recherches, et tout est bouleversé. Sil ny avait que ça mais laffable Arthur Stiph, mystérieux collègue obsédé par létrange notion de contre-amitié, est retrouvé mort, assassiné, justement dans le bureau de Cook. Et, dun coup, ce dernier doit élucider un meurtre, rédiger une conférence insipide dont le sujet change tous les jours, devenir éminemment désirable et, plus important que tout, découvrir grâce à la linguistique bien entendu, mais aussi quelques coups tordus qui a bien pu lancer cette foutue rumeur comme quoi il serait un mauvais coup au lit. Qui a dit que la vie dun linguiste était un long fleuve tranquille ?

  • Comment, lorsqu'on est une femme seule, travailleuse avec une vision morale de l'existence... qu'on a trimé toute sa vie pour garder la tête hors de l'eau tout en élevant ses enfants... qu'on a servi la justice sans faillir, traduisant des milliers d'heures d'écoutes téléphoniques avec un statut de travailleur au noir... on en arrive à franchir la ligne jaune ? Rien de plus simple, on détourne une montagne de cannabis d'un Go Fast et on le fait l'âme légère, en ne ressentant ni culpabilité ni effroi, mais plutôt... disons... un détachement joyeux. Et on devient la Daronne.

  • "J'enroule ma parka Patagonia dans mon sac à dos avant d'entrer, et me saisis d'une chemise cartonnée qui me permet de débouler directement dans les couloirs sans qu'on sache précisément d'où je viens. Ensuite je pose la chemise sur mon bureau et file à la machine à café, généralement en compagnie de Laura, accréditant la thèse de la première pause d'une journée commencée bien plus tôt. Laura est la seule ici à me témoigner un début d'affection, peut-être parce qu'elle n'a pas de chien ni d'enfant à charge."
    Un premier roman à l'humour décapant, qui illustre le rapport ambivalent du héros à la réussite, à la famille, au couple, et à tous types de discours dominants.

  • «16h.00 J'entre dans une boutique. J'achète une cravate. Je l'essaye. Je conclus qu'elle me va bien et j'achète quatre-vingt-quatorze cravates pareilles.17h.00 J'entre dans une charcuterie et j'achète sept cents jambons fumés.20h.00 Je décide que l'argent ne fait pas le bonheur, je désintègre tout ce que j'ai acheté, et je continue ma promenade les mains dans les poches et le cur léger.»Gurb a disparu dans Barcelone, dissimulé sous les traits de Madonna. Précision : Gurb est un extraterrestre. Parti à sa recherche sous une apparence moins voyante, son coéquipier tient scrupuleusement le journal de ses observations. Une satire délirante et désopilante des murs de notre société...

  • Pourquoi s'adapter alors que c'est la civilisation qui est inadaptée ? Pourquoi s'activer quand on peut l'éviter ? Et comment s'exercer à ne rien faire ? Après des années de recherches approfondies en anthropologie, en psychologie, en laboratoire et sur Mlle Patricia Delray, l'auteur fonde dans ce livre les bases d'un mouvement révolutionnaire : l'Évitisme. Il nous raconte aussi le destin tragique de Melvin Ouk, l'inventeur de la roue, pionnier du cauchemar mécaniste actuel, et nous emmène en expédition chez les sauvages blancs du Pópotan, fétichistes de l'argent... Il nous enseigne par ailleurs « Comment combattre efficacement la publicité » ou « Comment les jeunes femmes et autres types de femmes peuvent éviter les hommes qui les enquiquinent dans les lieux publics ». Hilarant manuel illustré de 80 dessins, Le Cerveau à sornettes vous convaincra de rejoindre le Mouvement !

    Pamphlet anti-utilitariste virulent et chef-d'oeuvre d'humour nonsensique, pionnier « marx-brotherien » de la décroissance et du slow en plein maccarthysme, Le Cerveau à sornettes est un des livres les plus dingos de la littérature US, salué comme il se doit par l'Oulipien Georges Perec.

  • Par ce seul livre posthume, John Kennedy Toole gagna une place à part, et une des premières, dans la littérature américaine contemporaine : il reçut le prix Pulitzer en 1981 pour ce roman tumultueux - gargantuesque tragicomédie située dans l'ambiance grouillante des bas quartiers de La Nouvelle-Orléans. Lors de sa publication en France, la même année, l'accueil fut tout aussi enthousiaste, et ce roman-phénomène fit écrire à Jean Clémentin, dans Le Canard enchaîné, les lignes suivantes, toujours d'actualité : " Un ouvrage de génie comme il n'en paraît pas beaucoup par siècle... Il faudrait des colonnes entières pour détailler les cruautés, les trouvailles, la verve épicolyrique, la puissance de cet ouvrage. Cette audace, son auteur l'a payée au prix fort : déprimé de ne pas trouver d'éditeur, il s'est suicidé en 1969, à trente et un ans. Onze ans après, sa mère, remuant ciel et terre, réussit à trouver une minuscule maison d'édition, en Louisiane... Alors seulement les " grands " éditeurs et l'establishment intellectuel américain le découvrirent et s'en emparèrent, lui donnant, pour faire bonne mesure, le plus grand prix littéraire des États-Unis et ajoutant ainsi, par leur aveuglement premier et leur emballement final, un chapitre très significatif, une démonstration en quelque sorte, à La Conjuration des imbéciles. "

  • Un voisin durable, c'est un voisin qui trie ses déchets et me surveille pour que j'en fasse autant.
    Une amitié durable, c'est une amitié où l'on ne met pas en danger l'avenir de la planète, même en paroles. On évite d'aborder les sujets qui fâchent. On gobe le discours moralisateur avec le sourire. On accepte l'opportunisme marchand en ouvrant son portefeuille. On se garde de penser sans gourou, sans nounou. On se retient. Ce livre raconte comment je ne me suis pas retenu.

  • "Songez-vous au suicide ? Pas de panique, vous n'êtes pas seul.

    Nous sommes plusieurs à partager les mêmes idées, et même un début d'expérience. Écrivez-nous en exposant brièvement votre situation, peut-être pourrons-nous vous aider. Joignez vos nom et adresse, nous vous contacterons. Toutes les informations recueillies seront considérées comme strictement confidentielles et ne seront communiquées à aucun tiers. Pas sérieux s'abstenir. Veuillez adresser vos réponses Poste restante, Bureau central d'Helsinki, nom de code "Essayons ensemble"." Deux suicidaires se retrouvent fortuitement dans une vieille grange où ils souhaitaient partir tranquilles. Entravés dans leurs funestes projets, ils se mettent en tête de rassembler d'autres désespérés pour monter une association. Commence alors, à bord d'un car de tourisme flambant neuf, un périple loufoque mené à un train d'enfer, des falaises de l'océan Arctique jusqu'au cap Saint-Vincent au Portugal pour un saut de l'ange final. Un récit désopilant doublé d'une réflexion mordante sur le suicide.

  • Un énorme chien à tête d'ours, obsédé et très mal élevé, débarque un soir dans la vie d'Henry J. Molise, auteur quinquagénaire raté et désabusé qui n'a qu'une envie : tout plaquer et s'envoler loin de sa famille qui le rend fou. Malgré l'affection d'Henry pour la bête, sa femme Harriet et ses quatre enfants restent méfiants à l'égard de ce canidé indomptable. Dans la coquette banlieue californienne de Point Dume, au bord du Pacifique, ce monstre attachant s'apprête à semer un innommable chaos. Un joyau d'humour loufoque et de provocation ravageuse.
    " C'est à la fois drôle, ironique, tragique, bouleversant et merveilleusement écrit. À lire de toute urgence. "
    Pierre Roudil, Le Figaro MagazineTraduit de l'anglais (États-Unis) par Brice Matthieussent

  • Les morues

    Titiou Lecoq

    "C'est un roman qui commence comme cela :
    « Au début, il y a la sonnette ? et la porte qui s'ouvre et se referme sans cesse. Des pas qui résonnent dans l'entrée. Et des embrassades, des « ah », des « oh ». T'es déjà arrivé ? J'croyais que tu finirais plus tard le taff. Ouais, mais finalement j'ai bien avancé. Hé, Antoine on va pas parler boulot ce soir, hein ? Ça serait de la provoc ! Un brouhaha généralisé. Des verres qui tintent. T'as apporté les bougies ? Non c'était à Ema de le faire. » Et c'est un roman qui commence aussi comme cela :
    « Depuis une dizaine de minutes, Ema gardait la tête obstinément levée vers la voûte. En suivant des yeux les courbes compliquées des arches gothiques de l'église, elle espérait éviter de pleurer. Mais d'une elle commençait à avoir sérieusement mal à la nuque et de deux il devenait évident qu'elle ne pourrait pas échapper aux larmes de circonstance. » C'est donc l'histoire des Morues, d'Emma et sa bande de copines, de ses amis, et, si l'on s'y arrête une minute, c'est le roman de comment on s'aime en France au début du XXIe siècle.
    Mais c'est davantage.
    C'est un livre qui commence comme une histoire de filles, continue comme un polar féministe en milieu cultivé, se mue en thriller de journalisme politique réaliste ? au cours duquel l'audacieuse journaliste nous dévoilera les dessous de la privatisation du patrimoine culturel français - et vous laisse finalement, 500 pages plus loin sans les voir, dans le roman d'une époque embrassée dans sa totalité par le prisme de quatre personnages.
    Cet ambitieux projet romanesque, qui a pris plusieurs années à son auteur, est une réussite totale.
    D'abord parce qu'il se dévore. Que sa lecture procure un plaisir continu, et qu'il emprunte toutes ses voies pour s'inscrire dans une perspective globale avec une acuité, une ironie et une gouaille bien contemporaines, mais en y superposant le paysage littéraire d'une jeune femme d'aujourd'hui qui, petite fille, réécrivait la fin des romans de la Comtesse de Ségur pour celles qu'elle préférait lire.
    Cela donne un authentique et passionnant roman français.
    "

  • Parce qu'il a lu trop d'épopées, rêvé de trop d'exploits, un pauvre gentilhomme de la Manche s'improvise Chevalier à la triste figure. Un laboureur pour écuyer, une simple carne pour destrier, le voilà qui bat désormais la campagne, au gré des torts à redresser, des moulins à charger. " Déraisonnable ! " s'inquiète le curé. " Ridicule " s'alarme le barbier. Armé de son seul idéal, d'aventures errantes en déconfitures flagrantes, l'hidalgo affronte malgré lui le monde tel qu'il croit être ou tel qu'il est - et, soudain, la folie change de camp...
    Traduit de l'espagnol par Francis de Miomandre, édition établie par Yves Roullière
    Texte intégral
    12/21

  • Gloire à l'ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche et à son fidèle écuyer, Sancho Pança ! Et honte sur l'infâme imposteur Avellaneda, dont les récits apocryphes souillèrent l'épopée grandiose. Qu'à cela ne tienne, l'aventure recommence. Le digne successeur d'Amadis de Gaule parviendra-t-il à briser le sortilège qui pèse sur Dulcinée ? Ce brave Sancho gouvernera-t-il un jour cette île qu'on lui a promise, en récompense de ses services ? Le monde se pliera-t-il enfin au désir des fous et des poètes - pour qu'il soit comme dans un livre ?
    Texte intégral
    Traduit de l'espagnol par Francis de Miomandre, édition établie par Yves Roullière

  • Les Mémoires d'un vieux con offrent la parodie définitive et sonnent le glas d'un « genre littéraire » qui est une véritable plaie : les mémoires prétentieuses. Une oeuvre de salubrité publique !

  • Les déboires d'une tribu préhistorique narrés dans le langage de nos modernes ethnologues. Nouvelle édition avec baisse de prix réalisée à l'occasion de la sortie du film d'animation Pourquoi j'ai pas mangé mon père, réalisé par Jamel Debbouze, le 8 avril 2015.

  • Bernard Quiriny peint dans un savoureux roman la vie mouvementée des habitants d'un immeuble inquiétant.

  • « Jamais un bouquin ne m'a fait autant rire », affirme Robert Redford, qui en a fait son livre de chevet et vient de l'adapter à l'écran. Retour aux Etats-Unis, retour à la nature : Bill Bryson s'attaque à l'Appalachian Trail, un sentier qui serpente, sur 3500 kilomètres, du Maine à la Géorgie. Dans cette aventure qui mêle histoire naturelle et histoires drôles, il s'est choisi pour compagnon de marche son vieux copain d'école, Stephen Katz, l'un des personnages de Ma fabuleuse enfance dans l'Amérique des années 1950, que la nature intéresse beaucoup, beaucoup moins que X-Files. Le problème, c'est qu'en se promenant dans les bois on risque de croiser, comme dans la série de science-fiction, d'étranges créatures...

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