Sélection littérature étrangère

  • Et si vous aussi vous découvriez MODERN LOVE ?
    Quel point commun entre l'attente savoureuse d'une jeune femme qui vient d'envoyer un sexto, la surprise d'une femme dont l'époux disparaît pendant qu'elle met le poulet au four, et l'émoi d'un amour de jeunesse retrouvé grâce aux réseaux sociaux ? MODERN LOVE !
    Tour à tour cocasses, poignantes, impertinentes ou romantiques, ces histoires dessinent un véritable kaléidoscope de l'amour contemporain. On devient vite addict à ces héros et héroïnes du quotidien témoignant de leur désir et de leur fragilité... Modern Love est le plus beau portrait de l'amour dans tous ses états, au coeur d'un New York enchanté, quelque part entre Love Actually et Woody Allen.
    Créateur et responsable de Modern Love, la rubrique culte du New York Times, Daniel Jones a également collaboré à la production de la série-phénomène qui en a été adaptée.
    Modern Love a été édité en anglais par Daniel Jones, rédacteur en chef de la rubrique éponyme du New York Times et auteur de plusieurs livres de non-fiction. Les histoires ont été rédigées par une série de contributeurs du journal, souvent eux-mêmes auteurs, dont Mindy Hung, Trey Ellis, Ann Hood, Deborah Copaken ou encore Terri Cheney.

  • Cette ambitieuse anthologie, réunissant dix-sept autrices et auteurs contemporains d'origine persane à travers le monde, propose un éventail de nouvelles unies par un thème commun : l'amour, sous toutes ses formes. L'amour filial, l'amour divin, l'amour tyrannique, l'amour déçu, l'amour de jeunesse, l'amour de l'art, du sport, de son métier, l'amour hétéro et homosexuel, mais aussi, et surtout, l'amour comme résistance. Autant de possibilités qui donnent à découvrir les nuances de l'âme iranienne.
    Les profils, les âges et les rapports à l'Iran de ces dix-sept nouvellistes sont variés : écrivains vivant en Iran ou exilés, celui qui n'est jamais retourné au pays ou celle qui y revient égulièrement, auteur en herbe ou déjà traduit en plusieurs langues, celui dont les ouvrages ont subi la censure ou celle qui a toujours écrit en toute liberté, écrivain bilingue, informaticien, journaliste, ingénieur, docteur ès lettres, traducteur, libraire ou mollah, toutes et tous représentent la littérature iranienne contemporaine, par-delà les frontières géographiques et linguistiques.
    Cette anthologie se veut une invitation à un voyage littéraire, au cours duquel ces huit femmes et ces neuf hommes racontent leur vision de l'amour, dans toute sa diversité.

  • Il pleuvait à torrents et personne, vraiment personne, n'était prêt à ouvrir sa porte, et surtout pas à ces individus. Oui, il y avait des Blancs parmi eux-les humanitaires qui les accompagnaient-mais ils étaient tout aussi étranges que les autres malheureux, mal fagotés et mal en point. Que venaient-ils faire, ces envahisseurs, dans notre petit village où il n'y avait plus de maire, plus d'école, où les trains ne passaient plus et où même nos enfants ne voulaient plus venir? Nous nous demandions comment les affronter, où les abriter puisqu'il le fallait. Eux aussi, les migrants, avaient l'air déboussolés. C'était pour ce coin perdu de Sardaigne, ce petit village délaissé, qu'ils avaient traversé, au péril de leur vie, la Méditerranée? C'était ça, l'Europe?

  • Rome, fin des années 1960. Leo Gazzarra, milanais d'origine, est depuis quelques années installé dans la capitale. Il vit de petits boulots pour des revues et des journaux. Viscéralement inadapté, dans un monde où il ne parvient pas à trouver sa place, il se laisse aller à des journées qui se ressemblent et à des nuits souvent alcoolisées. Leo n'en veut à personne et ne revendique rien. Le soir de ses trente ans, il rencontre Arianna, une jeune femme exubérante à la fois fragile et séductrice. Sûre de sa beauté, mais incapable d'exprimer ses véritables sentiments, Arianna est évanescente. Elle apparaît et disparaît, bouleversant le quotidien mélancolique d'un homme qu'elle aurait peut-être pu sauver de sa dérive existentielle. Une histoire d'amour et de solitude, récit d'un renoncement tranquille, dans une Rome solaire, magnétique, qui n'est pas sans rappeler celle de La Dolce vita de Fellini. On pense aussi aux héros d'Hemingway ou de Fitzgerald, ou encore au Feu follet de Pierre Drieu la Rochelle et à son adaptation par Louis Malle.

  • Comme souvent dans les récits de David Grann, un homme est dévoré par son idéal.
    Ce personnage d'un autre temps sorti tout droit d'un film de Werner Herzog, se nomme Henry Worsley. The White Darkness raconte son extraordinaire histoire. Celle d'un militaire britannique fasciné par l'exemple d'Ernest Shackleton (1874-1922) et par ses expéditions polaires ; un homme excentrique, généreux, d'une volonté exceptionnelle, qui réussira ce que Shackleton avait raté un siècle plus tôt : relier à pied une extrémité du continent à l'autre. Une fois à la retraite, il tentera d'aller encore plus loin en traversant l'Antarctique seul, sans assistance.
    Il abandonne tout près du but, dans un état de santé tel qu'il meurt quelques heures après son sauvetage. Édifiant destin d'un homme perdu par une quête d'impossible, qui n'est pas sans rappeler Percy Fawcett, autre explorateur guidé par une obsession, dont David Grann avait conté l'histoire dans La Cité perdue de Z.
    "Tout le monde a son Antarctique", a écrit Thomas Pynchon, rien n'est moins vrai dans ce récit magnifique qu'on ne peut lâcher avant de l'avoir accompagné à son terme.

  • Dans Le poisson dans l'eau (Éditions Gallimard, 1995), la première partie de son autobiographie, Mario Vargas Llosa partageait avec ses lecteurs deux périodes décisives de son existence : d'une part, le temps de son enfance, de son adolescence et de sa jeunesse ; d'autre part, les trois années qu'il a consacrées à parcourir le Pérou, entre 1987 et 1990, en tant que candidat à l'élection présidentielle.
    Avec L'appel de la tribu, il reprend d'une certaine manière ce récit et nous livre une autre partie de son autobiographie. Mais, à la di érence de la précédente, qui reposait sur un récit factuel, il propose un autoportrait intellectuel, dont le but est de nous aider à mieux comprendre l'évolution de sa pensée politique.
    /> Nous sommes ainsi invités à découvrir les sept auteurs qui ont marqué son passage du marxisme le plus orthodoxe au libéralisme, grâce à une analyse de leurs oeuvres. Il s'agit d'Adam Smith, de José Ortega y Gasset, de Friedrich August von Hayek, de sir Karl Popper, de Raymond Aron, de sir Isaiah Berlin et de Jean-François Revel. L'approche, passionnée et brillante, nous révèle de nouveaux aspects de la pensée de ces philosophes, ainsi que de la trajectoire vitale et intellectuelle du grand romancier péruvien.

  • La Sibérie est beaucoup plus qu'un simple lieu sur une carte : c'est une sensation.
    Au cours d'un séjour en Sibérie, Sophy Roberts découvre avec étonnement que sur cette terre méconnue et hostile demeurent de nombreux pianos d'exception, en grande partie envoyés là-bas après la révolution de 1917, puis durant le régime soviétique tant cet instrument bourgeois fut banni des foyers russes.
    L'auteure décide alors de partir à la recherche d'un de ces pianos perdus et s'enfonce dans le passé terrible de cette région glaciale. C'est ainsi que se déploie
    une quête extraordinaire qui nous fait voyager dans des paysages à la fois enchanteurs et terrifiants. Entre carnet de voyage et grand récit littéraire mêlant l'aventure à l'intime, Les pianos perdus de Sibérie nous fait arpenter un continent fascinant pour retracer plus de deux cents ans d'histoire russe enfouis dans des instruments capables comme aucun autre de bouleverser l'âme humaine.

  • Le phénomène se propage rapidement aux quatre coins du globe. Tout le monde en parle, tout le monde veut en avoir un. Lapins, corbeaux, dragons... les kentukis sont de petits robots en forme de peluche, dotés d'une caméra et de trois roues mobiles qui leur assurent une certaine autonomie. Ils sont connectés au hasard à un utilisateur anonyme qui a acheté le droit de les habiter et qui peut se trouver n'importe où sur la planète. Voilà pourquoi ces créatures, qui errent désormais librement dans les maisons et les bureaux, ne sont pas complètement ino ensives : elles scrutent les conduites, enregistrent les conversations et interviennent constamment dans la vie des autres.
    Ainsi, une retraitée de Lima peut suivre les mésaventures d'une jeune femme allemande et se réjouir ou s'inquiéter de son sort ; un garçon du Guatemala peut se lancer dans une aventure en Norvège et voir la neige pour la première fois ; un jeune Italien, père fraîchement divorcé, peut combler le vide laissé par son ex-femme. Les possibilités sont infinies mais pas toujours très claires : outre la curiosité et la tendresse, le dispositif suscite de nouvelles formes de voyeurisme, d'obsession, de sexualité et de danger.
    Déployant une langue et un imaginaire que l'on compare à ceux de Shirley Jackson et de David Lynch, Samanta Schweblin emporte le lecteur dans une atmosphère hypnotique, aux frontières du thriller et de la science-fiction, et offre une histoire surprenante, sans point mort et radicalement contemporaine.

  • Sur la réserve indienne de Rosebud, dans le Dakota du Sud, le système légal américain refuse d'enquêter sur la plupart des crimes, et la police tribale dispose de peu de moyens. Aussi les pires abus restent-ils souvent impunis. C'est là qu'intervient Virgil Wounded Horse, justicier autoproclamé qui loue ses gros bras pour quelques billets. En réalité, il prend ses missions à coeur et distille une violence réfléchie pour venger les plus défavorisés. Lorsqu'une nouvelle drogue frappe la communauté et sa propre famille, Virgil en fait une affaire personnelle. Accompagné de son ex-petite amie, il part sur la piste des responsables de ce trafic ravageur. Tiraillé entre traditions amérindiennes et modernité, il devra accepter la sagesse de ses ancêtres pour parvenir à ses fins.

  • Notre monde touche à sa fin. Dans le sillage d'une apocalypse biologique, l'évolution des espèces s'est brutalement arrêtée, et les États-Unis sont désormais sous la coupe d'un gouvernement religieux et totalitaire qui impose aux femmes enceintes de se signaler. C'est dans ce contexte que Cedar Hawk Songmaker, une jeune Indienne adoptée à la naissance par un couple de Blancs de Minneapolis, apprend qu'elle attend un enfant. Déterminée à protéger son bébé coûte que coûte, elle se lance dans une fuite éperdue, espérant trouver un lieu sûr où se réfugier. Se sachant menacée, elle se lance dans une fuite éperdue, déterminée à protéger son bébé coûte que coûte.
    Renouvelant de manière saisissante  l'univers de l'auteure de LaRose et Dans le silence du vent, le nouveau roman de Louise Erdrich nous entraîne bien au-delà de la fiction, dans un futur effrayant où les notions de liberté et de procréation sont des armes politiques. En écho à La Servante écarlate de Margaret Atwood, ce récit aux allures de fable orwellienne nous rappelle la puissance de l'imagination, clé d'interprétation d'un réel qui nous dépasse.

  • Soeurs

    Daisy Johnson

    • Stock
    • 13 Janvier 2021

      «  Soeurs, encore un chef-d'oeuvre de Daisy Johnson. »  Elle
    Juillet a une soeur de dix mois son aînée, Septembre. Elles sont inséparables. Mais Septembre peut se montrer terrifiante. Elle pousse Juillet à faire des choses qu'elle ne veut pas. Et, comme hypnotisée par le regard noir de sa soeur, Juillet obéit.Depuis « l'incident », tout a changé. Elles ont dû déménager loin d'Oxford avec leur mère Sheela, écrivaine pour enfants, dans une vieille maison au bord de la mer, qui, si l'on tend bien l'oreille, semble animée d'une vie propre. Le sommeil y est impossible et les rêves sans fin. L'atmosphère devient brumeuse et étouffante pour Juillet. Tandis que les deux adolescentes font leurs premiers pas dans le monde du désir et de la sexualité, un vent de violence se lève.À mesure que le lecteur remonte le fil jusqu'à ce fameux incident, l'auteure fait germer une cruelle pensée dans la tête du lecteur : et si Juillet n'obéissait finalement qu'à elle-même ?Daisy Johnson nous plonge dans un univers gothique, âpre et ardent où explose la fureur de l'adolescence.  Traduit de l'anglais par Lætitia Devaux

  • Canción

    Eduardo Halfon

    Par un matin glacial de janvier 1967, en pleine guerre civile du Guatemala, un commerçant juif et libanais est enlevé dans une ruelle de la capitale. Pourquoi ? Comment ? Par qui ? Un narrateur du nom d'Eduardo Halfon devra voyager au Japon, retourner à son enfance dans le Guatemala des années 1970 ainsi qu'au souvenir d'une mystérieuse rencontre dans un bar miteux - situé au coin d'un bâtiment circulaire - pour élucider les énigmes entourant la vie et l'enlèvement de cet homme, qui était aussi son grand-père.
    Eduardo Halfon, dans ce nouveau livre, continue d'explorer les rouages de l'identité. En suivant à la trace son grand-père libanais, il entre avec lui dans l'histoire récente, brutale et complexe, de son pays natal, une histoire dans laquelle il s'avère toujours plus difficile de distinguer les victimes des bourreaux.

  • Exploration de la beauté impérissable des derniers grands espaces sauvages américains, En descendant la rivière nous entraîne dans des paysages où le corps et l'esprit flottent librement. Et leur immensité réveille des méditations sur des sujets allant de la vie d'Henry David Thoreau à la militarisation des grands espaces. On y entend alors une condamnation passionnée des coups portés à notre patrimoine naturel au nom du progrès, du profit et de la sécurité. Rempli d'aubes enflammées, de rivières brillantes et de canyons radieux, ce recueil, inédit en France, est chargé d'une rage sincère et déchaînée contre la cupidité humaine.
    En descendant la rivière avec Edward Abbey, nous retrouvons l'auteur américain poète et provocateur à son meilleur, au moment où nous avons le plus besoin de lui.

  • Inside story

    Martin Amis

    " La fiction ne connaît nulle loi et sa liberté ne connaît aucune limite. La fiction, c'est la liberté.  "
    Inside Story est une invitation de Martin Amis en personne à parcourir sa vie, mais attention, sous la forme d'un roman s'il vous plaît ! Car d'après le grand provocateur des lettres britanniques, aucun espace n'offre plus de liberté que celui
    de la fiction. Nous voilà partis pour une grande aventure de vie d'écrivain, de sa genèse à ses temps forts, de ses nombreuses amours  à ses mentors, le tout parsemé d'observations et conseils uniques en leur genre. On découvre alors un texte empli d'esprit et de malice qui nous balade dans le temps, les cocasseries, les souvenirs et les émois.
    Projet littéraire aussi colossal que loufoque, Inside Story est certes une ode à la vie de Martin Amis, mais surtout, une ode à la vie littéraire et à la liberté d'expression
    la plus totale. L'autofiction n'aura jamais été aussi bousculée.

  • Danny et Maeve, un frère et une soeur unis par un amour indéfectible, ne cessent de revenir devant leur ancienne demeure se heurter aux vitres d'un passé douloureux. Cette imposante Maison hollandaise, écrin des joies et des peines de leur enfance, source de leurs malheurs, les attire comme un aimant. À travers le destin de ces deux quasi-orphelins, Ann Patchett, en déchiffreuse éclairée de l'âme humaine, signe un roman pénétrant sur l'abandon, le pardon, les liens filiaux et le rapport que chacun d'entre nous entretient avec le passé.

  • Elle se dirige d'un pas lent mais résolu vers l'océan Pacifique. Elle n'a ni canne à pêche, ni planche de surf et elle ne porte pas de combinaison.
    Dans l'une des maisons qui bordent la plage, un homme âgé se lève et regarde par la fenêtre, comme chaque matin, très tôt. Il remarque alors cette jeune femme seule, en vêtements de ville, qui avance avec détermination vers les rouleaux. Il y a quelque chose qui cloche... Alors il décroche le téléphone et appelle la police.

    Après le drame qui, quelques années plus tôt, avait fait éclater sa famille, Karina a désespérément cherché un ancrage. Indienne par sa mère, américaine par son père, elle ne se sentait plus à sa place nulle part. Jusqu'au jour de sa rencontre avec Micah, si solide, si rassurant, à la tête du ' Sanctuaire ', une petite communauté hippie si chaleureuse.
    Et Karina n'a pas compris les techniques aussitôt utilisées sur elle et bien connues dans le monde des sectes : les gestes d'amour, puis peu à peu d'isolation sociale, le fait de la démolir pour ensuite la remettre sur pied...
    Une fois que le piège s'est refermé sur elle, peut-elle espérer en sortir ?

  • Alegria

    Manuel Vilas

    Je suis arrivé par la douleur à la joie, écrit le poète José Hierro.

    De chambres d'hôtel en aéroports, assailli par une profusion de souvenirs, Manuel Vilas poursuit la mise à nu de son narrateur. Il orchestre la symphonie de la mémoire et enrichit son tableau de nouveaux motifs comme celui de l'allégresse. Toujours entouré de ses musiciens, ombres de son passé, en dialogue incessant avec les doubles de ses fantômes, auxquels il ajoute Arnold (pour Schnberg), sa part sombre, son ange de la dépression. Le passé coule partout, vague sans cesse rabattue, il est dans les machines à presser les oranges, dans les chemises jamais assez blanches, dans les cours d'eau, comme sous le sol que l'on foule.
    />
    La joie venait toujours après la peine, chante Apollinaire, Alegría tend résolument du côté de la lumière et Manuel Vilas offre, après Ordesa, un grand livre solaire. Son audace littéraire et sa capacité à transfigurer l'intime en universel le désignent comme un de nos écrivains contemporains majeurs.

  • Un vent de magie souffle sur la jetée de Brighton au coeur de l'été 1959. C'est dans le théâtre de cette station balnéaire anglaise que se produisent chaque soir Jack Robbins, Ronnie Deane et Evie White. Cet époustouflant trio offre aux vacanciers du bord de mer un spectacle de variétés à nul autre pareil. Sur les planches, ils deviennent Jack Robinson, malicieux maître de cérémonie, Pablo le Magnifique, magicien hors pair, et Eve, sublime assistante au costume étincelant. Le succès ne se fait pas attendre et leur numéro se retrouve bientôt en haut de l'affiche. Le charme n'opère d'ailleurs pas uniquement sur scène : au fil de l'été, les deux amis succomberont l'un et l'autre à celui, irrésistible, d'Evie. Au risque de tout perdre.
    Avec délicatesse et maestria, Le grand jeu nous plonge dans les coulisses des spectacles de magie et redonne vie à une époque disparue. Graham Swift révèle une fois de plus son talent de conteur et livre une bouleversante histoire d'amour, de famille et de mystère.

  • Le colibri

    Sandro Veronesi

    • Grasset
    • 13 Janvier 2021

    Marco Carrera est le «  colibri  ». Comme l'oiseau, il emploie toute son énergie à rester au même endroit, à tenir bon malgré les drames qui ponctuent son existence. Alors que s'ouvre le roman, toutes les certitudes de cet ophtalmologue renommé, père et heureux en ménage, vont être balayées par une étrange visite au sujet de son épouse, et les événements de l'été 1981 ne cesseront d'être ravivés à sa mémoire. 
    Cadet d'une fratrie de trois, Marco vit une enfance heureuse à Florence. L'été, lui et sa famille s'établissent dans leur maison de Bolgheri, nichée au sein d'une pinède de la côte Toscane. Cette propriété, qui devait symboliser le bonheur familial, est pourtant le lieu où va se jouer le drame dont aucun membre de la famille Carrera ne se relèvera tout à fait. En cet été 1981, celui de ses vingt-deux ans, se cristallisent les craintes et les espoirs de Marco qui devra affronter la perte d'un être cher et connaîtra un amour si absolu qu'il ne le quittera plus.
    Grâce à une architecture romanesque remarquable qui procède de coïncidences en découvertes, Veronesi livre un roman ample et puissant qui happe le lecteur dans un monde plus vrai que nature où  la vie, toujours, triomphe.
      «  Le colibri de Sandro Veronesi est un chef-d'oeuvre bouleversant. D'une beauté absolue jusque dans les moindres détails.  »
    Corriere della SeraTraduit de l'italien par Dominique Vittoz

  • Ce sont trois longues nouvelles encadrées par deux contes. Melancolia est un livre sur l'expérience de la séparation, sur ce trauma qui a marqué notre naissance et, par la suite, chacune de nos métamorphoses. L'immense écrivain Mircea Cartarescu en fait ici l'étude à travers trois étapes de la vie : la petite enfance, l'âge de raison, l'adolescence.
    Un enfant de cinq ans, dont la mère est sortie, se persuade qu'il a été abandonné : « C'est là le point de départ de la mélancolie, de ce sentiment que personne ne nous tient plus par la main. » Isabel et Marcel, frère et soeur, vivent au sein d'une famille ordinaire comme deux enfants perdus dans la forêt profonde. Lorsque la fillette tombe malade, son frère se jure d'obtenir sa guérison en partant affronter ce qui le terrifie le plus. Un adolescent se questionne sur la différence sexuelle. Il tombe amoureux. Son corps change : mois après mois, il range dans une armoire les peaux devenues trop petites...
    Magnifiques variations sur les grands thèmes de l'auteur : le passage du temps, la poésie, le réel et l'irréel, le masculin et le féminin.
    Mircea Cartarescu est né en Roumanie en 1956. Docteur en Lettres, il enseigne aujourd'hui la littérature roumaine à l'université de Bucarest. Poète, romancier, critique littéraire, journaliste, il est aussi membre de l'Union des écrivains roumains ainsi que du Parlement culturel européen.
    Il a publié près de 30 livres et de nombreux articles ; son travail a été traduit dans 20 langues. Lauréat de dizaines de distinctions littéraires parmi les plus importantes, il a été couronné en 2018 par les prestigieux prix Thomas-Mann (Allemagne) et Formentor de las Letras (Espagne).
    Parus en français, entre autres : Orbitor (Denoël, 1999, puis Folio Science-Fiction no 90) ; L'OEil en feu (Orbitor II, Denoël, 2005) ; Pourquoi nous aimons les femmes (Denoël, 2008) ; L'Aile tatouée (Orbitor III, Denoël, 2009) ; Le Levant (P.O.L, 2014) et La Nostalgie (P.O.L, 2017).

  • La dame du Ritz

    Mélanie Benjamin

    Rien ne peut arriver au Ritz : dans ce temple du luxe qui autorise les caprices les plus farfelus, le prestige protège de tout. Même du pire, pense-t-on avant que l'armée allemande n'occupe Paris en juin 1940. Les hauts dignitaires nazis, dont Hermann Gring, investissent l'hôtel ; les portiers élégants sont remplacés par des soldats aux portes d'entrée. L'insouciance cède à la peur. Pour Blanche Auzello, l'épouse du directeur du Ritz, cette réalité est insupportable. La Dame du Ritz, une américaine rebelle et intrépide, n'est pas femme à se résigner. Mais comment faire ? Dans le palace où le bruit des bottes étouffe désormais les rires, Blanche comprend que sa seule issue est le mensonge. D'autant qu'elle cache  un secret qui pourrait mettre sa vie et celle de son époux en danger, mais aussi ternir la légende du Ritz...Avec le talent qui a fait le succès des Cygnes de la Cinquième avenue, Melanie Benjamin, s'inspirant de faits réels, nous plonge dans les coulisses du Ritz sous l'Occupation avec ce roman étincelant, portrait d'une femme inoubliable.

  • Et si les mots et les femmes avaient le pouvoir de changer le monde...
    À l'aube de la guerre froide, Olga, la muse de Boris Pasternak, est arrêtée à Moscou et envoyée au goulag -il s'agit de faire pression sur le plus célèbre écrivain soviétique vivant, dont le roman Le Docteur Jivago critiquerait la révolution d'Octobre. En 1956, à Washington, Irina, Américaine d'origine russe, est embauchée par la CIA, officiellement comme dactylo, mais en vérité pour travailler sur le terrain. La chic et sophistiquée Sally est chargée de la former à l'art de l'espionnage. De Moscou aux horreurs du goulag, de Washington à Paris et Milan, Nos secrets trop bien gardés met en scène la passion et le courage de trois femmes inoubliables en saisissant un moment extraordinaire du XXe siècle avec une maîtrise et une vérité étonnantes et rend hommage à toutes les femmes éclipsées par les hommes et oubliées par l'Histoire. Ce roman est inspiré de la véritable tentative de la CIA d'introduire clandestinement le chef-d'oeuvre censuré de Pasternak au-delà du rideau de fer, une mission fondée sur la conviction qu'un livre a le pouvoir de changer le monde." Un tableau post-féministe audacieux de la guerre froide. " Publishers Weekly.

  • L'Usine, un gigantesque complexe industriel de la taille d'une ville, s'étend à perte de vue. C'est là qu'une femme et deux hommes, sans liens apparents, vont désormais travailler à des postes pour le moins curieux. L'un d'entre eux est chargé d'étudier des mousses pour végétaliser les toits. Un autre corrige des écrits de toutes sortes dont l'usage reste mystérieux. La dernière, elle, est préposée à la déchiqueteuse de documents. Très vite, la monotonie et l'absence de sens les saisit, mais lorsqu'il faut gagner sa vie, on est prêt à accepter beaucoup de choses... Même si cela implique de voir ce lieu de travail pénétrer chaque strate de son existence ?
    Dans une ambiance kafkaïenne où la réalité perd peu à peu de ses contours, et alors que d'étranges animaux commencent à rôder dans les rues, les trois narrateurs se confrontent de plus en plus à l'emprise de l'Usine. Hiroko Oyamada livre un roman sur l'aliénation au travail où les apparences sont souvent trompeuses.

  • Le roman s'inspire des boîtes marines datant du 19ème siècle.
    Ces boîtes, que l'on trouvait sur les bateaux, servaient à conserver pistolets, objets précieux, boussoles et journal de bord. L'auteur qui à la fin du XXe siècle en achète une à un « garçon de café » de Buda au sourire énigmatique, utilise cette boîte comme un petit coffre pour y déposer ses histoires. Dans chaque tiroir se trouve un chapitre.

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