Mars 2021 : sélection BD

  • Lisbonne, été 1968. Depuis 40 ans, le Portugal vit sous la dictature de Salazar. Mais, pour celui qui décide de fermer les yeux, la douceur de vivre est possible sur les bords du Tage. C'est le choix de Fernando Pais, médecin à la patientèle aisée. Tournant la page d'une jeunesse militante tourmentée, le quadragénaire a décidé de mettre de la légèreté dans sa vie et de la frivolité dans ses amours. Un jour où il rend visite à un patient au siège de la police politique, Fernando prend la défense d'un gamin venu narguer l'agent en faction. Mais entre le fl ic et le médecin, le gosse ne fait pas de distinguo. Et si le révolutionnaire en culottes courtes avait vu juste ? Si la légèreté de Fernando était coupable ? Le médecin ne le sait pas encore, mais cette rencontre fera basculer sa vie...

  • Huit grands chefs.
    Cinq régions de France.
    Trente plats d'exception.
    Des saveurs, des émotions, des histoires.
    Une gastronomie engagée.
    Un novice, Guillaume, qu'un stage de critique culinaire dans le magazine de son grand-père va réveiller, contre toute attente, bien au-delà des papilles.

    Arnaud Donckele, Alain Ducasse, Alain Dutournier, Gilles Goujon, Michel Guérard, Laurent Petit, Anne-Sophie Pic, Guy Savoy.

  • Depuis la naissance en 1994 de la série Aldebaran, les univers de Leo et Rodolphe ont obtenu un succès ininterrompu. Après Centaurus, voici un nouveau cycle en 5 tomes dessiné par le talentueux Janjetov : Europa.
    Europa, la quatrième lune de Jupiter, un astre étrange, entièrement recouvert d'une croûte de glace sous laquelle se trouve un océan liquide. Il s'y trouve une petite station scientifique dédiée à l'étude de cette surprenante mer intérieure susceptible d'abriter la vie. Mais des événements insolites se déroulent dans la station et une équipe est envoyée depuis la Terre pour voir ce qui s'y passe.

  • Le premier tome de "Thérapie de Groupe",  "L'Étoile qui danse" (1), mettait en scène un auteur de bande dessinée en plein désarroi à la recherche de l'inspiration. Dans le second tome de cette trilogie, "Ce qui se conçoit bien" (2), l'auteur, toujours en panne, poursuit sa quête de l'idée du siècle afin de redevenir l'auteur à succès qu'il était.   Après ses échecs répétés il est désormais hébergé par la Clinique des Petits Oiseaux Joyeux (« Clinique Psychiatrique pour fous, gros et demi-gros. »). Il y expérimente la vie en communauté et va donc participer, ou non, aux animations proposées : sport  (« De vous à moi, c'est pas pour critiquer, mais on ne fait pas une équipe de foot potable avec des sociopathes. »), atelier de dessin, rencontre avec le psychiatre (« J'aime bien les psychiatres, ce sont les seuls à écouter sérieusement les fous... », distribution de médicaments («la drogue y est gratuite et en plus - et je n'ai jamais vu ça ailleurs - il y a toujours quelqu'un pour s'assurer qu'on prenne bien toute notre drogue. C'est bien simple, je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas plus de monde.»). En décrivant un Manu Larcenet en manque d'idées, l'auteur ouvre des dizaines de pistes qu'il explore avant de les refermer et démontre paradoxalement une imagination débordante. Il continue d'explorer l'histoire de l'Art, fréquente Jérôme Bosch et Brueghel l'Ancien, convoque Boileau et Nietzche à un débat télévisé, dialogue avec Baudelaire et réinvente le western. Le séjour à la clinique porte ses fruits et l'auteur, pas forcément guéri mais apaisé, retrouve sa famille. Une happy end provisoire en quelque sorte : « Aux Petits Oiseaux Joyeux, si on met de côté quelques suicidaires, en général tout se finit bien . » Un album dense d'une originalité absolues. C'est riche, débridé, foisonnant, intelligent, drôle, décalé et désespéré. Mais l'auteur est aussi un artiste et, en revisitant les grands maîtres, il démontre une incroyable virtuosité graphique. Manu Larcenet, le dessinateur, peut tout dessiner, jongler avec les couleurs, le noir ou le sépia, adopter tous les styles ; c'est un créateur torturé et complet.   Les lecteurs familiers de l'auteur ont évidemment déjà lu le premier tome de cette série hors-norme. Pour ceux qui sont en première année de Larcenet, il est recommandé de le découvrir en commençant par lire le sensationnel "Combat Ordinaire", son premier très grand succès.    (1) « Il faut du chaos en soi  pour enfanter une étoile qui danse ».  (Frédéric Nietzche) « Le problème avec le chaos en soi, c'est que c'est pas marrant tous les jours. » (Thérapie de Groupe tome 1) (2) « Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément. » (Nicolas Boileau) « Je découvre que, si je veux trouver les mots pour dire mon chaos, il faudrait que je le conçoive bien. Or par définition si je le concevais bien ce ne serait plus du chaos... » (Thérapie de Groupe, tome 2)  

  • - Rien ne va jamais bien. - Ça me fait plaisir de voir que tu prends
    ça du bon côté, parce que le moral, c'est essentiel.

  • « Si je me suis marié, c'est pour me faire servir ! » Ainsi commence avec fracas cette nouvelle bande dessinée de Florence Cestac. Avec sa faconde habituelle, elle y raconte son père, homme d'une époque (avant 68...), d'un milieu (la petite bourgeoisie de province), et leurs relations tumultueuses. Entre une fille déjà artiste et rebelle à toute forme d'autorité, et un père colérique, pour qui dire « je t'aime » est un signe de faiblesse, la vie n'a pas été un long fleuve tranquille.

  • Plusieurs de ceux qui ont étudié cette affaire se montrent enclins à ajouter foi au journal de Blake et soulignent l´importance significative des faits suivants : l´authenticité indiscutable du registre trouvé dans la vieille église ; l´existence prouvée de la secte impie appelée Sagesse des Étoiles, avant l´année 1930 ; la disparition d´un journaliste trop curieux, Edwin M. Lillibridge, en 1893 ; et, par-dessus tout, l´expression de terreur monstrueuse sur le visage du jeune écrivain mort...

  • Spy x family T.2

    Tatsuya Endo

    Sauvez le monde avec l'élite des agents (très) spéciaux : la famille Forger ! Une comédie d'espionnage pétillante ! Deux nations voisines partageant une haine réciproque, une paix fragile menacée par des hommes politiques ambitieux... Tel est le décor de SPYxFAMILY, avec, en premier rôle, Twilight, espion de Westalis missionné pour éviter la guerre qui se prépare en coulisses. Accompagné d'Anya, sa (fausse) fille adoptive, et de Yor, sa (fausse) épouse et vraie tueuse, Twilight alias Loid Forger doit approcher le chef du parti Nation Unifiée. Le plan consiste à faire admettre la petite Anya à la prestigieuse école Éden, où se retrouvent les enfants de l'élite d'Ostania, puis de la faire figurer parmi les meilleurs élèves de l'école. Un objectif qui relève de l'impossible, à moins de déployer des trésors de ruse et d'ingéniosité... Mais n'est-ce pas là, justement, le coeur du métier d'espion ?

  • Le jardin

    Gaëlle Geniller

    Années 1920. Rose est un garçon, et comme toutes les filles qu'il fréquente depuis sa naissance au cabaret dirigé par sa maman, il veut danser. Avec ce second livre, l'autrice de 24 ans, Gaëlle Geniller, frappe fort.
    « Le jardin » est un cabaret parisien au succès grandissant dirigé par une femme. Toutes celles qui y travaillent ont un nom de fleur et l'ambiance y est familiale. Rose, un garçon de presque 18 ans, est né et a grandi dans cet univers. Il souhaite à son tour être effeuilleuse et se produire sur la scène, devant un public, comme ses amies. Il va rapidement en devenir l'attraction principale.

  • Pourquoi existe-t-il des religions dans le monde ? Ont-elles une origine commune ? Pourquoi les gens sont-ils croyants ? Nous sommes ici face aux interrogations les plus fondamentales, les plus intemporelles et peut-être les plus cruciales pour l'avenir des hommes sur la terre.
    Dans cet ouvrage novateur, Pascal Boyer apporte des réponses concrètes en s'appuyant sur des recherches en sciences du cerveau, en anthropologie en psychologie et en biologie de l'évolution. Cette approche croisée permet non seulement de comprendre enfin pourquoi la religion existe, mais aussi pourquoi la force de ces croyances peut pousser les hommes au don de soi mais aussi à l'intolérance et au fanatisme.
    Bouleversé par cet essai qui a changé son regard sur les croyants, Joseph Béhé en livre une adaptation remarquable qui permet, par l'image, de rendre accessible au plus grand nombre ces questions essentielles.

  • Les légendes se doivent d'être simples. Tout héros a une identité secrète. Tout héros a un ennemi juré à affronter. Pour Robin des Bois, rien ne sera simple : il est aussi le shérif de Nottingham.

  • Un antidote au tout numérique. Un comicstrip décalé et philosophique par le lauréat du Grand Prix d'Angoulême 2020. « Comme tous les matins, le balayeur entame son tour de quartier. Par terre, il avise un téléphone portable. S'ensuit une longue conversation entre ces deux êtres qu'apparemment tout sépare; Un objet technologique en beurnaoute complet, sursaturé de contenus qui défilent à la vitesse d'un prompteur emballé, et un fonctionnaire territorial catégorie C qui dépoussière à longueur d'années le même pâté de maisons. Eh bien, contre toute attente,ils ont beaucoup à se dire. Socrate faisait de la maïeutique dans les rues, là où sont les citoyens, les ordures et les pâquerettes qui poussent entre deux pavés. Vingt-six siècles après, le smartphone et le balayeur reprennent le plumeau !

  • La grand-mère de Clémence souffre de la maladie d'Alzheimer. Face à son désespoir, elle prend la décision de l'enlever de la maison de retraite et de prendre la route en quête de l'hypothétique maison d'enfance de sa mamie. Une fuite, une quête, un égarement, l'occasion de se retrouver ? À moins que ce ne soit plutôt des adieux...

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