Paule Du Bouchet

  • Jeudi 30 juillet 1914. Adèle commence enfin le journal qu'elle a reçu pour Noël : un ami auquel elle peut raconter sa vie, confier ses espoirs, ses craintes et ses secrets.
    En ce 1er août 1914, les cloches de l'église de Crécy se mettent à sonner le tocsin à toute volée, c'est la guerre! Le journal que tient Adèle l'aidera-t-il à avoir moins peur? Ses frères mobilisés reviendront-ils à la ferme? Reverra-t-elle Lucien, son filleul de guerre, venu un jour en permission? Qu'adviendra-t-il d'Alette, sa meilleure amie?
    Les années passent dans le petit village de Bourgogne, rythmées par les travaux des champs, les nouvelles du front. La guerre tue, mutile les soldats, affame les gens de 'l'arrière', endeuille les campagnes. Adèle grandit et rêve de devenir institutrice dans un monde meilleur...

  • Munich, février 1943. Sophie Scholl est arrêtée par la Gestapo; avec deux autres résistants. Dans l'attente du verdict, son amie Elisa écrit pour conjurer l'angoisse. Elle raconte ses parents prohitlériens, la Nuit de cristal, Léo le jeune Juif dont elle est amoureuse...

    Entre fiction et réalité historique, un journal intime poignant pour découvrir une figure héroïque de la resistance à Hitler.

  • Printemps 1944. Il neige. Nous sommes en mai. Il neige des fleurs de cerisier. Derrière ce brouillard de neige, un brouillard de larmes. Un petit garçon voit sa mère disparaître à jamais au bout d'un champ. Avril 1918. Le soldat est beau comme une photo. Il a dit qu'il était américain. Qu'il repartait pour le front et qu'il voulait offrir un cadeau à une femme. Juliette l'a conseillé au mieux, elle y a mis tout son coeur. Un poudrier. Il a dit qu'il voulait y faire graver des initiales... À travers sept nouvelles de guerre, des guerres de notre histoire proche, un fil, ténu comme une anecdote : celui de la vie qui continue, de la conscience qui parle trop clair, de l'amour plus fort que la guerre, de la mémoire qui ne s'éteint jamais. À la vie, à la mort.

  • Varsovie 1939. Luna, jeune Juive d'origine polonaise, n'a qu'une passion, la musique et le chant. Sa voix est merveilleuse. Elle a quatorze ans lorsque les troupes allemandes entrent en Pologne. Très vite, la population juive est enfermée dans le ghetto. Commencent alors la persécution, la misère, la peur, la mort. Luna voit peu à peu disparaître tous les siens. Dans le cauchemar de la guerre, elle participe à la résistance du ghetto de Varsovie avec, pour seules forces, sa voix hors du commun et sa volonté de vivre et d'aimer...

  • Jeudi 31 octobre 1940. C'est une honte : Pétain a appelé les Français à "collaborer avec les Allemands". Et papa est prisonnier de ces gens avec qui il faudrait collaborer !
    Maman sort souvent sans me dire où elle va, ça m'énerve. Je sais qu'elle fait la queue pendant des heures pour essayer d'acheter de quoi manger parce qu'il n' y a plus grand-chose dans les magasins, mais parfois, j'imagine qu'elle va je ne sais où, faire des choses dangereuses et ça me fait peur.

  • Couvée par l'amour excessif de sa mère, Malia étouffe. Alors, quand son amie Gisèle lui propose de s'installer avec elle à Paris, ce jour de septembre 1955, la jeune fille accepte aussitôt. Mais elle promet d'écrire à sa mère, tous les jours. Malia se construit, entre la Sorbonne, le théâtre, sa rencontre avec un metteur en scène... tandis que ses parents peu à peu s'effondrent, laissant échapper de lourds secrets...

    Émouvant, intrigant, follement romanesque !

  • Ni essai ni biographie, Debout sur le ciel trace par images successives, toutes liées intimement à son travail d'écrivain, la figure d'un père, André du Bouchet, poète majeur de la génération des années 50-60.
    Cest le monde élémentaire de la nature et des outils, de l'eau et de la pierre, des couleurs et des mots simples, sensibles au vent et à la lumière. Mais c'est aussi la présence de la musique, celle de Bach, Haydn ou Beethoven. Tout se tient ici ensemble, le mot, la musique, la couleur, sans cesse ramenés au plus simple, au plus immédiat.

    Ce portrait du père est aussi un autoportrait : Debout sur le ciel n'est pas un livre "sur" André du Bouchet, mais plutôt une promenade avec lui.

  • En ce début de 1968, Maud a seize ans, et elle est loin de se douter que sa nouvelle vie a commencé. À la fin de l'année scolaire, le bac l'attend. Si tout va bien. Mais dans les rues, la soif de changement est là. La colère des étudiants explose. Alors que le Quartier latin est à feu et à sang, que les barricades se montent sous les fenêtres, la jeune fille écoute les Beatles, voudrait se coiffer comme la chanteuse Sylvie Vartan, fantasme sur la photo d'un certain Dany le Rouge et rêve de descendre dans la rue...
    Paule Du Bouchet se souvient de "son" mai 68. Un récit autobiographique qui mêle l'intime aux événements et restitue délicieusement le parfum d'une époque et son cri de révolte.

  • Août 1914 : Adèle a treize ans et demi, bientôt quatorze. Elle commence son journal et lui confie les rêves qu'elle a dans la tête : devenir institutrice par exemple, épouser un garçon de la ville. Mais la guerre est là. Cette fois, c'est sûr, on va regagner l'Alsace et la Lorraine. Et elle sera courte, cette guerre. Les deux frères d'Adèle reviendront pour les vendanges, au pire pour Noël. Mais la guerre s'enlise, s'enterre dans les tranchées : quatre années de froid, de boue, de sang. Et quand sonnera enfin l'armistice, le 11 novembre 1918, toutes les familles auront versé leur tribut de deuil à la Grande Guerre.

  • Emportée Nouv.

    Tina Jolas, esprit libre et rêveur, fut la compagne de René Char pendant plus de trente ans. Happée par un amour exigeant et absolu, elle fut pour sa fille une figure de grâce et de disparition. Avec une douceur infinie, Paule du Bouchet retrace ici un parcours de vie: des lieux, des instants, des événements formant cartographie de cette haute figure. La puissance de son écriture rend sensibles à la fois son désespoir d'enfant, la splendeur de cette mère « emportée » dans un ailleurs et l'amour indéfectible qui les lie. Avec délicatesse, Isabelle Carré redonne une voix à cette lignée de femmes, par la lecture d'« Emportée » suivie de la fougueuse correspondance de Tina Jolas et de sa plus fidèle et tendre amie, Carmen Meyer. Faustine de Monès, fille de Paule du Bouchet, petite-fille de Tina Jolas, prolonge par sa voix lyrique cette oeuvre de filiation en hommage à sa grand-mère.

    « Ma mère possédait en propre une aptitude au secret, singulièrement raffinée, laquelle se rapprochait chez elle de l'acception la plus accomplie du mot, le sens du mystère. Dans le même temps, elle restait une grande et droite nature. Alchimie rare entre toutes, haut lieu de son intimité, c'était là sa part infiniment poétique. Celle qui l'a fait aimer des poètes. » P.d.B.

  • Quitter le comité exécutif d'une entreprise informatique en plein essor pour s'engager à la CFDT à plein-temps, c'est le choix qu'a fait Jean-Paul Bouchet il y a vingt ans. Dans un pays où les clichés ont la vie dure, où être cadre et syndiqué ne va pas de soi, une telle transition n'a rien de banal.
    « Je n'ai pas trouvé plus belle école d'apprentissage que le syndicalisme », affirme pourtant l'auteur. Défendre les valeurs de la coopération dans le travail, promouvoir un management éthique et responsable, questionner les modèles et les outils de gestion... Autant de revendications qui se construisent à l'épreuve de la concertation professionnelle et du dialogue social, au prix de tensions, de conflits, mais aussi de compromis. Pour ce Nantais d'origine, le jeu collectif a une saveur particulière, celle du dépassement de soi pour les autres, de la performance globale et des victoires.
    À l'heure où les corps intermédiaires sont montrés du doigt, écartés, voire ignorés, le récit de Jean-Paul Bouchet revendique l'utilité professionnelle, sociale et sociétale du syndicalisme notamment en matière de gestion paritaire de la protection sociale des salariés ou de défense des lanceurs d'alerte.

  • Ils sont salariés, fonctionnaires, contractuels, sous-traitants, bénévoles... Dans leur milieu de travail, ils ont été témoins d'actes illégaux, de malversations à la petite semaine ou de grande ampleur, de décisions prises en contradiction avec l'intérêt social de l'entreprise, avec l'intérêt général. Ils en ont parfois eux-mêmes subi les conséquences.
    Que faire dans ces circonstances ? Parler ou se taire ?
    Céder à la pression ou écouter sa conscience ?
    Certains ont osé. Ils ont alerté leur hiérarchie, des collègues, un représentant du personnel, parfois une association, un organe de presse, plus rarement la justice. Ce ne sont pas forcément des « lanceurs d'alerte » au sens de la loi Sapin 2, mais leurs témoignages rassemblés dans ce livre, comme ceux de leurs collègues, des élus du travail qui les ont accompagnés, sont riches d'enseignement. Ils permettent de mieux savoir sur quels dispositifs réglementaires, sur quelles ressources s'appuyer en pareil cas.
    Face à l'isolement généralisé et aux silences complices, Marie-Noëlle Auberger et Jean-Paul Bouchet proposent de faire progresser la loi ainsi que les dispositifs d'accompagnement et de protection effective des lanceurs d'alerte.

  • Picasso

    ,

    lu par François Dunoyer

    Un peintre, un homme, un génie. Picasso fut un homme pour qui peindre voulait dire voir, et qui mieux que personne "vit" son siècle. Visionnaire, oui. Engagé corps et biens dans son absolu. Homme public dont l'existence tumultueuse fascina toujours les foules, il était aussi un personnage farouche, secret, imprévisible. Des premiers pigeons crayonnés de Málaga aux périodes bleue et rose, des folles années montmartroises aux Demoiselles d'Avignon, de l'explosion surréaliste à Guernica, des femmes en pleurs à la femme-fleur, il fut celui qui disait sans relâche : "Je ne cherche pas, je trouve."
    Le comédien François Dunoyer, amoureux de l'Espagne et de Picasso, retrace avec passion le destin de l'homme qui a marqué le XXe siècle d'une empreinte de feu.

  • Comment être manager aujourd'hui ? Comment diriger une équipe sans renier ses convictions et ses responsabilités ? Tout en appréciant leur travail, de nombreux cadres vivent mal le manque d'autonomie et la pression démesurée d'objectifs peu ou pas discutés. Quid alors de la qualité du travail et des attentes des salariés, de la place du collectif, etc. ? Faut-il courber la tête en abandonnant ses convictions et en faisant le deuil de la qualité des coopérations et du service au client final ? Peut-on, au contraire, inventer des façons d'animer une équipe et de décider qui donnent sens à l'exercice de la responsabilité ?Fruit de réflexions croisées de nombreux cadres provenant à la fois du public et du privé, ce livre établit un diagnostic et propose des repères pour qu'un manager trouve le bon équilibre et la bonne distance qui lui permettent de bien faire son travail. En s'appuyant sur des expériences riches d'enseignements, Jean-Paul Bouchet et Bernard Jarry-Lacombe montrent que les actes managériaux et les valeurs de ceux qui les accomplissent peuvent être cohérents.En proposant de sortir d'un style de management qui comprime les humains, cet ouvrage ouvre une voie d'avenir. Diriger et animer des équipes tout en cultivant ses convictions peut donner du souffle aux projets des salariés et à ceux de l'entreprise.Jean-Paul Bouchet est secrétaire général de l'Union confédérale des cadres CFDT.Bernard Jarry-Lacombe, responsable du centre de formation Crefac, était auparavant délégué général de l'Observatoire des cadres.Préface de Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT.Avec notamment la contribution d'Annie Chemla-Lafay, Jean-Marc Kieffer et Lubiku Miankeba.

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