La découverte

  • L'Afrique " vue d'en bas " : c'est sur une histoire méconnue que ce livre original lève le voile. Malgré sa brièveté relative, l'épisode colonial a profondément marqué les États de l'ancien Ouest africain français. Ils sont neuf aujourd'hui, d'ouest en est et du nord au sud : Mauritanie, Sénégal, Mali, Niger, Burkina-Faso, Guinée, Côte d'Ivoire, Bénin, Togo. Or, tandis que la politique " métropolitaine " commence à être bien connue, il n'en va pas de même de la rencontre entre colonisés et colonisateurs, de l'histoire vécue sur le terrain, tour à tour et à la fois lutte, dialogue et échanges.
    L'histoire de la colonisation s'est inscrite dans le face à face des institutions, des esprits et des cultures. Ce regard croisé est à l'origine de ce livre, fruit d'un travail d'équipe mené depuis plusieurs années par les meilleurs spécialistes africains et français, qui ont mobilisé des archives ouvertes parfois depuis peu, et les souvenirs oraux d'acteurs souvent encore en vie.
    La première partie traite de thèmes communs à l'ensemble : la politique et la géopolitique françaises, l'armée coloniale, les objectifs économiques, les dynamiques sociales, le rôle de l'islam. La seconde partie rassemble les monographies consacrées à chacun de ces " États coloniaux " : ils ont été marqués par une histoire chaque fois différente, suivant des milieux géographiques contrastés, des péripéties antérieures, des héritages démographiques et culturels anciens, et les modalités spécifiques de la pénétration française.
    Au total, un ouvrage de référence indispensable pour comprendre, dans les États francophones de l'Afrique de l'Ouest, l'unité et la diversité des soubresauts et des aspirations d'autrefois et d'aujourd'hui.

  • Dans le monde entier, à la fin des années quatre-vingt, les meilleurs experts comme les simples citoyens ont assisté médusés aux bouleversements de l'ordre du monde, que num n'avait su prévoir. Dans ce livre, Alain Joxe propose une interprétation globale de ce tournant historique : celui-ci marque la fin du cycle impérial de la dissuasion nucléaire, ouverte en 1945 à Hiroshima.
    Une fin dont l'explication structurelle est à rechercher dans la conjonction de trois tournants : l'éclatement des représentations du monde qui ont prévalu depuis quarante-cinq ans (affrontement Est-Ouest, opposition Nord-Sud), le dérèglement de doctrines stratégiques devenues délirantes, la prise de conscience de la folie de la course aux armements. Par une succession de vues d'ensemble et d'effet de zoom sur les moments-clé de cette histoire, l'auteur propose une relecture des étapes successives du "cycle de la dissuasion" : de la phase guerrière initiale aux avatars récents de la doctrine américaine de "riposte flexible", sans oublier les spécificités des écoles de pensée stratégique française et soviétique.
    Cette démarche apparaît comme un puissant révélateur pour prendre conscience des enjeux de la nouvelle situation créée par l'effondrement de l'empire soviétique et la fin de l'hégémonie américaine : quels seront les nouveaux risques liés à l'avénement d'un "empire du désordre" où la guerre entre puissances centrales aurait disparu et où la société mondiale s'organiserait en sous-ensembles violents, emboîtés ou juxtaposés et fortifiés, pratiquant à l'échelle de la planète comme à l'échelle du quartier l'extorsion et le rackett ?
    À l'heure où les dirigeants européens s'interrogent sur l'avenir de leurs systèmes de défenses, Alain Joxe, l'un des meilleurs spécialistes français des problèmes stratégiques, apporte à ces questions des réponses qui bouleversent les cadres de pensée établis.

  • La France impériale 1880-1914, Mégrelis, Paris, 1982). Dans la première partie, Jean Bouvier présente et confronte les diverses acceptions et conceptions del'impérialisme. Avec cette histoire du mot et des débats politico-théoriques provoqués par les formes concrètes de l'impérialisme, c'est la problématique même de ce concept qui se trouve explicitée et fondée.

    En actiondans sa période dematurité: l'entre-deux-guerres. Quels investissements ? Où ? Comment ? Dans quels secteurs ? Pour quelle rentabilité ? Avec quelles répercussions sur l'économie nationale ? Quelle place une telle situation donne-t-elle à la France dans le monde ? Quelles stratégies les groupes financiers et industriels adoptent-ils durant cette période de l'âge d'or de l'impérialisme à la française ? Quelle politique économique préconise l'État dans son empire ? Quelle fonction vise-t-il à remplir ?

    Les auteurs, chiffres et documents en maisn, apportent des réponses qui modifient l'habituelle image de l'impérialisme français : ce dernier, en effet, se déploie avec succès en dehors de l'espace colonial... La nouveauté de ce travail repose grandement sur de nombreuses sources inédites ou rarement utilisées : comptes rendus de conseils d'administration, archives ministérielles, presse de l'époque, documents d'entreprises, etc.

  • Ce livre n'est pas une biographie savante du jeune Trotsky mais l'évocation engagée d'un itinéraire politique, théorique et militant. Au fil de cet ouvrage, l'auteur s'efforce donc de suivre les sinuosités de cet itinéraire complexe, souvent contradictoire : de l'antimarxisme au marxisme « iskriste » du tout jeune Bronstein, de l'antibolchevisme virulent de 1904 au bolchevisme critique de 1917. Dans cette première phase de la vie politique de Trotsky, le « trotskisme » marche d'un bas boiteux : c'est l'époque du premier déploiement de la théorie de la révolution permanente, appuyée sur l'intuition géniale du profil de la révolution russe ; c'est aussi celle de la politique « malheureuse » de Trotsky, embourbé dans les marais du conciliationnisme et de l'équilibrisme, entre les deux fractions de la social-démocratie russe. L'ouvrage s'achève sur une évocation de 1917. La révolution d'Octobre ne signifie pas simplement l'ascension de Trotsky à la dimension historique. Au plan théorique, c'est, pour Trotsky, la seconde mutation fondamentale, celle qui l'amène à fondre la théorie de la révolution permanente dans le creuset politique et organisationnel du bolchevisme.

  • C'est grâce au mythe d'une unité paysanne que la bourgeoisie française a réussi à maintenir sous sa férule idéologique l'ensemble des couches les plus exploitées des campagnes. Ce mythe a toujours reçu la caution des chercheurs et des historiens, certains d'entre eux s'efforçant même de lui donner des lettres de noblesse en le conceptualisant sous le vocable d'« agrarisme ». Dans cet ouvrage, Philippe Gratton affirme au contraire l'existence de classes paysannes différenciées, aux intérêts antagonistes. Analysant les mouvements politiques ou syndicaux français qui ont contribué à dissocier l'unité terrienne dans la première moitié du XXe siècle, il s'efforce d'étudier non pas le rôle des paysans dans une lutte de classes qui se jouerait en dehors d'eux (au sein du monde industriel), mais les effets de la lutte des classes à l'intérieur même du monde rural. Pour lui, le temps des paysans respectueux des « autorités » syndicales ou politiques est révolu. Celui de leur révolte contre le pouvoir a commencé : les paysans français se battent désormais contre l'agrarisme.

  • Cet ouvrage interroge le sens et la réalité de la nation américaine, déjà bi-centenaire, en examinant ses origines. Comment les « Pères fondateurs », ces Pygmalion du premier État-nation délibérément constitué, ont-ils conçu leur création ? Alors qu'en 1789 la France révolutionnaire fonde l'État-nation des citoyens, les dirigeants et les idéologues américains se défendent de ne créer qu'une nation contractuelle : ils cherchent à la légitimer en lui donnant une tradition. Pour l'auteur, l'idéologie dominante de l'Amérique passée et présente prend sa source dans les mythes développés par le discours des Fondateurs. Ce n'est pas vraiment la tradition libérale - héritée des lois britanniques et de la philosophie des Lumières - ou celle du « consensus » - dont on prétend qu'elle aurait assuré la permanence nationale - qui sont les fils conducteurs de la continuité historique des États-Unis, c'est plutôt une idéologie nationaliste, celle-là même qui est destinée à réaliser le « consensus ». Cette idéologie, profondément intériorisée, est remarquablement masquée par la pluralité des mythes qui la composent. L'auteur analyse l'élaboration et la portée de ces mythes : mythes de fondation, où s'exaltent les commencements absolus, le culte des pionniers, l'intangibilité des textes constitutionnels ; mythes de tradition et de continuité, où les conquérants de l'Amérique se font les porte-flambeaux de la civilisation et assument la tâche d'anéantir la sauvagerie et les sauvages ; mythes justificateurs d'une communauté exclusive, où l'homofaber anglo-saxon impose ses normes face à la « primitivité » des peuples d'Amérique et d'Afrique. Ces mythes modernes qui soutiennent et justifient la nation volontairement construite des Fondateurs établissent l'universalisme proclamé (et trompeur) d'une collectivité qui se dit élue par la Providence et que son élection disculpe des actes délibérés d'exclusion et de génocide. Des mythes à l'idéologie nationaliste, le pas est franchi en 1800 lorsque Thomas Jefferson, l'un des principaux idéologues de l'indépendance, est élu troisième Président des États-Unis. Désormais, l'État assume les mythes et les utilise pour cimenter la nation.

  • Cet ouvrage interroge le sens et la réalité de la nation américaine, déjà bi-centenaire, en examinant ses origines. Comment les « Pères fondateurs », ces Pygmalion du premier État-nation délibérément constitué, ont-ils conçu leur création ? Alors qu'en 1789 la France révolutionnaire fonde l'État-nation des citoyens, les dirigeants et les idéologues américains se défendent de ne créer qu'une nation contractuelle : ils cherchent à la légitimer en lui donnant une tradition. Pour l'auteur, l'idéologie dominante de l'Amérique passée et présente prend sa source dans les mythes développés par le discours des Fondateurs. Ce n'est pas vraiment la tradition libérale - héritée des lois britanniques et de la philosophie des Lumières - ou celle du « consensus » - dont on prétend qu'elle aurait assuré la permanence nationale - qui sont les fils conducteurs de la continuité historique des États-Unis, c'est plutôt une idéologie nationaliste, celle-là même qui est destinée à réaliser le « consensus ». Cette idéologie, profondément intériorisée, est remarquablement masquée par la pluralité des mythes qui la composent. L'auteur analyse l'élaboration et la portée de ces mythes : mythes de fondation, où s'exaltent les commencements absolus, le culte des pionniers, l'intangibilité des textes constitutionnels ; mythes de tradition et de continuité, où les conquérants de l'Amérique se font les porte-flambeaux de la civilisation et assument la tâche d'anéantir la sauvagerie et les sauvages ; mythes justificateurs d'une communauté exclusive, où l'homofaber anglo-saxon impose ses normes face à la « primitivité » des peuples d'Amérique et d'Afrique. Ces mythes modernes qui soutiennent et justifient la nation volontairement construite des Fondateurs établissent l'universalisme proclamé (et trompeur) d'une collectivité qui se dit élue par la Providence et que son élection disculpe des actes délibérés d'exclusion et de génocide. Des mythes à l'idéologie nationaliste, le pas est franchi en 1800 lorsque Thomas Jefferson, l'un des principaux idéologues de l'indépendance, est élu troisième Président des États-Unis. Désormais, l'État assume les mythes et les utilise pour cimenter la nation.

  • Dans ce livre passionnant, Françoise Dreyfus analyse les conditions dans lesquelles s'est élaborée la figure du serviteur de l'État, figure à la fois commune et spécifique dans ces trois grandes démocraties. L'auteur montre en particulier comment l'" invention " de la fonction publique et de son statut spécifique fut d'abord un acte politique. Au terme de cette analyse comparative, l'auteur se demande si la remise en cause récente des principes régissant la fonction publique ne sont pas de nature à porter atteinte aux exigences de la démocratie.

  • Dans cet ouvrage, Michel Vovelle a voulu aborder le problème de la Révolution non au niveau des concepts, mais à celui des pratiques : en suivant l'activité révolutionnaire depuis ces expressions les plus spontanées, à la base, jusqu'aux différents niveaux d'élaboration d'une opinion et d'une classe politique.

  • La pensée judéo-allemande rayonne, dans l'histoire du XXe siècle, comme une sorte d'âge d'or de la culture, qui continue à projeter sa lumière sur notre époque. Et pourquoi, elle apparaît aujourd'hui comme un continent englouti de l'histoire. S'interroger sur ce paradoxe et sur le parcours de la judéité au sein de la Mitteleuropa signifie alors aller aux sources d'une déchirure majeure du monde contemporain, qui a transformé l'Allemagne de pays modèle de l'émancipation en lieu où fut conçu et mis en oeuvre un projet d'anéantissement systématique des Juifs.
    Cet épilogue tragique pousse l'historien à repenser l'entrée des Juifs dans la modernité et à rétablir, au-delà du mythe, la réalité de la " symbiose judéo-allemande ". Dans le sillage de Hannah Arendt, cet ouvrage suit les traces de deux figures idéal-typiques du judaïsme moderne - le paria et le parvenu - autour desquelles se dégage une typologie des intellectuels juifs. Souvent considérés, aujourd'hui, comme des classiques de la culture allemande, ces derniers vécurent toute leur vie sous le signe d'une altérité négative qui en faisait des outsiders et des marginaux. Par conséquent, la réappropriation de leur héritage spirituel implique de remettre profondément en question le passé allemand.
    Écrit dans une perspective historique qui prend en compte à la fois la longue durée de l'émancipation et le cassure de civilisation qui porte le nom d'Auschwitz, cet ouvrage montre que, sans élaboration critique du passé, l'idéalisation actuelle de la " symbiose judéo-allemande " risque de se traduire dans une nouvelle mystification de l'histoire et dans une offense à la mémoire des vaincus.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 1992)

  • Actes du colloque " 3 jours sur le racisme " organisé par le mensuel Passages et la Maison des sciences de l'homme. Néo-racisme, racisme culturel, institutionnel, symbolique, subtil... en une vingtaine d'années, le concept de racisme n'a cessé de s'enrichir, en même temps qu'un constat s'imposait : le racisme contemporain ne peut plus, ou plus seulement, être pensé dans les catégories de sa période classique. Une inflexion - voire une rupture - s'est produite, au point qu'il faut aujourd'hui s'interroger. Jusqu'où le terme même de racisme est-il encore approprié, quelle continuité y a-t-il entre les doctrines organicistes du passé, et les expressions les plus récentes du phénomène, qui semblent souvent procéder avant tout de références à la différence culturelle ? Cet ouvrage se propose donc de construire, de reconstruire un objet - le racisme - qui s'est développé avec l'essor de la modernité et qui trouve un second souffle dans sa crise, voire dans ce que certains considèrent son dépassement postmoderne. Une telle mise au point ne peut supporter ni l'enfermement dans une seule discipline, ni l'ethnocentrisme. Elle doit prendre en compte, comme dans ce livre, l'épaisseur historique et la diversité du phénomène, et examiner les outils disponibles pour son analyse. Elle doit, enfin, apporter un éclairage utile à ceux qui ne se contentent ni de la bonne conscience de l'antiracisme, ni de celle que peut procurer la critique de l'antiracisme. (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale 1993.)

  • Lahouari Addi propose dans ce livre une analyse en profondeur qui bouscule bien les idées reçues et permet de mieux comprendre l'extraordinaire complexité de la situation algérienne. Il montre ainsi qu'à la différence de la plupart des pays qui ont eu à vivre la sortie d'un régime autoritaire - en Europe du Sud et de l'Est ou en Amérique latine -, la transition démocratique enAlgérie s'est heurtée à une accumulation d'obstacles particulièrement redoutable.

  • Créé en 1960, le Parti socialiste unifié (PSU) a profondément marqué l'évolution de la gauche française au cours des décennies suivantes. Avec le recul, le PSU apparaît comme un formidable laboratoire d'idées, trop méconnu aujourd'hui après presque quinze ans de " socialisme gestionnaire ". D'où l'intérêt de ce livre, qui retrace pour la première fois d'une façon aussi rigoureuse l'histoire de la naissance et des premières années du parti des " socialistes unifiés ". Grâce à une connaissance intime du PSU - il en a été l'un des premiers responsables - et à un travail considérable dans les archives et auprès des témoins, Marc Heurgon restitue le climat de la gauche de l'époque : effritement de l'hégémonie intellectuelle du PCF, écoeurement de beaucoup face aux trahisons et aux échecs de la SFIO, et surtout mobilisation de toute une partie de la jeunesse contre la guerre d'Algérie. C'est cette conjonction qui permit à des courants divers de se réunir dans un parti aux objectifs particulièrement ambitieux : favoriser le rassemblement de " toutes les forces authentiquement socialistes " pour " bâtir cette société socialiste et démocratique répondant aux conditions historiques de la seconde moitié du XXe siècle ".Dans ce livre, à travers le récit des débats et des mobilisations parfois homériques qui façonnèrent ce parti atypique, c'est aussi l'histoire de ses animateurs que l'on retrouvera : ceux venus des partis fondateurs (Claude Bourdet, Gilles Martinet, Jean Poperen, Edouard Depreux, Alain Savary, Michel Rocard, Charles Hernu, Robert Verdier, Jean Verlhac, etc.), mais aussi ceux, plus jeunes, ayant rejoint nombreux le PSU, qui sera le creuset de toute une génération. (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 1994.)

  • Les bouleversements qui affectent la société mondiale depuis la fin de la guerre froide défient souvent l'analyse. L'approche juridique est très rare, et c'est ce qui fait tout le prix de ce livre majeur, où l'auteur propose une vaste fresque de l'histoire contemporaine au regard du droit international, qui est aussi une histoire de cette discipline encore incertaine. Les bouleversements qui affectent la société mondiale depuis la fin de la guerre froide défient souvent l'analyse. Histoire, sciences politiques et géopolitique sont appelées à la rescousse pour éclairer cette sombre scène, sans toujours y parvenir. L'approche juridique est beaucoup plus rare, et c'est ce qui fait tout le prix de ce livre majeur, où l'auteur propose une vaste fresque de l'histoire contemporaine au regard du droit international, qui est aussi une histoire de cette discipline encore incertaine. Elle rappelle en effet que les relations entre les acteurs de la scène mondiale sont aujourd'hui sous-tendues par un droit dont les faiblesses et les impuissances sont souvent dénoncées, mais dont le renforcement est sans doute aucun le défi majeur de la période actuelle. Car c'est du droit que sortiront clarifiées les notions d'humanité et de souveraineté, placées au coeur des conflits modernes. Il importe donc, comme le fait ici Monique Chemillier-Gendreau, de s'interroger sur les racines historiques du droit international, forgé au départ avec l'expansion impériale des puissances occidentales, transformé ensuite par des résistances diverses, celles du camp socialiste et celles du tiers monde décolonisé. Cet éclairage lui permet de repenser les questions essentielles de cette fin de siècle : face à la mondialisation, la souveraineté des États a-t-elle encore un sens ? Quelles doivent être les rapports entre l'économique et le politique, les rôles du marché et de l'État ? Comment faire évoluer cette " société " internationale encore primitive, où les contrats (entre États ou entre firmes) ne connaissent l'armature d'aucune loi ? Quelles valeurs pourraient fonder cette nécessaire mutation ? Un ouvrage de référence, utile aussi bien aux étudiants en droit et en sciences politiques qu'à tous ceux qui souhaitent disposer d'un cadre d'analyse cohérent de l'actualité internationale.

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