sandrine berthet

  • Jeté aux ténèbres Nouv.

    Commune de Paris, déportation, Nouvelle-Calédonie

    Jetés aux ténèbres raconte les dix années d'exil du narrateur, Étienne Delandre, l'un de ces Communards que la IIIe République envoie " expier " en Nouvelle-Calédonie parce qu'ils ont voulu une société plus juste, qu'ils ont été " un peu trop républicains ".

    Dans leur prison à ciel ouvert, ces quasi naufragés ressassent leur vie d'avant, tentent de s'acclimater, de comprendre ce qu'il s'est passé sur les barricades et de mettre en actes leurs idéaux sur ce bout de terre, et se cramponnent à l'espoir d'une amnistie. Tout cela dans cet ailleurs aux terres rouges, habité par un peuple canaque dont les mœurs leur sont totalement étrangères, au milieu d'une nature inconnue et stupéfiante, qu'Étienne Delandre n'aura de cesse de dessiner durant sa détention. L'exil est aussi rythmé par les nouvelles politiques apportées de France grâce aux navires, par le passage des cyclones.

    Jusqu'à l'expiration du délai de cinq ans de détention pour Étienne Delandre, qui se voit alors proposer un poste d'ingénieur pour la création du premier haut-fourneau de Nouvelle-Calédonie. Commence dès lors pour lui la découverte de la ville de Nouméa, d'une partie de la Grande Terre, de la société coloniale et de la façon dont celle-ci réprouve la première répression canaque. Avec toujours en tête l'espoir non pas d'une grâce, mais bien d'une amnistie.

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