• Dans la petite paroisse d'Ambricourt dans le nord de la France, un jeune prêtre tout droit sorti du séminaire arrive avec pour seule force sa foi - car il est sans illusions sur ses propres faiblesses et sur la condition humaine. Son journal décrit la misère d'une population à qui il doit prêcher... l'esprit de pauvreté, et l'arrogance d'une aristocratie déchristianisée. Mais le temps fort de ce chef-d'oeuvre est celui de son dialogue avec la comtesse, qu'il réussira à convaincre de l'existence de Dieu, juste avant qu'elle ne meure. Lui-même mourra à la fin, d'un mal qui l'aura fait souffrir à l'estomac durant toute sa mission.Publié en 1936 chez Plon, Grand prix du roman de l'Académie française, ce livre exceptionnel s'est vendu à des millions d'exemplaires dans des dizaines de pays. Il a fait l'objet en 1951 d'une adaptation elle-même exceptionnelle par le cinéaste Robert Bresson.Surtout, il reste toujours aussi actuel dans sa description sans concession des failles de l'âme humaine, que seule la foi peut sauver.

  • Où allons-nous ? Nouv.

    Le volume que vous tenez entre les mains n'est pas un livre comme les autres. Dans la composition reproduite ici, il a été imprimé clandestinement au cours de l'été 1943. Diffusé dans une France occupée, il consistait simplement en huit pages recto-verso, pliées et non reliées. Un tract. Un cri de colère.
    « Où allons-nous ? » demande Georges Bernanos. Depuis le Brésil, où il s'est exilé en 1938, le romancier a observé avec angoisse le saccage nazi de toutes les valeurs. Il a pressenti que celui-ci risquait de produire son souffle destructeur au sein des sociétés européennes longtemps après la victoire alliée. Qu'il s'agisse de la trahison des classes dirigeantes « emportées par leur mépris et la haine du peuple », du machinisme, de l'État total, de l'empire de l'argent, de la dictature anonyme ou de « l'immense appareil législatif et administratif » qui s'est mis en place pendant la guerre, l'écrivain aux dons de prophète a vu que l'humanité ne retrouverait pas ce qu'elle avait perdu - ou qu'elle le retrouverait sous une forme méconnaissable. Un texte saisissant.

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