• Cet ouvrage clair et synthétique s'appuie sur une approche plurielle des organisations, proposant ainsi une analyse dynamique des différentes théories mobilisées plutôt que d'en faire une simple lecture chronologique.
    Comment penser l'organisation comme " objet " de recherche ?
    Se réclamant du bon sens, on peut répondre qu'une organisation est avant tout une affaire de personnes " qui font des choses ensemble ", bref, un collectif humain ; certains ajoutent que ce sont les relations de personne à personne qui sont plus importantes que les personnes elles-mêmes.
    D'autres rétorqueront que ce qui compte, c'est le croisement entre ce qui relève de la technique et ce qui relève du social. D'autres, enfin, assurent que ce sont les structures qui constituent l'élément le plus déterminant. Si l'on enchevêtre ces quatre niveaux, il est alors possible d'identifier les différentes théories des organisations et non une théorie des organisations, et d'y parvenir sans établir
    a posteriori une séquence historique distinguant les approches nouvelles des approches classiques.
    C'est une telle analyse que cet ouvrage rigoureux et accessible propose au lecteur.

  • Décrire les organisations sans les penser ou penser les organisations sans les décrire. Ce livre échappe à ce dilemme : il décrit les organisations, certes, mais s'attache surtout à les penser dans toutes leurs dimensions. Nous vivons dans un monde d'organisations – grandes et petites, privées ou publiques – qui nous semblent familières car nous les pratiquons tous les jours. Mais nous les voyons le plus souvent avec des yeux ouvertement fermés... Si décrire les organisations dans le détail – leur anatomie, leur physiologie, leur chair et leurs os – est une phase préalable nécessaire, la description, même la plus réussie, ne peut se faire sans approches théoriques. Ce n'est qu'assez récemment que toutes les disciplines (y compris l'économie) se sont mises à travailler d'arrache-pied sur les organisations. La discipline des sciences de gestion s'est imposée dans le domaine en affirmant son objet – l'action collective – et en affichant des normes au travers du triangle objectifs-moyens-résultats. Reste à aborder l'articulation entre les structures et les hommes pour comprendre la force et la fragilité des organisations. Les activités humaines " ¿marchent¿ " à la confiance, les managers commencent à en prendre conscience en cherchant à " ¿humaniser¿ ", voire à sur-humaniser les organisations. Cette demande croissante de confiance et d'autonomie se conjugue aussi avec une recherche de sens et d'équité dans le travail.

  • Souvent le sociologue est plus habitué à livrer les résultats d'une analyse plutôt qu'une analyse sur les façons de raisonner et les moyens pour parvenir à des résultats. Dans cet ouvrage, l'auteur décrit un itinéraire singulier où les rencontres, la curiosité semblent guider son chemin plutôt qu'un programme décidé à l'avance. Ce travail de reconstruction d'itinéraire s'organise autour de : la nature de l'entreprise et sa place dans la société, la signification de l'autonomie en gestion et les rapports complexes entre savoir et action.

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