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Éditions Liber
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«Je ne suis pas un expert en pédagogie. Mes questions et mes inquiétudes ne sont pas celles d'un intellectuel et encore moins celles d'un théoricien expert, mais celles d'un prof qui, tous les jours, se retrouve devant une quarantaine d'étudiants à qui il a quelque chose à raconter, responsabilité périlleuse. Je ne revendique ici aucune démonstration. Je voudrais simplement énoncer ces inquiétudes et m'interroger sur elles. J'essaie de réfléchir sur ma propre pratique. La prise de parole institutionnelle en quoi consiste le métier de professeur soulève ce problème du rôle que nous jouons, nous, enseignants, pédagogues praticiens, au sein de l'institution. Et ce problème se pose de manière particulièrement aiguë lorsque nous vivons une mutation du rôle et de la structure de cette institution, comme c'est le cas actuellement, où nous ne sommes plus ni "professeurs" ni "personnel enseignant", mais "ressource humaine dédiée à la formation".
Cet essai affronte une question toute simple : qu'est-ce qu'enseigner? En quoi consiste cette parole? Peut-elle être autre chose que la reproduction des objectifs socioéconomiques dont l'institution est porteuse, et de leurs conséquences humaines? Peut-elle, et à quelles conditions, être aussi authentiquement critique, au-delà des intentions et des convictions de chacun?» S. M. -
Les technologies de reproduction font aujourd'hui partie de l'actualité quotidienne: baby business, banques de sperme et d'ovules, enfants conçus in vitro, "bébés-médicaments", femmes pouvant léguer leurs ovules à leurs filles, ou qui portent l'enfant d'une inconnue ou qui accouchent à l'âge de la retraite, etc. Dans la foulée de ces avancées aux allures miraculeuses, des scientifiques oeuvrent à la mise sur pied d'un utérus artificiel, machine qui permettrait la gestation entière d'un embryon/foetus à l'extérieur du corps de la femme, de la conception à la naissance. Cette maternité machinique, pour le moins révolutionnaire, permettrait de «libérer» les femmes des diverses contraintes liées à l'enfantement, de mettre fin du coup à la malédiction biblique «tu enfanteras dans la douleur» et d'assurer enfin une égalité des hommes et des femmes face à la procréation, sans compter la «garantie de qualité» des enfants nés de cette technique. L'utérus artificiel viendrait en somme couronner un mouvement qui a consisté à prendre peu à peu en charge technoscientifiquement le processus de la reproduction humaine jusqu'à l'effacement complet du corps de la femme. Mais, demande l'auteur, «pourquoi et depuis quand tenons-nous si ardemment à évacuer le corps maternel du scénario de l'engendrement ? Qu'est-ce qui fonde et matérialise ce désir de procréation sans corps ? Par quelle spirale sociohistorique la grossesse est-elle devenue "facultative", tant du point de vue de l'interventionnisme technoscientifique que de la désirabilité sociale ? Surtout, quels sont les enjeux d'une société technicienne dans laquelle le corps maternel ne serait plus une figure cardinale de la procréation ?» Répondre à ces questions, c'est faire apparaître la profonde reconfiguration sociale et technoscientifique des paramètres de la procréation et de la famille.
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Consommation et luxe - La voie de l'excès et de l'illusion
Benoît Duguay
- Éditions Liber
- Hors collection
- 12 Mars 2010
- 9782895782155
«Il y a sans doute chez tous un désir de quelque chose qui dépasse la simple utilité, le cours banal des choses, le désir d'un écart par rapport à une norme ou à une conduite habituelle, écart grâce auquel la valeur de l'objet devient valeur (réelle ou imaginaire, peu importe) de celui qui le possède. De nos jours toutefois, cette attitude naturelle et universelle, qui a longtemps été "réservée" à une classe ou à une caste, à des moments particuliers, à des circonstances spéciales, s'est démocratisée et généralisée en modèle même de l'échange marchand sinon du mode d'être. En matière de consommation, nous assistons aujourd'hui, tant chez le producteur que chez le consommateur, à un ensemble de comportements exagérés, égoïstes, souvent irresponsables, voire destructeurs, massivement adoptés au nom du luxe. Qu'est-ce que le luxe? Quelles sont nos attentes vis-à-vis des produits et services de luxe? Comment se pratique le marketing du luxe? Y a-t-il des comportements qui peuvent faire contrepoids à l'hyperconsommation et la mettre en échec? Voilà quelques-unes des questions auxquelles je me propose de répondre dans ce livre. J'espère contribuer ainsi à faire réfléchir sur la consommation et à infléchir nos habitudes en cette matière. Je ne pense pas seulement, en disant cela, à la population en général, mais aussi et surtout aux entreprises et aux spécialistes du marketing qui se sont engagés dans une logique de surenchère dont ils ne veulent pas voir les risques.» (B. D.)