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Le vacataire : Expérience vécue de la précarité à l'université
Thomas Porcher
- Stock
- Essais - Documents
- 2 Avril 2025
- 9782234098121
« De 2006 à 2011, j'ai été vacataire dans plusieurs universités. Le type d'enseignant qui n'est pas fonctionnaire. Celui qui est rémunéré à l'heure de cours et touche son salaire, au mieux, tous les six mois. Qui n'a pas de congés payés ni droit aux allocations chômage. Un statut extrêmement précaire qui concerne aujourd'hui près de deux tiers du personnel enseignant, sans qui les universités ne pourraient fonctionner.
Dans ce livre, je retrace une journée de ma vie à cette époque. J'y raconte les difficultés quotidiennes, les souffrances et les répercussions de la précarité au travail sur la santé physique, mentale et les autres sphères de la vie.
Et surtout, je m'interroge sur les choix politiques qui amènent à précariser, dans l'indifférence quasi-générale, les services publics et leurs personnels depuis plus de trente ans. » -
Du Tibet à l'Albanie, du Pakistan à la Mongolie et à travers toute l'Eurasie, Cédric Gras interroge le voyage. Rite de passage pour la jeunesse occidentale dont il faisait partie. Âge d'or de l'exploration d'un monde qui l'a fait rêver, mais que sa génération a trouvé transfiguré. Le voyage est aussi synonyme d'aventure, de poésie, de solitude ou de l'étude d'une langue. Comment redécouvrir la Terre au xxie siècle ?
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Elles vécurent heureuses : L'amitié entre femmes comme idéal de vie
Johanna Cincinatis
- Stock
- Essais - Documents
- 17 Avril 2024
- 9782234095762
Nous sommes de plus en plus nombreuses à mettre l'amitié au coeur de nos vies. Certaines amitiés féminines dépassent le cadre classique de la relation amicale : des femmes achètent des maisons ensemble, fondent des tiers-lieux en non-mixité, se marient pour célébrer leur relation d'amitié. Elles valorisent un lien au pouvoir révolutionnaire. Au lieu d'en faire une variable d'ajustement, une relation « sas » ou « soupape » leur permettant de gérer d'autres types de relation, elles placent l'amitié au centre de leur vie et de leurs intérêts.
Et si ce modèle se démocratisait ? Que se passerait-il si l'amitié féminine représentait le même acquis social que le couple et qu'elle ouvrait autant de portes : capital économique, reconnaissance sociale, soutien fiscal, réseau professionnel, aboutissement personnel ? L'amitié féminine foutrait tout le système en l'air.
Ce livre, qui mêle témoignage de l'autrice et enquête, nous invite à remettre en question le modèle traditionnel du couple comme structure sociale de base et à imaginer d'autres possibles, d'autres façons de faire famille qui seraient sources d'épanouissement et de liberté pour les femmes, trop souvent enfermées dans le carcan étouffant du couple hétérosexuel. -
Si un jour quelqu'un te fait du mal
Angélique Cauchy
- Stock
- Essais - Documents
- 9 Octobre 2024
- 9782234097407
« J'ai écrit ce livre pour mon fils. Pour qu'il ne soit ni victime ni agresseur. Je le dois à la petite fille que j'étais et grâce à laquelle je suis encore en vie. »
Alors qu'elle n'avait que 12 ans, Angélique Cauchy est tombée sous l'emprise de son entraîneur de tennis. L'enfer qu'elle a vécu, les viols, les agressions, les humiliations, son entrée en résistance à 13 ans pour se sortir des griffes de son prédateur, elle s'en rappelle parfaitement.
Quinze ans plus tard, un appel de deux anciennes coéquipières lui apprend qu'elle n'est pas la seule victime. Pour elles, pour toutes les autres, elle décide de rompre le silence.
L'histoire d'Angélique n'est pas un cas isolé. Un enfant sur sept dans le sport est victime de violences. À travers son témoignage, elle nous exhorte à écouter, croire et protéger l'enfance. Un livre d'une force inouïe, qui touche au coeur et nous laisse un peu meilleurs. -
Le tour de la France, exactement
Lionel Daudet
- Stock
- Essais - Documents
- 12 Février 2014
- 9782234076822
Un pari fou ? Lionel Daudet, alpiniste amputé de huit orteils gelés dans la face nord du Cervin, en a tenté d'autres. Mais faire le tour de la France, exactement, en suivant pas à pas, au mètre près, le trajet de la frontière et du littoral, quelle belle folie, quelle aventure pourtant si proche de nous !
Le 10 août 2011, Lionel Daudet quitte la maison : il rentrera quinze mois plus tard, après avoir arpenté le territoire à pied, à vélo, en kayak, en voilier, seul ou accompagné d'amis, d'amateurs, de rencontres. Des chiffres ? Environ 3 000 kilomètres d'arêtes, de forêts, de rivières, et 6 000 kilomètres de littoral. Des soucis ? Nombre de nuits blanches et la foudre qui le traverse. Rien qu'un exploit ? Le Tour de la France, exactement, c'est aussi une vision sociale du pays, un jeu des mille bornes, un cache-cache avec les banlieues, les parcelles privées, la végétation.
À quoi ressemble une frontière ? Lionel Daudet nous invite à réfléchir à cette réalité mouvante.
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Cas de force majeure : histoires de violences policières ordinaires
Remedium
- Stock
- Essais - Documents
- 19 Janvier 2022
- 9782234093065
Le 1er décembre 2018, Zineb, quatre-vingts ans, est sur le point de fermer les volets de son appartement, situé au quatrième étage d'un immeuble, lorsqu'elle est touchée par une grenade lacrymogène qui explose ensuite dans son appartement. Le lendemain, elle succombe à ses blessures. Le rapport d'expertise officiel conclut à une mort accidentelle.Le 3 janvier 2020, Cédric, quarante-deux ans, est interpellé non loin de la Tour Eiffel et verbalisé pour infraction au Code de la route. Le ton monte et Cédric se retrouve menotté et immobilisé au sol par trois agents. Alors qu'il est face contre terre, son casque toujours sur la tête, il fait un arrêt cardiaque.Le 10 décembre 2020, Débora, vingt-trois ans, a oublié de mettre son masque dans la rue et se retrouve verbalisée. Rattrapée par une policière, Débora est plaquée au sol puis poussée contre un mur. Débora est enceinte de quatre mois et demi. Dix jours plus tard, elle accouchera d'un enfant mort-né. En vingt portraits saisissants, Remedium dénonce l'impunité des forces de l'ordre, les discriminations, les abus de pouvoir, les outrages verbaux et physiques de ceux qui ont pour devoir de représenter l'État et protéger ses citoyens.L'auteur a décidé de donner la parole aux victimes, de représenter leur version des faits. On y retrouve des affaires médiatisées, celles de Michel, le producteur de musique tabassé dans son studio parisien, celle de Théo, éducateur à Aulnay-sous-Bois, agressé par des policiers lors d'un contrôle de police... mais aussi bien d'autres tombées dans l'oubli... Parce que les violences policières ne sont plus des cas de force majeures, des cas isolés, mais bien des actes qui font partie de notre quotidien.
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Jean-Michel Aulas est un parfait produit de l'École de la République. Figure essentielle du monde des affaires et du monde du sport en France et internationalement, il a acquis son statut au gré d'une ascension accélérée. Né à L'Arbresle (Rhône), fils d'un prof de français et d'une prof de maths, il a anticipé la révolution informatique avec à-propos. Titulaire d'un simple BTS à l'âge de 19 ans, cet esprit sans cesse en ébullition a demandé à ses parents son émancipation (la majorité légale était alors fixée à 21 ans) afin de cofonder sa toute première entreprise. C'est dans le secteur de l'informatique qu'il s'est épanoui plus avant jusqu'à diriger la CEGID (Compagnie européenne de gestion de l'informatique décentralisée), une société spécialisée dans la conception de logiciel de gestion de compte.
Le football, il le découvre un peu par hasard. Ancien délégué syndical de l'UNEF, marqué par les événements de mai 68, ex-joueur de handball, il se contente, dans un premier temps, de répondre à une bravade de Bernard Tapie pressé de le voir prendre la direction de l'Olympique lyonnais. Pari tenu. À tel point que Jean-Michel Aulas est considéré comme l'un des présidents les plus efficaces de l'histoire du « foot » français. Chemin faisant, JMA - tel que tous ses proches le surnomment - a remporté avec l'OL sept titres de champion de France d'affilée et huit titres de championne d'Europe. Il est l'un des rares présidents en France à avoir fait construire un stade dédié (le Groupama Stadium).
Secondé par son fils Alexandre, toujours ardant et inventif, exigeant et intransigeant, il a finalement attendu l'âge de 73 ans pour vendre son oeuvre à John Textor un richissime homme d'affaires américain. Le coeur léger et des idées plein la tête. Sans doute parce que, plus que la moyenne des entrepreneurs qui l'entourent, il est sans cesse prêt à se remettre en cause et se réinventer. -
Qu'est ce qui détermine un caractère, une inclination, un destin ? Peu et beaucoup de choses à la fois. Éventuellement, un lieu géographique ou un milieu social. Peut-être la fréquentation d'un mentor ou l'emprise d'une passion. Une éducation, de toute évidence.
Né il y a soixante ans de parents optimistes, persuadés du bon fonctionnement des institutions républicaines et installés par choix aux Minguettes, en banlieue lyonnaise ; d'emblée confronté à la diversité des origines et des statuts dans un environnement sans contrainte, Thierry Frémaux se penche avec curiosité sur le chemin parcouru. « Je ne serais pas arrivé là, si... » En remontant le cours de sa vie, le directeur de l'Institut Lumière et Délégué général du Festival de Cannes, familier de la planète cinéma dans son ensemble, de ses institutions comme de ses stars, constate, non sans surprise, que c'est sans doute la pratique du judo qui a déterminé avec le plus d'efficience et de constance ses goûts et sa personnalité. Un exercice qu'il pratiqua avec ardeur et assiduité (jusqu'à devenir ceinture noire !), mais qui, surtout - pour paraphraser la célèbre confidence d'Albert Camus à propos du football -, lui a apporté ce qu'il sait « de plus sûr à propos de la morale et des obligations des hommes ».
De l'enfance au judo, du judo au cinéma qui nourrit aussi grandement ce récit réjouissant et passionnant, Thierry Frémaux reconstitue l'ossature d'une vie à l'aune d'un art empreint de sagesse. Celui qui lui a offert les bases d'un savoir-vivre ensemble où le respect de l'autre, le contrôle de soi, la modestie et le courage jouent le rôle le plus important. -
Isabelle Sarfati est chirurgienne plastique, elle opère des femmes et des hommes, des jeunes et des vieux, des moches et des beaux. Se succèdent dans son cabinet une nudiste furieuse de sa reconstruction mammaire, un joueur de poker
professionnel qui a choisi d'avoir quatre testicules pour lui porter chance, une femme qui ne veut plus de seins, une autre qui en veut plus et plus de fesses aussi pendant qu'on y est... À chacun, l'auteur tente de répondre, pas forcément
avec un bistouri. Elle n'élude rien des ratages, douleurs, outrances de son sulfureux métier mais raconte surtout des histoires de transformation, de réparation, de réconciliation personnelle drôles, tragiques, humaines.
Isabelle Sarfati, également adepte de la chirurgie pour elle-même, nous livre aussi le journal de sa dernière opération en tant que patiente avec sincérité et humour. -
Paris a été chanté, filmé, raconté tant de fois ! Mais Paris, aujourd'hui, fait-il encore rêver ? Des photos de Robert Doisneau aux films de Marcel Carné ou aux polars de Léo Mallet, une vision en noir et blanc, réverbères et pavés luisants sous la pluie, a façonné notre imaginaire, avant de se transformer en clichés de cartes postales. La ville estelle condamnée à devenir un musée à ciel ouvert, centré sur sa splendeur patrimoniale ? Ou peut-elle se redéployer, se muer en capitale du XXIe siècle et se projeter dans un nouvel imaginaire grand parisien ?
Amoureuse des mégapoles et nouvelle flâneuse de notre post-modernité, Régine Robin revisite Paris à l'aune de cette incertitude. Le Belleville populaire de son enfance, inventorié par Georges Perec, n'existe plus depuis longtemps. Il n'était pas vraiment joli, reste un peu de mélancolie. Le quartier où elle habite, près de la gare Montparnasse, à l'ombre de la tour, a été métamorphosé dans les années 1960. On le dit moche, pour elle qui l'arpente, il a son atmosphère, sa poésie, comme les nouveaux espaces, du côté de Bercy ou de la Bibliothèque de France. Foin de nostalgie donc, de « c'était mieux avant », comme si on ne pouvait choisir qu'entre l'image carte-postale d'autrefois et les quartiers-villages pour bobos qui se jouent la comédie de « l'authenticité ».
Ses déambulations nous mènent au delà du périphérique, découvrant ce qui palpite derrière cette frontière, dans ces banlieues malaimées de la petite et de la grande couronne, où vivent 10 millions d'habitants et où des mondes se rencontrent. Les parcours insolites auxquels elle nous invite croisent aussi la littérature et le cinéma. Dans ses pas, et ceux des architectes, des artistes, des écrivains avec lesquels elle chemine, on prend le pari d'un Grand Paris, avec des rêves à sa mesure. -
Un mois chez les filles
Maryse Choisy
- Stock
- Hors collection littérature française
- 20 Mai 2015
- 9782234080201
En 1928, la jeune journaliste Maryse Choisy décide
de mener une enquête sur les milieux de la prostitution
parisienne et explore un nouveau genre, le reportage en
immersion. Elle se fait passer pour une femme de chambre
dans une maison de rendez-vous, se déguise pour entrer dans
les dancings de la pègre, devient sous-maîtresse chez Ginette,
danseuse de salon dans un bar lesbien, puis s'invite dans
un hôtel particulier où de riches Américaines s'off rent de
prétendus princes russes. Elle réussit même à s'infi ltrer dans
le plus illustre des claques parisiens, Le Chabanais.
Personnage célèbre des années folles, fantasque, libre et
anticonformiste, Maryse Choisy se révèle une plume drôle,
crue, engagée. On pense autant à Albert Londres qu'à
Colette en lisant ce texte qui fi t scandale et s'arracha alors
à plus de 450 000 exemplaires.
La redécouverte d'un livre exceptionnel, une invitation à
suivre Maryse là où vous n'oseriez jamais aller. -
Tout le monde croit connaître Catherine Clément.
Chacun est capable d'évoquer à son sujet, et en vrac, sa passion pour l'Inde, ses romans philosophiques, ses années d'enseignement et de journaliste, ses missions aux affaires étrangères qui l'ont menée, avec son compagnon ambassadeur, aussi bien à Vienne et à Delhi qu'à la découverte de l'Afrique, sa fréquentation des sphères de la psychanalyse, mais cet inventaire paraît déjà aussi désordonné qu'incertain, aussi sommaire que réducteur.
En vérité, personne ne connaît Catherine Clément. Voilà ce qui apparaît d'emblée à la lecture de ses mémoires.
À travers ses rares récits autobiographiques (dont Cherche Midi, Stock, 2000), ses lecteurs ont approché son enfance de petite fille juive française, mais jamais Catherine Clément avant la publication de ce livre - sans aucun doute le plus important de sa vie - n'aura dévoilé tant de secrets, de souvenirs enfouis, de mystères jamais élucidés. De sa complicité fraternelle aux amitiés éternelles, on la découvre jeune enseignante, engagée au parti communiste ou proche de certains politiques, parmi lesquels deux présidents Jacques Chirac et François Mitterrand. On lira avec une émotion très particulière les portraits qu'elle trace de ses grands maîtres, Jankélévitch, Lacan, Lévi-Strauss, ou ceux de personnages tels que Roland Barthes ou Jean-Paul Sartre.Au final, on n'obtiendrait que le parcours hors norme d'une intellectuelle si ce livre de mémoires d'une femme de soixante-dix ans n'était pas avant tout par son écriture, sa liberté, ses incorrections, ses indiscrétions, son humour, sa tendresse et son absence totale de complaisance, la vie même.
La vie de quelqu'un qui aura pratiquement tout fait sans même s'en rendre compte, qui s'en étonne aujourd'hui et qui garde précieusement, pour mieux nous le transmettre, un sens de l'amour, de l'amitié et de la justice qui nous manque cruellement en ces temps de confusion des esprits. -
Sur le ton de la confidence, après la mort de sa femme, Albert Jacquard raconte son enfance et sa jeunesse. Non pas pour le plaisir de se raconter, tout au contraire, mais parce que cette enfance et cette jeunesse sont d'une certaine façon celles d'un autre que celui que nous connaissons, l'infatigable défenseur des sans voix, le pourfendeur de la compétition, l'observateur lucide du monde. Cet « Albert Jacquard avant Albert Jacquard » nous révèle une jeunesse pendant laquelle il se tenait soigneusement à l'écart du monde, de sa rumeur, de ses drames, et même de la Guerre qui se déroulait sous ses yeux de lycéen provincial.
Il nous raconte, de façon bouleversante, l'accident de voiture qu'il a vécu quand il avait neuf ans, dans lequel ont péri l'un de ses frères, et ses grands-parents paternels. Lui, n'a été « que » défiguré. Cette trace, il l'a portée toute sa vie, plus jamais il ne s'est reconnu dans une glace.
Il raconte aussi ses années à Polytechnique, le carriérisme de ses camarades, son insatisfaction, puis ses premières années à la manufacture des Tabacs où, après s'être montré bon élève, il se montre bon ingénieur mais piètre citoyen - à ses yeux d'aujourd'hui. Puis le départ aux États-Unis avec sa femme et ses fils, le retour à Paris et, par hasard, dit-il, la rencontre avec le militantisme.
C'est quand Albert Jacquard devient le célèbre Albert Jacquard que ce livre s'achève. -
Dit-on de Polonais ou d?Américains qu?ils sont des immigrés de la 3e génération ? Pourquoi réserve-ton un sort particulier aux Arabes ? Pourquoi nous font-ils peur et pourquoi ont-ils peur de la France ?
Avec un style personnel, parfois violent, toujours « écrit », l?auteur nous donne sa lecture de cette crise des banlieues qui a fait trembler la France.
« Vous connaissez des Arabes qui ont réussi ? Vous aimeriez que des Arabes réussissent ? Bon, il y a bien quelques institutrices, quelques enseignants, quelques assistantes sociales, quelques infirmiers, quelques journalistes, quelques chirurgiens, quelques sportifs (bien sûr présentés comme Français), quelques avocats, quelques fonctionnaires, quelques conseillers de partis, un Préfet. Un Préfet qui a failli se faire tuer. Et de bonnes pelletées d?ouvriers, de vendeurs, d?éboueurs, de soudeurs, de maçons, d?employés sous-payés, d?agents techniques, de techniciens de surface, de chômeurs, de prisonniers.
Vous savez pourquoi on trouve plus d?immigrés qui ont réussi dans le show-business ? Parce que c?est le domaine des artistes. De tout temps, les artistes ont été des marginaux. Entre marginaux, on se fait une petite place. Et puis c?est une autre bonne conscience de la société. Alors on voit émerger quelques chanteurs, quelques humoristes, quelques acteurs. Sauf quand ils doivent être sauvés par le public dans les émissions de télé-réalité. Parce que s?ils sont arabes ou blacks, c?est curieux ils ne gagnent jamais, ils arrivent en finale certes mais basta. Le public ne peut pas laisser un Arabe gagner, ce serait s?avouer vaincu. Comme s?il y avait la guerre, comme si on était encore dans le maquis. »
Est-ce un récit littéraire ou une claque en pleine figure ?
Colonisation, immigration, désintégration : ce pour quoi il faut changer. -
La pilule est amère
Marion Larat, Pauline Larat
- Stock
- Essais - Documents
- 16 Octobre 2013
- 9782234075306
En juin 2006, Marion Larat, une jeune fille vive et brillante, s'effondre chez ses parents, victime d'un AVC massif dont elle réchappe. S'ensuivent neuf opérations et des mois de rééducation pour récupérer la marche et l'usage de la parole. Elle apprend à vivre avec son handicap, mais ne peut reprendre une scolarité normale ; dès lors, s'engage une lutte pour s'insérer dans le monde du travail.
Quatre ans plus tard, elle découvre que la pilule est responsable de son AVC. Pourquoi aucun médecin n'a-t-il identifié plus tôt le lien finalement avéré entre cette tragédie et la prise de la pilule ? Pourquoi sa gynécologue ne l'a pas informée des risques d'accidents graves causés par la pilule, deux fois plus fréquents avec celles de troisième et quatrième générations ? Décidée à lancer l'alerte, elle dépose plainte pour atteinte involontaire à l'intégrité de la personne humaine. Immédiatement, les témoignages et les accusations affluent, incitant la ministre de la Santé à prendre des décisions.
Avec ce livre, auquel collabore sa soeur Pauline, Marion Larat veut que désormais toutes les femmes soient informées des risques inhérents à la pilule du quotidien. Elle nous offre une formidable leçon de vie, de courage et de dignité.
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Ce jour-là, j'ai commencé à détester les terroristes
Cypora Petitjean-cerf
- Stock
- Essais - Documents
- 29 Avril 2015
- 9782234080119
J'enseigne les lettres depuis douze ans dans un collège du Val-de-Marne. C'est dans cette même banlieue, à ent mètres du collège, qu'Amedy Coulibaly abandonna sa voiture le 8 janvier 2015, entraînant le bouclage de tout le quartier et de notre établissement.
Ce livre contient des paroles d'élèves au lendemain des attentats survenus à Charlie Hebdo et à l'Hyper Cacher, explore leurs réactions et tente de comprendre qui est cette jeunesse.
La semaine du 26 janvier, je propose en effet à mes élèves de 4e et de 3e de revenir par écrit sur les événements des 7, 8 et 9 janvier. Je leur distribue des feuilles blanches sur lesquelles ils sont dispensés d'écrire leur nom afin de se sentir libres. Mon souhait : recueillir des opinions spontanées, une pensée qui ne soit ni encadrée, ni dirigée, ni teintée par celle de l'adulte. Au lendemain des événements, c'est là que réside à mon sens la vraie mixité : dans la disparité des réactions. Engagement versus nonchalance. Conscience collective versus individualisme. »
C. P.-C. -
Jean Kahn-Dessertenne, enseignant et philosophe, se donne la mort à 54 ans le 17 avril 1970 en se jetant d'un train. Il laisse une lettre à son fils Axel qu'il dit « capable de faire durement les choses nécessaires ». Quarante-sept ans après,
ce dernier s'acquitte d'une dette, il obéit à l'injonction paternelle, durement, en donnant la parole à son père. Dans les instants qui précèdent le saut mortel, la vie de Jean défile à vive allure, ses engagements politiques, ses tumultueuses
relations aux femmes, son souci de sa relation à ses fils, son itinéraire intellectuel. Sont ainsi évoqués en toile de fond l'essentiel de l'histoire de la France au XXe siècle, la place qu'y prirent la bourgeoisie, le communisme et de Gaulle, les crises et ébranlements de tous ordres, économiques, guerriers, littéraires et personnels. Le sourire et la dérision ne disparaissent pas toujours à l'heure de mourir, Jean en
témoigne. Cependant, Axel Kahn a surtout écrit là un livre vibrant et déchirant. -
C'est à un joyeux exercice de « géographie narrative » que nous invite Cédric Gras. Une pérégrination glacée aux confins de l'extrême orient russe où, six semaines durant, il a arpenté le pays de l'« avenir lumineux » à la poursuite d'un automne sans fin. À trois reprises, entre les 56e et 43e degrés de latitude nord, entre Irkoutsk et Vladivostok, la « chasse aux feuilles rouges » a scandé et guidé ses pas. Chemin faisant, il a remonté le cours du temps et côtoyé les Bouriates et les Manchous jadis égarés en ces contrées où « on mourrait d'y résider ». Il a dialogué avec les fantômes encombrants d'un passé marqué à l'enclume d'un goulag inavouable et échangé avec une population éthique abandonnée par le grand cycle de l'histoire.
Au coeur de la Yakoutie, le long des rives du fleuve Amour, au plus loin de l'île de Sakhaline, il a surtout emboîté le pas de Joseph Kessel et Blaise Cendrars eux-mêmes égarés un temps dans cet Eldorado rêvé, taches blanches définitives d'une littérature qui ne supporte rien moins que les frontières bornées. -
L'exploitation à la cool : Dans l'enfer de la livraison à vélo
Jules Salé
- Stock
- Essais - Documents
- 27 Mai 2020
- 9782234089617
« Ce sont eux qu'on retrouve aujourd'hui tout en bas de l'échelle de la start-up nation, payés au lance-pierre, sans salaire minimum, sans arrêt maladie en cas d'accident, sans congés payés, sans chômage, avec des outils de travail à leurs frais : un smartphone obligatoirement 4G qui vaut cher, un vélo souvent décrépit, avec des freins à moitié cassés, pas de casque, pas de lumière pour assurer leur sécurité la nuit. »
Derrière les slogans publicitaires sympas, les tutoiements faciles et les poufs colorés des open space, se cache une nouvelle exploitation. Surveillance virtuelle, rapports déshumanisés, algorithmes rois, rythme effréné, abus de pouvoir face à des populations immigrées, forçats du bitume laissés à eux-mêmes, sous-payés, démunis de droits sociaux, porteurs de tous les risques, bienvenue dans les bas-fonds du cool.
Un récit incarné et décapant, irrigué par une réflexion sur la modernité, les dérives du confort, la facilité du tout, tout de suite, ici et pas cher. Mais à quel prix ?
Jules Salé dénonce sans concession le cynisme des grandes entreprises autant que la complaisance de l'état. Plus qu'un témoignage, un réquisitoire générationnel contre la dérive « uberisante » de notre société. -
« Mon père n'était pas croyant. Pourquoi ma mère a-t-elle tenu à cet enterrement religieux ? La réponse, je ne tarde pas à la découvrir. Sur la pierre tombale, à côté du nom de mon père, elle a fait graver ces mots :À la mémoire de Mimoun COHEN son père Yvonne COHEN sa mère Colette COHEN sa soeurJean-Jacques SICSIC son beau-frèredisparus en juin 1962 en AlgérieEt de Régine COHEN sa soeurFigés dans le marbre, ils hurlent comme des nouveau-nés. Et moi, j'ai l'impression de me réveiller d'un long coma. Colette, Yvonne, Mimoun, Jean-Jacques. Yvonne, Mimoun, Jean-Jacques, Colette. J'ignorais que mon père avait une soeur, une soeur qui s'appelait Colette. Jusqu'à ce jour, je n'avais jamais entendu parler de mes grands-parents, ils n'avaient pas de noms, pas de visages.Colette, Yvonne, Mimoun, Jean-Jacques. Yvonne, Mimoun, Jean-Jacques, Colette. J'ai beau répéter ces noms comme un mantra, rien ne se passe, ils ne convoquent aucune image, aucun souvenir. Seulement un incommensurable étonnement. Pourquoi ce secret, pourquoi ce silence ?Disparus en Algérie. Qu'est-ce que ça veut dire, disparus ? Qu'est-il arrivé à mes grands-parents, leur fille et leur gendre, là-bas, en Algérie ? »C'est donc lors de l'enterrement de son père qu'Hélène Cohen découvre l'existence en même temps que la disparition d'une partie de sa famille. Juifs algériens, ils sont quatre à être partis et jamais revenus, quelques jours avant la déclaration d'indépendance. Ramenée à elle-même par cette découverte, l'autrice décide de plonger dans les méandres du secret familial et d'interroger les survivants pour enfin comprendre et connaître les disparus. Une enquête poignante au coeur d'un déni familial qui fait écho à l'un des épisodes les moins connus de la guerre d'Algérie : la disparition de plusieurs centaines d'Européens malgré la signature des accords d'Évian.
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Des jeunes y entrent, des fauves en sortent
Guy Gilbert
- Stock
- Essais - Documents
- 17 Novembre 1982
- 9782234072664
Ce document raconte la "fatalité" qui conduit des jeunes sur le chemin de la délinquance et comment Guy Gilbert, malgré les obstacles, veille, aide, se bat au nom de sa foi pour que leur vie ne leur soit plus volée, pour que le désespoir cesse d'être le dernier mot.Ce prêtre pas comme les autres dénonce le sort de ceux, nés dans certaines classes, et condamnés à un enfermement sans fin qui prend tous les visages : prostitution, chômage, solitude, prison Cette lutte quotidienne force l'admiration. Elle nous donne à voir, à entendre une multitude d'histoires passionnantes, pleines de surprises, de rebondissements qui, toujours, disent la même chose : le refus du malheur, le désir d'exister.Guy Gilbert, auteur de Un prêtre chez les loubards, La rue est mon église, a été éducateur spécialisé dans la rue. Délégué au conseil presbytéral auprès des évêques pour représenter les prêtres veillant sur des marginaux à Paris, il s'occupe avec une équipe de l'insertion des jeunes mineurs incarcérés multirécidivistes dont plus personne ne veut.
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Pour lui
Peggy Silberling, Harold Cobert
- Stock
- Hors collection littérature française
- 10 Avril 2019
- 9782234085657
« - Madame Silberling ?
Une policière balaie la petite salle du regard. Je lui fais signe et la rejoins.- Suivez-moi, s'il vous plaît. Elle m'emmène dans une pièce impersonnelle, sans fenêtre, avec une table, deux chaises, un ordinateur.
Je m'assieds en face d'elle. Après les questions d'usage concernant mon état civil, elle entre dans le vif du sujet :- Contre qui désirez-vous porter plainte ? Je me tais un instant. Combien de fois ai-je dû raconter mon histoire ? Une centaine ? Plus ? Et pour quel résultat ? Rien. Le vide intersidéral. J'espère aujourd'hui que cela servira à quelque chose.
Je lève les yeux et croise ceux de la policière. Elle m'observe avec l'expression bienveillante de celle qui est rompue à confesser les malheurs quotidiens de l'humanité.
Je me redresse, remets une mèche de cheveux derrière mon oreille, prends une profonde inspiration et, partagée entre la honte et désespoir, prononce ces mots qui m'arrachent les entrailles :
- Contre mon fils. »
Voici le récit poignant d'une mère forcée de porter plainte contre son fils, devenu violent, pour lui sauver la vie. Chronique d'une spirale infernale, entre drames intimes, drogue et solitude, Pour lui s'impose comme une merveilleuse ode à la vie et à l'amour.Avec la collaboration d'Harold Cobert
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Le Scarabée : ces enfants qui ne veulent pas mourir
Jacqueline Fabre
- Stock (réédition numérique FeniXX)
- 16 Juin 2016
- 9782234104143
Ils ont joué, Josif, Thierry, Yannic, Basile. Ils ont monté et peint des maquettes de bateaux dans les chambres stériles de l'hôpital. Ces enfants ont lu des livres, dessiné, « mangé des tartines », entre deux ponctions douloureuses, lombaires ou osseuses, et les perfusions brûlantes dans les petites veines sclérosées.
Et surtout, ils ont parlé avec leur amie, dit des choses si merveilleuses que l'on doit constamment, en tournant les pages de ce livre inoubliable, faire un effort conscient pour se souvenir qu'il s'agit de gosses de trois ans, de cinq ans, de neuf ans - le plus âgé en avait quinze, tant leur vision du monde était aiguisée, mûrie par la maladie et la souffrance. Mais ce n'est pas un livre triste que celui-ci. C'est un hymne à la vie. Puis, inexorablement, l'un après l'autre, la mort les a pris à leurs parents, aux médecins, aux infirmières qui les soignaient, et aussi à Jacqueline Fabre à laquelle ils se sont confiés. Témoin des dernières heures, elle crie sa détresse et pleure sur leur jeunesse, leur volonté de vivre encore, et le mystère de la mort qui les a choisis, comme on cueille des fleurs pour en faire un bouquet.
« Ces enfants, je ne veux pas qu'on les oublie... » Avec le beau récit de Jacqueline Fabre, ils sont entrés dans notre éternité. Vous ne les oublierez jamais.
À cet auteur de deux ouvrages traitant l'un du cancer : "Le crabe" ; l'autre de l'angoisse et de la dépression : "La douve", la souffrance, la maladie, les traitements, l'anxiété, la peur, le désespoir sont familiers. Jacqueline Fabre doit sans doute cette expérience à la longue période passée dans le service hospitalier de son père, éminent neurochirurgien, et aux interminables journées vécues au chevet des malades, petits et grands, dans un centre de cancérologie.
Micheline Bood -
Le ménage ; la fée, la sorcière et l'homme nouveau
Christine Castelain-meunier
- Stock
- Essais - Documents
- 28 Août 2013
- 9782234074675
Qui fait le ménage à la maison ? La réponse a de quoi surprendre.
Vu au pire comme une corvée ennuyeuse, au mieux comme un bon indicateur des inégalités entre hommes et femmes, le ménage devient pourtant un formidable révélateur du changement des moeurs.
Les témoignages, nombreux et variés, vivants et parfois très surprenants démontrent que cette tâche domestique si ordinaire cache autant de plaisirs que de routines ou d'ennui, d'innovations que de traditions héritées.
Derrière le chiffon, on découvre une culture plus égalitaire, une démocratie de l'intimité et on apprend que le balai de la sorcière est avant tout écolo, et que la fée du logis peut être détrônée par l'homme nouveau ou parfois par l'enfant.