Mots du libraire

  • Apeirogon

    Colum Mccann

    • Belfond
    • 27 Août 2020

    Rentrée littéraire 2020Apeirogon, n.m. : figure géométrique au nombre infini de côtés.
    Rami Elhanan est israélien, fils d'un rescapé de la Shoah, ancien soldat de la guerre du Kippour ; Bassam Aramin est palestinien, et n'a connu que la dépossession, la prison et les humiliations.
    Tous deux ont perdu une fille. Abir avait dix ans, Smadar, treize ans.
    Passés le choc, la douleur, les souvenirs, le deuil, il y a l'envie de sauver des vies.
    Eux qui étaient nés pour se haïr décident de raconter leur histoire et de se battre pour la paix.
    Afin de restituer cette tragédie immense, de rendre hommage à l'histoire vraie de cette amitié, Colum McCann nous offre une oeuvre totale à la forme inédite ; une exploration tout à la fois historique, politique, philosophique, religieuse, musicale, cinématographique et géographique d'un conflit infini. Porté par la grâce d'une écriture, flirtant avec la poésie et la non-fiction, un roman protéiforme qui nous engage à comprendre, à échanger et, peut-être, à entrevoir un nouvel avenir.

    Le Divan numérique aime et vous conseille

    Prix Montluc résistance et liberté 2021

    En créant un texte résolument moderne aux multiples facettes l'auteur arrive à rendre compte de la complexité de la situation Israelo-Palestinienne.

    Morcellement du territoire, multiple des rancoeurs et des douleurs.

    Il donne l'évidence d'une unité par son livre et l'espoir de la paix.

    Un véritable tour de force !

  • Devenir quelqu'un

    Willy Vlautin

    A vingt et un ans, Horace Hopper ne connaît du monde et de la vie que le ranch du Nevada où il travaille pour les Reese, un couple âgé devenu une famille de substitution pour lui. Abandonné très tôt par ses parents, il se sent écartelé entre ses origines indiennes et blanches.Secrètement passionné de boxe, Horace se rêve en champion, sous le nom d'Hector Hidalgo, puisque tout le monde le prend pour un Mexicain... Du jour au lendemain, il largue les amarres et prend la direction du sud, vers sa terre promise. Saura-t-il faire face à la solitude du ring et au cynisme de ceux qu'il croisera en chemin ? Peut-on à ce point croire en sa bonne étoile, au risque de tout perdre ?
    À travers le portrait bouleversant d'un jeune idéaliste décidé, envers et contre tous, à trouver sa place dans le vaste monde, Willy Vlautin signe un roman pudique qui touche le lecteur en plein coeur.
    « Un magnifique western et un grand roman sur la boxe, mais par dessus tout un immense roman américain sur l'empathie, l'identité et l'espoir. Étourdissant et poignant. »                                                                                                                                                                       William Boyle

    Le Divan aime et vous conseille

    En racontant l'histoire d'Horace, Willy Vlautin raconte les blessures de l'humanité. Magnifique ! Un roman tout en force et en pudeur.

  • "Tu as coupé à un nombre conséquent d'enterrements, petite veinarde. Tu as échappé à tous ces coups qui un par un nous assomment et nous laissent comme des boxeurs groggy dans l'attente du gong final, tu as échappé aux plaintes et aux gémissements, partie avec sagesse et un brin de désinvolture dans la pleine force de tes vingt ans, nous laissant aux tracas des deuils, des héritages, de l'absence, des tristes lendemains."
    "En publiant Une amie de la famille, récit centré sur la mort de ma soeur Annie et le silence qui dès lors a enseveli ma famille, je n'imaginais pas que ce livre allait provoquer tant de réactions, révéler tant de coïncidences, amener tant de retrouvailles, de surprises, de découvertes. Tous ces signes attestaient de la puissance de l'écriture, de ce qu'elle rend possible, de ce qu'elle délivre ou dénoue. Alors j'ai décidé de dire à Annie ce que les vivants m'ont raconté d'elle, de lui montrer à quel point elle est restée présente. Je lui confie ma vie faite de rencontres, de livres écrits ou lus. Je mêle mes traits aux siens et à ceux des amis disparus. "La vie des morts", disait notre père, persuadé que sa femme et sa fille continuaient de lui parler. Ce n'était pas un songe de vieillard, c'était la simple vérité."
    J.-M. L.

    Le Divan aime et vous conseille

    La vie des morts est un livre d'une immense élégance, qui illustre à merveille comment la littérature nous rapproche, nous, les vivants, de nos morts. Une lecture forte, apaisante, une consolation.

  • Pendant une grande partie de sa vie ma mère a vécu dans la pauvreté et la nécessité, à l'écart de tout, écrasée et parfois même humiliée par la violence masculine. Son existence semblait délimitée pour toujours par cette double domination, la domination de classe et celle liée à sa condition de femme. Pourtant, un jour, à quarante-cinq ans, elle s'est révoltée contre cette vie, elle a fui et petit à petit elle a constitué sa liberté. Ce livre est l'histoire de cette métamorphose.

    É. L.

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    Consacré à la mère, cette femme qu'il a appris tardivement à connaître et comprendre, ce récit d'Édouard Louis évoque sa liberté reconquise et interroge, grâce à la littérature, les mécanismes à l’œuvre au sein des familles. Un livre bouleversant, très juste.

  • « Ce sont des mots que l'on a entendus derrière une porte et qui nous invitent dans l'intimité des autres. C'est la tête que l'on tourne vers un éclat de rire dans la rue. Le hoquet de tristesse d'une fille apprenant une mauvaise nouvelle au téléphone. C'est la phrase glissée dans une conversation, une phrase qui ne paie pas de mine, prononcée comme on dit ça comme ça et dont, pourtant, on se souviendra toute sa vie. C'est le bruit que font les autres sur le fil des secondes. »

    Ces autres qui nous entourent, David Thomas excelle à les dépeindre. Son art de la brièveté, son écriture vive et précise font naître des personnages inoubliables. Avec leurs qualités, leurs failles, leurs contradictions, leur noirceur parfois, leur drôlerie aussi.

    Seul entouré de chiens qui mordent offre une singulière façon de regarder le monde. Avec une pointe d'ironie. Et toujours beaucoup de tendresse.

    Le Divan aime et vous conseille

    Recueil de nouvelles comme autant de croquis littéraires. Des instants, parfois des vies entières en quelques lignes ou quelques pages. Drôle et féroce, nécessairement tendre. Un grand plaisir de lecture.

  • Kérozène

    Adeline Dieudonné

    Une station-service le long de l'autoroute, une nuit d'été. Sous la lumière crue des néons, dans les odeurs d'essence et d'asphalte, quelques tables en plastique jaune délavé.
    23h12. Ils sont quinze à se croiser, si on compte le cheval et le cadavre planqué à l'arrière d'un gros Hummer noir. Une minute encore, et tout bascule...
    Adeline Dieudonné se joue des codes avec une irrésistible audace. Kerozene est drôle comme une comédie, tendu comme un thriller, mordant comme le réel.

    Le Divan aime et vous conseille

    La vie réserve à chaque personnage de ce roman son lot d'absurdité, d'ironie, de cruauté... et quand tous se croisent dans une station service, le mélange peut devenir explosif...

  • Soixante-neuf tiroirs

    Goran Petrovic

    • Zulma
    • 4 Mars 2021

    Certains livres traversent les décennies de façon surprenante. C'est l'un d'eux, à la reliure de maroquin rouge, qui tombe entre les mains d'Adam. À première vue, ni intrigue, ni personnages. Adam s'étonne, mais emporté par la magie de son univers, il ne réussit bientôt plus à s'en détacher. Car voilà qu'apparaissent, au détour des paragraphes, une jeune fille au chapeau cloche, une vieille dame excentrique en tenue de voyage, une cuisinière hors pair et un jardinier trop curieux... Autant de rencontres insolites qui prennent pour Adam la forme de rendez-vous en lui révélant d'étranges similitudes avec la réalité. Le roman culte de tous les amoureux de la lecture, une ode magistrale au pouvoir de la littérature.

    Le Divan aime et vous conseille

    Un beau livre sur la magie de la lecture. Belgrade sera l'écrin des amoureux de littérature, abolissant le temps et l'espace, provoquant des rencontres qui changent nos vies. Un grand coup de cœur !

  • Blythe Connor n'a qu'une seule idée en tête : ne pas reproduire ce qu'elle a vécu. Lorsque sa fille, Violet, naît, elle sait qu'elle lui donnera tout l'amour qu'elle mérite. Tout l'amour dont sa propre mère l'a privée. Mais les nouveau-nés ne se révèlent pas forcément être le fantasme qu'on s'est imaginé. Violet est un bébé agité, qui ne sourit jamais. Très vite, Blythe se demande ce qui ne va pas. Ce qu'elle fait mal. Si le problème, c'est sa fille. Ou elle.
    Puisque Violet se comporte différemment avec son père, ce dernier met les doutes de sa femme sur le compte de l'épuisement. Sûrement parce qu'il ne peut imaginer ce qu'elle a vécu enfant. Peut-être parce que personne ne peut l'imaginer.
    Dans ce premier roman aussi addictif que troublant, Ashley Audrain sonde les affres de la maternité et les hérédités blessées.
    Traduit de l'anglais (Canada) par Julia Kerninon.
    « Parfaitement construit. Un page turner magistral. »  The Guardian
    « Ashley Audrain perce le mystère de l'inné et de l'acquis d'une main de maître. »  The New York Times
    «  Percutant, glaçant, vertigineux, digne de Lionel Shriver.  »  Livres Hebdo
    « Ce thriller est le roman d'une lutte contre l'hérédité ainsi que la critique féroce de ce qu'on attend d'une mère, parfaite, forcément parfaite. »  Olivia de Lamberterie,  ELLE
    « Dérangeante cette histoire aux troublants accents de vérité ? Assurément. Mais le roman, aus si déroutant que passionnant, est de ceux que l'on n'oublie pas ... »  Le Dauphiné Libéré
    « Pour son premier roman Ashley Audrain signe un thriller haletant, parfois dérangeant parce qu'il joue avec les peurs élémentaires de toutes les mamans et interroge sur la maternité et le poids de l'hérédité. »  Gala
     

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    Et si le sentiment maternel n'était pas un phénomène si naturel ? Un roman 100% addictif, original, touchant, certes dérangeant mais nécessaire.

  • Quand le désastre de la pandémie éclata, les Journaux de confinement fleurirent comme autant de bruyères à la Toussaint. Car comment la littérature, qui aime tant se mesurer à l'histoire, pouvait-elle rester silencieuse devant cette tragédie  ? Mieux encore  : la littérature n'était-elle pas, en définitive, la seule à pouvoir rendre compte d'un événement d'une telle ampleur dans toute sa complexité et toute sa puissance de sidération ?
    Quand la marche du monde se fait tumultueuse, la France, comme par réflexe, en appelle à ses écrivains. Grands si possible.
    Mais qu'est-ce qu'un «  Grand écrivain  »  ? Comment se construit, entre écriture et politique, cette figure légendaire  ? Et quel insatiable sinon coupable désir se propose-t-elle d'assouvir  ?
    Convoquant Michel Houellebecq, Virginie Despentes, Sylvain Tesson, Emmanuel Carrère ainsi que Sartre, Zola ou Hugo notamment, ce livre tâche de décrypter ce mythe bien français, et les fatales névroses qu'il engendre.
     
    Johan Faerber est docteur en littérature, critique et éditeur. Il est notamment l'auteur d'Après la littérature  (PUF, 2018). Il est l'un des co-fondateurs du magazine culturel  Diacritik.

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    Y a-t-il déjà eu, y a-t-il vraiment en ce moment, et y aura-t-il un jour des Grands Écrivains français ? Johan Faerber déconstruit toutes les facettes de ce mythe aux relents nationalistes pour ouvrir une réflexion poétique et politique sur une littérature française contemporaine qu'on pourrait qualifier de grande, parce que libérée et sociale.

  • Disgrâce

    John Maxwell Coetzee

    Âgé de 52 ans et deux fois divorcé, David Lurie enseigne la poésie romantique et la communication à l'université du Cap. Encore jeune de corps et de cœur, ce Don Juan du campus se laisse aller à un dernier élan de désir, d'amour peut-être. Mais la petite étudiante se moque bien de Wordworth et de Byron et l'aventure tourne mal. Convaincu de harcèlement sexuel, David Lurie démissionne.
    Réfugié auprès de sa fille Lucy, dans une ferme isolée, il tente de retrouver un sens au seul lien qui compte encore à ses yeux. Mais les temps ont changé. La fracture sociale est arrivée jusqu'au cœur de ce pays et la violence n'épargne pas les campagnes. L'idylle pastorale tourne au cauchemar.
    Aussi sombre que magnifique, l'élégie cynique de J. M. Coetzee jette une lumière glacée et crépusculaire sur la nation arc-en-ciel et consigne l'avènement d'un nouvel âge de fer
    L'oeuvre de J. M. Coetzee a été récompensée par le prix Nobel de littérature en 2003.

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    Excellent roman pour roman pour découvrir l'histoire de l'Afrique du Sud post-apartheid, et qui aborde des thématiques toujours d'actualité : le racisme, le viol mais surtout toute la violence et le trauma engendré par la ségrégation. Complexe, lucide et tellement fort !

  • Avec Nous, Evgeni Zamiatine jette dès 1920 les bases d'un genre littéraire nouveau, la «science-fiction». Son roman est considéré comme la matrice de 1984 de George Orwell et du Meilleur des mondes d'Aldous Huxley. En voici une nouvelle traduction d'Hélène Henry, qui rend pleinement justice au grand écrivain que fut Zamiatine.

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    Une des premières dystopies publiée en 1920, Zamiatine prend le genre à contre-pied, et par l'humour et la satire nous dévoile les limites d'un système de contrôle. Un classique incontournable.

  • Dos au mur

    Nicolas Rey

    « On va arrêter d'éviter le sujet principal de ce livre. On va mettre les mains dans le cambouis une fois pour toutes. Le crime commence par une bonne nouvelle. Les éditions de la Férinière me proposent la rédaction d'un recueil de nouvelles. Le seul problème, c'est que je suis un écrivain qui n'arrive plus à écrire. Plus une seule ligne. Rien. Le vide intersidéral. » Plagiaire, menteur, infidèle, Nicolas Rey, dos au mur, avoue tout.

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    Nicolas Rey se met totalement à nu. Dans Dos au mur, il livre des aveux émouvants avec une franchise qui décoiffe. Un roman sans filtre, pur jus !

  • Celle qui raconte cette histoire, c'est sa fille, Constance. Le père, c'est Jacques, jeune professeur d'italien passionné, qui aime l'opéra, la littérature et les antiquaires. Ce qu'il trouve en fuyant Nice en 1968 pour se mêler à l'effervescence parisienne, c'est la force d'être enfin lui-même, de se laisser aller à son désir pour les hommes. Il est parmi les premiers à mourir du sida au début des années 1990, elle est l'une des premières enfants à vivre en partie avec un couple d'hommes.

    Over the Rainbow est le roman d'un amour lointain mais toujours fiévreux, l'amour d'une fille grandie qui saisit de quel bois elle est faite : du bois de la liberté, celui d'être soi contre vents et marées.

    Le Divan aime et vous conseille

    Dans ce roman intime autobiographique, Constance Joly revient sur la première vague d'épidémie de Sida dans un Paris effervescent en quête de liberté. Texte sensible sur un sujet longtemps tabou, il nous emporte par la beauté de ses mots et de cet amour filial.

  • A la folie

    Joy Sorman

    « Ce jour-là j'ai compris ce qui me troublait. Peut-être moins le spectacle de la douleur, de la déraison, du dénuement, que cette lutte qui ne s'éteint jamais, au bout d'un an comme de vingt, en dépit des traitements qui érodent la volonté et du sens de la défaite, ça ne meurt jamais, c'est la vie qui insiste, dont on ne vient jamais à bout malgré la chambre d'isolement et les injections à haute dose. Tous refusent, contestent, récusent, aucune folie ne les éloigne définitivement de cet élan-là. »

    Durant toute une année, Joy Sorman s'est rendue au pavillon 4B d'un hôpital psychiatrique et y a recueilli les paroles de ceux que l'on dit fous et de leurs soignants. De ces hommes et de ces femmes aux existences abîmées, l'auteure a fait un livre dont Franck, Maria, Catherine, Youcef, Barnabé et Robert sont les inoubliables personnages. À la folie est le roman de leur vie enfermée.

    Le Divan aime et vous conseille

    Avec ce roman documentaire, Joy Sorman s'attaque à un nouveau sujet caché de notre société : la vie des patients et des soignants des hôpitaux psychiatriques. Un témoignage effarant et captivant qui prouve une fois de plus que cette auteure n'a pas fini de nous surprendre !

  • Le doigt

    Dalie Farah

    • Grasset
    • 3 Février 2021

    16 janvier 2018, 7h28 : il fait encore nuit devant le lycée, en périphérie d'une ville auvergnate. Emmitouflée dans sa doudoune, la prof se repasse le plan de son cours de philo et traverse la rue en dehors des passages piétons. Un klaxon la surprend, elle ne se retourne pas, fait un doigt d'honneur. La voiture se gare, un homme en sort précipitamment, hurle, la défie : « Recommence ! » Face à lui, nouveau doigt d'honneur. Il la gifle.
    Ce n'est pas la première fois qu'elle rencontre la violence.
    Battue dans son enfance, devenue adulte elle a été rouée de coups par un de ses élèves et plus tard insultée par un autre. Pourquoi ? Quel lien existe-t-il entre son corps et la brutalité ? A qui était destiné ce doigt ? Ce roman est une enquête sur deux minutes qui brisent sa vie. Parmi les profs, l'événement perturbe. Qui est coupable de la gifle ? Pourquoi a-t-elle pris le risque de ce second doigt d'honneur ?
    En alternant dialogue en salle des profs et récits des faits, l'écriture tendue de ce Hors les murs de l'éducation nationale, interroge la question de l'origine de la violence. Celle qu'on subit, celle qu'on exerce, celle qu'on désire, celle qui arrive inévitablement, quand on est femme, quand on est arabe, quand on est prof.
    Entre burlesque et lucidité profonde, Le doigt retrace à un rythme haletant les événements qui permettent de comprendre cette « victime en récidive », au travers de la comédie sociale des supérieurs, des médecins et de la justice qui sans cesse minimisent la violence.

    Le Divan aime et vous conseille

    Dans ce roman drôle et décalé, Dalie Farah interroge son rapport à la violence, à l'autorité et aux institutions. Si l'on rit de bon cœur, l'émotion n'est jamais loin. Un roman énergique et lucide, une réussite.

  • Mon nom est Sunny Nwazue et je perturbe les gens. Je suis Nigériane de sang, Américaine de naissance et albinos de peau. Être albinos fait du soleil mon ennemi. C'est pour ça que je n'ai jamais pu jouer au foot, alors que je suis douée. Je ne pouvais le faire que la nuit. Bien sûr, tout ça, c'était avant cette fameuse après-midi avec Chichi et Orlu, quand tout a changé. Maintenant que je regarde en arrière, je vois bien qu'il y avait eu des signes avant-coureurs. Rien n'aurait pourtant pu me préparer à ma véritable nature de Léopard. Être un Léopard, c'est posséder d'immenses pouvoirs. Si j'avais su en les acceptant qu'il me faudrait sauver le monde, j'y aurais peut-être réfléchi à deux fois. Mais, ce que j'ignorais alors, c'est que je ne pouvais pas empêcher mon destin de s'accomplir.

    Le Divan Perché numérique vous conseille

    Décidément, rien ne va plus dans la vie de Sunny. Après avoir été témoin de la fin du monde, la jeune fille a maintenant bien l'impression que ses amis Orlu et Chichi lui cachent quelque chose d'important sur elle-même... Une histoire de sorcière pas comme les autres, portée par l'une des voix les plus originales de l'imaginaire contemporain ! À partir de 13 ans.

  • Une fantasy unique et époustouflante autour de l'univers africainRésumé : Il fut un temps où la terre d'Orïsha était baignée de magie. Mais une nuit, tout a basculé, le roi l'a faite disparaître et a asservi le peuple des majis. Zélie Adebola n'était alors qu'une enfant. Aujourd'hui, elle a le moyen de ramener la magie et rendre la liberté à son peuple ; même si face à elle se dresse le prince héritier du trône, prêt à tout pour la traquer.
    Dans une Afrique imaginaire où rôdent les léopardaires blancs et où les esprits ont soif de vengeance, Zélie s'élance dans une quête périlleuse...
    Dès 14 ans.

    Le Divan Perché numérique vous conseille

    Dans cette Afrique imaginaire, les Majis, peuple de magiciens, ont autrefois régné en maître avant d’être renversés par un simple homme et son armée. Zélie, héritière de cette magie ancestrale va devenir l’espoir de tout un peuple le jour où elle découvre un étrange manuscrit porteur de magie. Une quête d’identité dans un récit épique ultra efficace ! Dès 12 ans.

  • « Je sais que je dois marcher vers le nord. Je finirai par arriver près des monts Matabélé. Après cela, je trouverai la rivière Togoué, qui arrive à mon village. Je le sais parce que ma mère me l'a appris.
    Elle connaît son royaume et je dois le connaître aussi. »
    La princesse Tchinza est prisonnière. Pour s'échapper, elle accompagne des explorateurs vers Zimbaboué. Un long voyage qui la fera grandir.

    Le Divan Perché numérique vous conseille

    Cela fait un an maintenant que la princesse Tchinza a été enlevée. Loin de sa famille, de ses amis et de son peuple, elle ne pense qu’à une chose : s’enfuir coûte que coûte. Alors, quand des explorateurs blancs traversent la région en direction du Zimbabwe, l’occasion est trop belle. Un récit fort avec une héroïne flamboyante et déterminée, une véritable quête initiatique. Dès 11 ans.

  • Printemps 1964, à Naples, en Italie. Lucia, dix ans, vit au sein d'une troupe de cirque avec son père, Roberto, et affectionne particulièrement son lion, Cyrus. Mais après un terrible incendie qui a tout ravagé, elle décide de surmonter sa tristesse et d'échafauder un plan... Des lions, il y en a en Afrique du sud ! Jamais à court d'idée, elle fugue et embarque à bord d'un cargo, avant d'être rejointe in-extremis par son père.
    À leur arrivée à Durban, ils découvrent un pays en proie aux inégalités. Happés par une manifestation malgré eux, Roberto qui tente de défendre Nelson, un jeune garçon noir battu par un policier sans scrupules, se fait arrêter... Lulu et Nelson que tout tend à séparer se retrouvent unis autour d'un même combat : la quête de la liberté.

    Le Divan Perché numérique vous conseille

    Lulu a toujours vécu dans un cirque, entourée des lions de son père. Alors, quand les lions disparaissent, Lulu n’a plus qu’une seule idée en tête : aller en Afrique pour en récupérer de nouveaux. Débute alors pour elle une aventure palpitante : direction l’Afrique du Sud ! … en plein apartheid ! Une magnifique bande dessinée riche et passionnante à dévorer dès 10/11 ans.

  • Un livre d'une brûlante actualité sur le choix des dirigeants européens, depuis le début des années 1980 jusqu'à aujourd'hui, de sacrifier l'emploi... et les effets dévastateurs de ce choix.
    C'est une enquête fouillée, documentée, riche des témoignages d'anciens ministres, de conseillers de présidents de la République, d'anciens directeurs du Trésor ou du FMI, de banquiers, d'économistes, de juristes, de sociologues et de philosophes...

    Benoît Collombat, journaliste à France Inter, a enquêté sur ce qui a fait basculer les choses : comment et pourquoi les hommes politiques ont ' remis les clés ' de l'organisation du monde à l'économie et à la finance. Ce basculement repose sur la victoire idéologique, à un moment donné, d'une pensée : le néolibéralisme, pour qui le rôle de l'État est avant tout de servir le marché.
    Quelles personnalités sont à l'origine de ces grands choix économiques ? Quel rôle a joué la construction européenne ? Aujourd'hui, l'épidémie du coronavirus montre bien l'urgence de s'interroger sur ces choix politiques et économiques.

    Le Divan aime et vous conseille

    Tout au long de la Ve République, le taux de chômage n'a cessé d'augmenter. Nous écoutons les promesses de nos politiciens qui semblent impuissants face à ce problème. Mais comment en sommes-nous arrivés là ? Entre erreurs de stratégies économiques et décisions politiques, contestables, découvrez l'envers d'un décor déjà crasseux.

  • Au XIVe siècle, dans un Japon féodal mythique, Takeo est sauvé d'une mort certaine par sire Shigeru, chef du clan des Otori, qui décide d'en faire son héritier. Le jeune homme, qui doit s'adapter à sa nouvelle existence, se trouve plongé au coeur de luttes sanglantes entre les seigneurs de la guerre. Mais d'où viennent ses dons prodigieux ? Devra-t-il choisir entre sa dévotion à sire Shigeru et son désir de vengeance ?

    Le Divan aime et vous conseille

    Un bon roman et de splendides dessins ne peuvent qu'aboutir à une BD de qualité. Un univers prenant idéal pour s'évader.

  • Le roman de Jim

    Pierric Bailly

    Oh, je n'avais pas la grande forme quand j'ai retrouvé Florence, une ancienne collègue de travail, un soir de concert.
    J'avais vingt-cinq ans, elle en avait quarante. Elle était enceinte de six mois, et elle était célibataire.
    Quand Jim est né, j'étais là. Et puis je suis resté. On a passé de belles années ensemble, et j'ai bien cru devenir son père.

    Le Divan aime et vous conseille

    Tellement émouvant ! Impossible de ne pas se laisser embarquer par cette belle et cruelle histoire, celle d'un amour paternel intense, authentique, et terriblement contrarié. Absolument, et simplement, bouleversant.

  • Jacob

    Simon Berger

    Jacob, c'est un garçon voyageur, un jeune vannier, un Bohémien ; un Yéniche. Mais la famille de Jacob ne voyage plus ; ses parents préfèrent rester en Auvergne, dans la roulotte, avec les enfants et les paniers qu'ils vendent. Un jour, Jacob se fait photographier.
    Jacob est beau et la photo garde la mémoire de cette grâce qui lui fut accordée. De cette grâce injuste qui devrait lui offrir une vie préservée de la violence de sa tribu. D'ailleurs un homme cultivé entreprend de l'en arracher, et de le polir, comme un diamant trop brut.
    Jacob, c'est un jeune garçon qui fut beau et qu'un bourgeois voulut tirer de sa gangue.
    Jacob, c'est toi.

    S. B.

    Le Divan aime et vous conseille

    Il a suffi d'une photo trouvée dans des archives pour que Simon Berger imagine Jacob. Il fait de ce jeune manouche auvergnat à la beauté incandescente une figure quasi-biblique, rayonnante. Un roman fascinant, d'une grande maîtrise stylistique.

  • Dans chaque récit qui nourrit ce roman choral, s'entrechoquent, avec humour et dérision, des petites destinées et des grandes déconvenues : lignes de vies qui s'entrecroisent d'un chapitre à l'autre, engendrent des rencontres improbables, des occurrences impromptues et des destins incertains, suscitent des envies de sexe et de meurtre. Et attirent des convoitises d'argent rapide.. Des mensonges anodins et des grandioses impostures. Des accès de cupidité et des personnalités doubles. Des vies ratées et des espérances déçues. Pendant qu'autour d'eux se vide le canal Saint-Martin pour son nettoyage décennal. Il découvre les débris, les rebuts et les objets obsolètes enfouis dans la fange et la boue. Et met au grand jour tout ce qu'on aurait tant souhaité dissimuler...

    Gilles Verdet est né à Paris dans le quartier Ménilmontant en 1952. Il a fait des Études classiques chez les Bons Pères Oratoriens, c'est dire s'il revient de loin. Il a travaillé tôt et toute son existence, de disquaire à photographe en passant par marchand de bière (et non de cercueils) et dialoguiste pour la télévision. Il écrit surtout, pas loin du périphérique, "ce cerceau noir de la poésie urbaine". Il est enfin romancier, notamment d'un excellent Série Noire, Une Arrière Saison en Enfer.

    Le Divan aime et vous conseille

    Si l'habit ne fait pas le moine, chez Gilles Verdet le patronyme semble conditionner bien des destins... Roman à tiroirs fantaisiste et gouailleur, Nom de noms vous réserve son lot de surprises... et un grand plaisir de lecture !

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