Mots du libraire

  • Lorsque Sarah rencontre Théo, c'est un choc amoureux. Elle, l'écorchée vive, la punkette qui ne s'autorisait ni le romantisme ni la légèreté, se plaisant à prédire que la Faucheuse la rappellerait avant ses 40 ans, va se laisser convaincre de son droit au bonheur par ce fou de Capra et de Fellini.
    Dans le tintamarre joyeux de leur jeunesse, de leurs amis et de leurs passions naît Simon. Puis, Sarah tombe enceinte d'une petite fille. Mais très vite, comme si leur bonheur avait provoqué la colère de l'univers, à l'euphorie de cette grossesse se substituent la peur et l'incertitude tandis que les médecins détectent à Sarah un cancer qui progresse à une vitesse alarmante. Chaque minute compte pour la sauver.
    Le couple se lance alors à corps perdu dans un long combat, refusant de sombrer dans le désespoir.
    Un récit d'une légèreté et d'une grâce bouleversantes, entre rire et larmes, dont on ressort empreint de gratitude devant la puissance redoutable du bonheur.

    Le Divan aime et vous conseille

    Grand coup de cœur pour ce texte si émouvant e si lumineux ! Lorsque l’amour porte l'écriture, il la transcende et l'illumine !

  • "On mériterait
    des applaudissements
    et les cris d'une foule en délire,
    tant on fait ça bien,
    l'amour."
    Elle se retire seule, loin du monde, dans une maison comme une tanière. Chaque jour, elle
    choisit un vinyle, écrit et prend des photos. Elle laisse venir les sentiments et les souvenirs,
    elle fait parler les plafonds et les murs. Et cette maison tanière devient la nôtre.

    Le Divan aime et vous conseille

    Cette maison-tanière est un recueil de moments volés à la course de nos vies. Les mots s'enroulent autour des sensations et sont autant de rappels d'un bel été. c'est beau !

  • Sans dieu ni maître
    En 1720, au nord de la Bretagne, Côme de Plancoët mène une vie paisible dans sa seigneurie. Célibataire et sans héritier, il partage son temps entre l'équitation et l'érudition. Si sa personnalité intrigue, sa bienveillance a tôt fait de réduire au silence toutes les mauvaises langues. Ou presque... Car, dans l'ombre, un ennemi puissant lui voue une haine tenace et resserre autour de lui un étau redoutable. L'existence de Côme va voler en éclats et le conduire sur la route d'un druide sans âge aux pouvoirs étonnants et d'une cavalière au caractère bien trempé.
    Le Sans Maître est une chevauchée magique en terres bretonnes, rythmée par les aventures d'un homme vent debout contre l'obscurantisme et la vengeance.

    Le Divan aime et vous conseille

    Toujours autant de verve et d'humour dans ce nouvel opus. Pour ceux qui ont lu Le Sans-Dieu, vous y trouverez le même plaisir de lecture. Pour les autres, allez-y, ce n'est pas une suite !

  • Kihrin D'Mon est recherché dans tout l'Empire.

    Depuis qu'il a détruit la Pierre des Entraves et ouvert la porte aux démons, Kihrin est sur la brèche. Il croise alors le chemin de Janel Theranon, une mystérieuse Jorate qui affirme le connaître.
    S'il choisit de la suivre, il devra affronter toutes sortes de dangers : une rébellion secrète, un dragon capable de dévaster une cité en une nuit... et l'ennemi mortel de Kihrin, le magicien Relos Var. Car celui-ci possède l'un des artefacts les plus puissants du monde : la Pierre Angulaire qu'on appelle le Nom de Toutes les Choses. Si Janel dit vrai, rien ni personne n'empêchera Relos Var de mettre la main sur ce qu'il recherche.Et ce qu'il recherche... est Kihrin D'Mon.
    « On ne peut qu'être impressionné par l'ambition de cette oeuvre. Un récit haut en couleur où se croisent voleurs, magiciens, rois et assassins, et où l'on prend plaisir à se plonger. » - The New York Times
    « Jenn Lyons entraîne ses lecteurs dans un voyage qui se déplie comme un magnifique origami. »The Wall Street Journal« Une histoire trépidante et pleine de surprises, entre trahisons, ambitions et intrigues de haut niveau. Jenn Lyons joue de tout cela avec virtuosité pour faire naître une véritable magie des mots. Les fans de Fantasy épique, ceux qui cherchent un livre qu'ils auront le plus grand mal à reposer, seront servis. » - Kirkus Reviews
    « Avec une envergure narrative et une atmosphère rappelant Patrick Rothfuss, et des scènes d'action soigneusement chorégraphiées à la Brandon Sanderson, Jenn Lyons s'élance vers les hautes sphères de la Fantasy épique. » - Booklist
    « Une intrigue sophistiquée. Après avoir découvert son univers et ses personnages inoubliables, on a bien du mal à attendre la suite de cette histoire. » - Publishers Weekly

    Le Divan aime et vous conseille

    Un univers bien construit, une intrigue mêlant émerveillement et poésie, non sans évoquer ce nom du vent de Rothfuss. Malgré quelques longueurs, l'ensemble reste très satisfaisant !

  • C'est en 1770 que Georg Kempf, l'ancêtre du narrateur, décide de quitter le sud de l'Allemagne pour la Transylvanie où la terre est grasse et fertile. Comme d'autres miséreux, il a été convaincu par un messager de l'impératrice Marie-Thérèse d'aller peupler ce territoire délaissé de l'Empire austro-hongrois. Un siècle et demi passe, et la famille Kempf jouit d'une situation confortable dans cette région de Croatie nommée Slavonie, lorsque Hitler appelle les Volksdeutsche, les Allemands de «l'extérieur», à rejoindre la Waffen-SS. Georg Kempf, dernier du nom, vit le sort dramatique d'un de ces «volontaires-forcés». Au moment où l'armée allemande essuie ses dernières défaites a? l'Est, il s'enfuit dans la forêt polonaise. Au bout d'un périple douloureux, où il assiste aux sanglants affrontements des armées et à l'extermination des Juifs, il rejoint les maquisards soviéto-polonais. Georg parvient à passer entre les mailles du filet et à rejoindre sa terre natale dans une Yougoslavie en pleine révolution, sans pour autant oublier le chemin parcouru qui pèsera sur sa vie, sur celle de la camarade Vera et de l'enfant né de leur union, le narrateur. Et sur cette région des Balkans, talon d'Achille de l'Europe.

    Le Divan aime et vous conseille

    Une fresque formidable, des destins individuels et la grande histoire. Un grand roman qui nous emporte !

  • Huit nouvelles sur l'imposture qui mettent en scène des New Yorkais pathétiques ou malins. Une manière en huit variations de découvrir l'étonnante palette comique de cet humoriste qui fit la jonction entre Twain et les comiques du New Yorker, doué d'un sens du récit qui en fait un modèle pour une ribambelle d'écrivains américains. Son univers amusant l'a malheureusement coupé d'une partie d'un lectorat, surtout en France, qui n'a vu en lui qu'un humoriste là où il y avait bien du Tchékhov (en moins slave).

    C'est un des plus célèbre prisonnier de la littérature.. O.Henry (1862-1910), de son vrai nom William Sydney Porter, a effectivement fait trois ans de prison au motif qu'il aurait détourné de l'argent lorsqu'il travaillait dans une banque. Il avait commencé dès 1884 à écrire des chroniques humoristiques. Libéré, il se consacre à plein temps à la rédaction de nouvelles (400..) qui lui vaudront la gloire, posthume notamment. New Yorkais, il a fait de sa ville le décor de ses hilarantes histoires.

    Le Divan aime et vous conseille

    Retrouvez le plaisir des soirées au théâtre avec ces histoires édifiantes qui mettent en scène la comédie humaine sans cesse renouvelée dans les affaires du quotiduen. Un conteur hilarant, aux dénouements toujours inattendus.

  • Dans la vraie vie, Thierry Radière est professeur d'anglais, comme Mallarmé avant lui. Ce métier offrirait-il une porte dérobée vers la poésie de ce monde ? Il faut le croire, tant Entre midi et minuit est habité par un ailleurs, si proche et si loin, qu'il s'agit d'attraper avant qu'il ne se sauve. Le recueil compte trois parties : « Poèmes totémiques », « Je n'aurais pas pu voir » et « J'avais déjà dit un jour ». Les aubes n'y sont pas navrantes. Souvent levé de bon matin, Thierry Radière s'assied à sa table de travail, le laboratoire de ses rêves, cette vigie de fortune.
    Secrétaire de lui-même, il note choses vues, images entraperçues, épiphanies fugaces, merveilleux nuages. Fuir, làbas fuir ? Pour voyager, inutile de faire ses valises : quand il se met à écrire, de minuscules îles se mettent à flotter un peu partout autour de lui.
    L'un des poèmes est dédié à Fernando Pessoa, et certaines pages pourraient être tombées du Livre de l'intranquillité. Ici, une femme ouvre une armoire et retrouve sa robe de mariée. Les souvenirs lui montent à la tête. A-t-elle menée la vie qu'elle avait imaginée l'espace d'une soirée, grisée par le champagne ? Chez Thierry Radière, on sourit souvent jaune. Des pères se pendent, d'autres partent, certains essaient d'assurer leur rôle. Entre la nostalgie du soleil et la neige du présent, la mélancolie sert de fil rouge.
    Dans ces textes intimistes, on parle à voix basse, et coulent les jours. Les lecteurs d'Apollinaire et Jean-Claude Pirotte auront plaisir à découvrir un poète qui aide à s'émerveiller et à rêver, le temps de continuer à mourir en douceur.

    Le Divan aime et vous conseille

    Entre nostalgie des plaisirs passés, magie des instants présents et bonheurs simples du quotidien. La poésie comme une recherche perpétuelle, une quête jamais terminée. Les poèmes de Thierry Radière en sont les empreintes, les émouvantes traces.

  • « Il est un point, dans nos vies, peut-être le plus inquiétant: quand une situation, un sentiment, un amour, soudain vient à s'inverser. Sait-on comment cela s'est effectivement passé?? Or, à partir de ce point «obscur», ensuite, tout a basculé... En tirant ce fil, on est porté à s'interroger?: n'est-ce pas là ce que notre langue, s'exprimant dans les termes de l'«être» (c'est-à-dire de «parties», de «début», de «cause», etc.), échoue à expliquer?? Mais peut-on sortir de sa langue dans sa langue, de la langue de l'Être dans laquelle, depuis les Grecs, notre pensée s'est articulée?? Peut-on ouvrir sa langue en s'aidant d'une autre langue telle que, exemplairement, pour moi le chinois?? Que serait une langue, en effet, qui pense, en termes, non de début, mais d'«amorce», de «linéaments» et d'«infléchissements»?? Non de cause et d'explication, mais de «propension» et d'implication?? Non de parties constitutives, mais de ramifications et de réseau structurant, etc.?? Et d'abord si, au lieu de diviser méthodiquement, on apprenait à «cliver» en épousant la configuration des choses?? Si, au lieu de tout sacrifier à la détermination et à sa clarté, on faisait une place légitime à l'évasif?? On pourrait en concevoir une nouvelle épistémologie que réclame aujourd'hui, je crois, le renouvellement des savoirs. Et d'abord, en délaissant la langue de l'Être, décrire plus intimement ces veinures selon lesquelles nos vies vont basculant dans un sens ou dans l'autre, d'où ensuite tout a découlé... Sans même qu'on l'ait remarqué. » F. J.  

    Le Divan aime et vous conseille

    Constamment, notre vie bascule de ce qu'elle s'est clivée en secret. Nul n'est plus doué que François Jullien pour te,ter d'élucider l'énigme de ce qu'est vivre. Un essai sublime, subtil, éblouissant, essentiel.


  • Suisse, fin du XIXe siècle. À Saint-Imier, on vivote entre misère et exploitation, entre les étables et une industrie horlogère encore balbutiante. La visite de Bakounine, plein de l'ardeur de la Commune de Paris, éveille l'idée qu'une autre vie est possible. Dix jeunes femmes font le pari insensé de bâtir, à l'autre bout du monde, une communauté où régnerait « l'anarchie à l'état pur ». Valentine, dernière survivante des « dix petites anarchistes », nous fait le récit de cette utopie en acte qui les conduit de Suisse en Patagonie jusqu'à Buenos Aires, en passant par l'île de Robinson Crusoé.
    L'extraordinaire épopée de femmes soudées par un amour farouche de la liberté, qui ont choisi de se réjouir de l'imprévu sans perdre la force de s'insurger.

    Le Divan aime et vous conseille

    Inspirées par le souffle libertaire de la Commune de Paris, dix jeunes suissesses quittent tout pour tenter de vivre sans dieu, sans père, sans mari, ni patron. Une fiction historique féministe forte, ode à la liberté et au courage.

  • Au nord du monde

    Marcel Théroux

    • Zulma
    • 1 Avril 2021

    Roman d'aventures ou dystopie, voici LE western du Grand Nord. Un roman déjà culte.
    Steppes et taïga en lieu et place des plaines du Far West. Une ville fantôme balayée par les vents, dernier vestige de la vie de ces pionniers de Sibérie avant qu'un cataclysme emporte tout. Ou presque.
    Le temps s'est arrêté pour Makepeace. En cavalier solitaire, sans âme qui vive sur qui veiller, elle débarrasse les armes et sauve les livres des décombres. Jusqu'à ce que Ping émerge de la taïga, trahissant une peur sans nom dans une langue inconnue, et qu'un avion les survole, en direction du nord. L'espoir chevillé au corps, Makepeace prend la route. Car on n'est jamais vraiment sûr d'être le dernier.

    Le Divan aime et vous conseille

    Des villes de la taïga sibérienne, dernier espoir de la civilisation, il ne reste plus rien. Makepeace, en quête d'espoir et de sens, sera notre guide. Un style impeccable pour une lecture captivante.

  • Dans la chaleur exaltante de l'été 1977, la jeune Calista quitte sa Grèce natale pour découvrir le monde. Sac au dos, elle traverse les États-Unis et se retrouve à Los Angeles, où elle fait une rencontre qui bouleversera sa vie : par le plus grand des hasards, la voici à la table du célèbre cinéaste hollywoodien Billy Wilder, dont elle ne connaît absolument rien. Quelques mois plus tard, sur une île grecque transformée en plateau de cinéma, elle retrouve le réalisateur et devient son interprète le temps d'un fol été, sur le tournage de son avant-dernier film, Fedora. Tandis que la jeune femme s'enivre de cette nouvelle aventure dans les coulisses du septième art, Billy Wilder vit ce tournage comme son chant du cygne. Conscient que sa gloire commence à se faner, rejeté par les studios américains et réalisant un film auquel peu de personnes croient vraiment, il entraîne Calista sur la piste de son passé, au coeur de ses souvenirs familiaux les plus sombres.
    Roman de formation touchant et portrait intime d'une des figures les plus emblématiques du cinéma, Billy Wilder et moi reconstitue avec une fascinante précision l'atmosphère d'une époque.

    Jonathan Coe raconte avec tendresse, humour et nostalgie les dernières années de carrière d'une icône, et nous offre une histoire irrésistible sur le temps qui passe, la célébrité, la famille et le poids du passé.

    Le Divan aime et vous conseille

    Magnifique hommage au cinéaste Billy Wilder, dans ce roman où s'épanouissent le talent et l'humour de Jonathan Coe !

  • Oiseaux de tempête

    Einar Kárason

    • Grasset
    • 7 Avril 2021

    Nous sommes en février 1959. La chalutier Mafur vient de terminer sa campagne de pêche au large de Terre-Neuve-et-Labrador. Les cales sont chargées de sébaste et les trente-deux marins présents à bord pensent déjà à rentrer au port, à Reykjavik, lorsque la météo change drastiquement. La température chute, les vents se déchaînent. Toutefois, le plus grand danger ne vient pas de la houle et des vagues qui déferlent impitoyablement sur le bateau, mais de la glace qui s'accumule sur le pont. Bientôt tout est pris sous une épaisse couche de glace, le bastingage, les flancs, la passerelle, et cette gangue devenant de plus en plus lourde, le chalutier risque d'être entraîné vers le fond. Les membres de l'équipage se relaient alors sans arrêt pour essayer de dégager le pont. Plus personne ne dort, on s'accorde tout juste quelques pauses pour reprendre des forces et se réchauffer. Tous le savent  : une course contre la montre est engagée, une bataille de vie ou de mort.
     
    Le roman haletant d'Einar Karason nous plonge littéralement dans les eaux gelées de la mer du Labrador. L'hyper-réalisme du récit nous fait ressentir la lutte contre les vagues au-delà de l'épuisement, et l'on partage la fureur de vivre de ces hommes menacés par les forces déchaînées de la nature comme si l'on se trouvait à bord...  Un tour de force, un livre d'aventure et un grand roman maritime à la fois.
    Traduit de l'islandais par Éric Boury

    Le Divan aime et vous conseille

    "Être marin en Islande c'est être soldat en temps de guerre". Février 1959 : embarquez avec le chalutier Mafur sur les bancs de Terre-Neuve. Un enfer blanc se déchaîne, une des plus terribles tempêtes de mémoire d'homme. Une expérience viscérale.

  • Un chien à Londres en 1903, un singe à Riverside en 1985, une vache et son veau à Charleville-Mézières en 2014 sont les protagonistes de cette fresque en trois panneaux qui évoque les rapports entre animaux et humains à l'ère industrielle, ou plus précisément l'assujettissement d'êtres vivants doués de sensibilité à d'autres êtres vivants doués de sensibilité mais également dotés d'une froide rationalité.

    Le Divan aime et vous conseille

    1903, 1985, 2014... Joseph Andras revient sur trois événements au cours desquels la domination, cruelle et aveugle, des hommes sur le monde animal, s'est tristement illustrée. Voilà de la littérature militante, lyrique et percutante.

  • Apeirogon

    Colum Mccann

    • Belfond
    • 27 Août 2020

    Rentrée littéraire 2020Apeirogon, n.m. : figure géométrique au nombre infini de côtés.
    Rami Elhanan est israélien, fils d'un rescapé de la Shoah, ancien soldat de la guerre du Kippour ; Bassam Aramin est palestinien, et n'a connu que la dépossession, la prison et les humiliations.
    Tous deux ont perdu une fille. Abir avait dix ans, Smadar, treize ans.
    Passés le choc, la douleur, les souvenirs, le deuil, il y a l'envie de sauver des vies.
    Eux qui étaient nés pour se haïr décident de raconter leur histoire et de se battre pour la paix.
    Afin de restituer cette tragédie immense, de rendre hommage à l'histoire vraie de cette amitié, Colum McCann nous offre une oeuvre totale à la forme inédite ; une exploration tout à la fois historique, politique, philosophique, religieuse, musicale, cinématographique et géographique d'un conflit infini. Porté par la grâce d'une écriture, flirtant avec la poésie et la non-fiction, un roman protéiforme qui nous engage à comprendre, à échanger et, peut-être, à entrevoir un nouvel avenir.

    Le Divan numérique aime et vous conseille

    Prix Montluc résistance et liberté 2021 En créant un texte résolument moderne aux multiples facettes l'auteur arrive à rendre compte de la complexité de la situation Israelo-Palestinienne. Morcellement du territoire, multiple des rancoeurs et des douleurs. Il donne l'évidence d'une unité par son livre et l'espoir de la paix. Un véritable tour de force !

  • Devenir quelqu'un

    Willy Vlautin

    A vingt et un ans, Horace Hopper ne connaît du monde et de la vie que le ranch du Nevada où il travaille pour les Reese, un couple âgé devenu une famille de substitution pour lui. Abandonné très tôt par ses parents, il se sent écartelé entre ses origines indiennes et blanches.Secrètement passionné de boxe, Horace se rêve en champion, sous le nom d'Hector Hidalgo, puisque tout le monde le prend pour un Mexicain... Du jour au lendemain, il largue les amarres et prend la direction du sud, vers sa terre promise. Saura-t-il faire face à la solitude du ring et au cynisme de ceux qu'il croisera en chemin ? Peut-on à ce point croire en sa bonne étoile, au risque de tout perdre ?
    À travers le portrait bouleversant d'un jeune idéaliste décidé, envers et contre tous, à trouver sa place dans le vaste monde, Willy Vlautin signe un roman pudique qui touche le lecteur en plein coeur.
    « Un magnifique western et un grand roman sur la boxe, mais par dessus tout un immense roman américain sur l'empathie, l'identité et l'espoir. Étourdissant et poignant. »                                                                                                                                                                       William Boyle

    Le Divan aime et vous conseille

    En racontant l'histoire d'Horace, Willy Vlautin raconte les blessures de l'humanité. Magnifique ! Un roman tout en force et en pudeur.

  • "Tu as coupé à un nombre conséquent d'enterrements, petite veinarde. Tu as échappé à tous ces coups qui un par un nous assomment et nous laissent comme des boxeurs groggy dans l'attente du gong final, tu as échappé aux plaintes et aux gémissements, partie avec sagesse et un brin de désinvolture dans la pleine force de tes vingt ans, nous laissant aux tracas des deuils, des héritages, de l'absence, des tristes lendemains."
    "En publiant Une amie de la famille, récit centré sur la mort de ma soeur Annie et le silence qui dès lors a enseveli ma famille, je n'imaginais pas que ce livre allait provoquer tant de réactions, révéler tant de coïncidences, amener tant de retrouvailles, de surprises, de découvertes. Tous ces signes attestaient de la puissance de l'écriture, de ce qu'elle rend possible, de ce qu'elle délivre ou dénoue. Alors j'ai décidé de dire à Annie ce que les vivants m'ont raconté d'elle, de lui montrer à quel point elle est restée présente. Je lui confie ma vie faite de rencontres, de livres écrits ou lus. Je mêle mes traits aux siens et à ceux des amis disparus. "La vie des morts", disait notre père, persuadé que sa femme et sa fille continuaient de lui parler. Ce n'était pas un songe de vieillard, c'était la simple vérité."
    J.-M. L.

    Le Divan aime et vous conseille

    La vie des morts est un livre d'une immense élégance, qui illustre à merveille comment la littérature nous rapproche, nous, les vivants, de nos morts. Une lecture forte, apaisante, une consolation.

  • Pendant une grande partie de sa vie ma mère a vécu dans la pauvreté et la nécessité, à l'écart de tout, écrasée et parfois même humiliée par la violence masculine. Son existence semblait délimitée pour toujours par cette double domination, la domination de classe et celle liée à sa condition de femme. Pourtant, un jour, à quarante-cinq ans, elle s'est révoltée contre cette vie, elle a fui et petit à petit elle a constitué sa liberté. Ce livre est l'histoire de cette métamorphose.

    É. L.

    Le Divan aime et vous conseille

    Consacré à la mère, cette femme qu'il a appris tardivement à connaître et comprendre, ce récit d'Édouard Louis évoque sa liberté reconquise et interroge, grâce à la littérature, les mécanismes à l’œuvre au sein des familles. Un livre bouleversant, très juste.

  • « Ce sont des mots que l'on a entendus derrière une porte et qui nous invitent dans l'intimité des autres. C'est la tête que l'on tourne vers un éclat de rire dans la rue. Le hoquet de tristesse d'une fille apprenant une mauvaise nouvelle au téléphone. C'est la phrase glissée dans une conversation, une phrase qui ne paie pas de mine, prononcée comme on dit ça comme ça et dont, pourtant, on se souviendra toute sa vie. C'est le bruit que font les autres sur le fil des secondes. »

    Ces autres qui nous entourent, David Thomas excelle à les dépeindre. Son art de la brièveté, son écriture vive et précise font naître des personnages inoubliables. Avec leurs qualités, leurs failles, leurs contradictions, leur noirceur parfois, leur drôlerie aussi.

    Seul entouré de chiens qui mordent offre une singulière façon de regarder le monde. Avec une pointe d'ironie. Et toujours beaucoup de tendresse.

    Le Divan aime et vous conseille

    Recueil de nouvelles comme autant de croquis littéraires. Des instants, parfois des vies entières en quelques lignes ou quelques pages. Drôle et féroce, nécessairement tendre. Un grand plaisir de lecture.

  • Kérozène

    Adeline Dieudonné

    Une station-service le long de l'autoroute, une nuit d'été. Sous la lumière crue des néons, dans les odeurs d'essence et d'asphalte, quelques tables en plastique jaune délavé.
    23h12. Ils sont quinze à se croiser, si on compte le cheval et le cadavre planqué à l'arrière d'un gros Hummer noir. Une minute encore, et tout bascule...
    Adeline Dieudonné se joue des codes avec une irrésistible audace. Kerozene est drôle comme une comédie, tendu comme un thriller, mordant comme le réel.

    Le Divan aime et vous conseille

    La vie réserve à chaque personnage de ce roman son lot d'absurdité, d'ironie, de cruauté... et quand tous se croisent dans une station service, le mélange peut devenir explosif...

  • Soixante-neuf tiroirs

    Goran Petrovic

    • Zulma
    • 4 Mars 2021

    Certains livres traversent les décennies de façon surprenante. C'est l'un d'eux, à la reliure de maroquin rouge, qui tombe entre les mains d'Adam. À première vue, ni intrigue, ni personnages. Adam s'étonne, mais emporté par la magie de son univers, il ne réussit bientôt plus à s'en détacher. Car voilà qu'apparaissent, au détour des paragraphes, une jeune fille au chapeau cloche, une vieille dame excentrique en tenue de voyage, une cuisinière hors pair et un jardinier trop curieux... Autant de rencontres insolites qui prennent pour Adam la forme de rendez-vous en lui révélant d'étranges similitudes avec la réalité. Le roman culte de tous les amoureux de la lecture, une ode magistrale au pouvoir de la littérature.

    Le Divan aime et vous conseille

    Un beau livre sur la magie de la lecture. Belgrade sera l'écrin des amoureux de littérature, abolissant le temps et l'espace, provoquant des rencontres qui changent nos vies. Un grand coup de cœur !

  • Blythe Connor n'a qu'une seule idée en tête : ne pas reproduire ce qu'elle a vécu. Lorsque sa fille, Violet, naît, elle sait qu'elle lui donnera tout l'amour qu'elle mérite. Tout l'amour dont sa propre mère l'a privée. Mais les nouveau-nés ne se révèlent pas forcément être le fantasme qu'on s'est imaginé. Violet est un bébé agité, qui ne sourit jamais. Très vite, Blythe se demande ce qui ne va pas. Ce qu'elle fait mal. Si le problème, c'est sa fille. Ou elle.
    Puisque Violet se comporte différemment avec son père, ce dernier met les doutes de sa femme sur le compte de l'épuisement. Sûrement parce qu'il ne peut imaginer ce qu'elle a vécu enfant. Peut-être parce que personne ne peut l'imaginer.
    Dans ce premier roman aussi addictif que troublant, Ashley Audrain sonde les affres de la maternité et les hérédités blessées.
    Traduit de l'anglais (Canada) par Julia Kerninon.
    « Parfaitement construit. Un page turner magistral. »  The Guardian
    « Ashley Audrain perce le mystère de l'inné et de l'acquis d'une main de maître. »  The New York Times
    «  Percutant, glaçant, vertigineux, digne de Lionel Shriver.  »  Livres Hebdo
    « Ce thriller est le roman d'une lutte contre l'hérédité ainsi que la critique féroce de ce qu'on attend d'une mère, parfaite, forcément parfaite. »  Olivia de Lamberterie,  ELLE
    « Dérangeante cette histoire aux troublants accents de vérité ? Assurément. Mais le roman, aus si déroutant que passionnant, est de ceux que l'on n'oublie pas ... »  Le Dauphiné Libéré
    « Pour son premier roman Ashley Audrain signe un thriller haletant, parfois dérangeant parce qu'il joue avec les peurs élémentaires de toutes les mamans et interroge sur la maternité et le poids de l'hérédité. »  Gala
    « Autant qu'un thriller redoutablement efficace - qui laisse les lecteurs en suspension, happés par la voix bouleversante d'une femme aux abois -, le récit interroge l'évidence supposée du lien maternel. Sur les traces d'Il  faut qu'on parle de Kevin, de Lionel Shriver (Belfond, 2006), il parvient à faire glisser l'héroïne et les lecteurs de la normalité conjugale à un enfer insidieux où faire bonne figure devient illusoire. »  Le Monde

    Le Divan aime et vous conseille

    Et si le sentiment maternel n'était pas un phénomène si naturel ? Un roman 100% addictif, original, touchant, certes dérangeant mais nécessaire.

  • Quand le désastre de la pandémie éclata, les Journaux de confinement fleurirent comme autant de bruyères à la Toussaint. Car comment la littérature, qui aime tant se mesurer à l'histoire, pouvait-elle rester silencieuse devant cette tragédie  ? Mieux encore  : la littérature n'était-elle pas, en définitive, la seule à pouvoir rendre compte d'un événement d'une telle ampleur dans toute sa complexité et toute sa puissance de sidération ?
    Quand la marche du monde se fait tumultueuse, la France, comme par réflexe, en appelle à ses écrivains. Grands si possible.
    Mais qu'est-ce qu'un «  Grand écrivain  »  ? Comment se construit, entre écriture et politique, cette figure légendaire  ? Et quel insatiable sinon coupable désir se propose-t-elle d'assouvir  ?
    Convoquant Michel Houellebecq, Virginie Despentes, Sylvain Tesson, Emmanuel Carrère ainsi que Sartre, Zola ou Hugo notamment, ce livre tâche de décrypter ce mythe bien français, et les fatales névroses qu'il engendre.
     
    Johan Faerber est docteur en littérature, critique et éditeur. Il est notamment l'auteur d'Après la littérature  (PUF, 2018). Il est l'un des co-fondateurs du magazine culturel  Diacritik.

    Le Divan aime et vous conseille

    Y a-t-il déjà eu, y a-t-il vraiment en ce moment, et y aura-t-il un jour des Grands Écrivains français ? Johan Faerber déconstruit toutes les facettes de ce mythe aux relents nationalistes pour ouvrir une réflexion poétique et politique sur une littérature française contemporaine qu'on pourrait qualifier de grande, parce que libérée et sociale.

  • Disgrâce

    John Maxwell Coetzee

    Âgé de 52 ans et deux fois divorcé, David Lurie enseigne la poésie romantique et la communication à l'université du Cap. Encore jeune de corps et de cœur, ce Don Juan du campus se laisse aller à un dernier élan de désir, d'amour peut-être. Mais la petite étudiante se moque bien de Wordworth et de Byron et l'aventure tourne mal. Convaincu de harcèlement sexuel, David Lurie démissionne.
    Réfugié auprès de sa fille Lucy, dans une ferme isolée, il tente de retrouver un sens au seul lien qui compte encore à ses yeux. Mais les temps ont changé. La fracture sociale est arrivée jusqu'au cœur de ce pays et la violence n'épargne pas les campagnes. L'idylle pastorale tourne au cauchemar.
    Aussi sombre que magnifique, l'élégie cynique de J. M. Coetzee jette une lumière glacée et crépusculaire sur la nation arc-en-ciel et consigne l'avènement d'un nouvel âge de fer
    L'oeuvre de J. M. Coetzee a été récompensée par le prix Nobel de littérature en 2003.

    Le Divan aime et vous conseille

    Excellent roman pour roman pour découvrir l'histoire de l'Afrique du Sud post-apartheid, et qui aborde des thématiques toujours d'actualité : le racisme, le viol mais surtout toute la violence et le trauma engendré par la ségrégation. Complexe, lucide et tellement fort !

  • Avec Nous, Evgeni Zamiatine jette dès 1920 les bases d'un genre littéraire nouveau, la «science-fiction». Son roman est considéré comme la matrice de 1984 de George Orwell et du Meilleur des mondes d'Aldous Huxley. En voici une nouvelle traduction d'Hélène Henry, qui rend pleinement justice au grand écrivain que fut Zamiatine.

    Le Divan aime et vous conseille

    Une des premières dystopies publiée en 1920, Zamiatine prend le genre à contre-pied, et par l'humour et la satire nous dévoile les limites d'un système de contrôle. Un classique incontournable.

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